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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 02:39
HLM à volonté pour les élus socialistes !

Tandis que 150.000 demandeurs de logements sociaux s’accumulent sur les listes d’attente rien qu’à Paris intra-muros, où ils végéteront en moyenne sept ans avant d’obtenir satisfaction, une enquête exclusive du Point révèle que des élus du XIIIe arrondissement se voient refiler des HLM en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire.

Pas moins de neuf collaborateurs du maire PS Jérôme Coumet bénéficient ainsi de ce privilège : ses ex-chefs de cabinet Sébastien Roy et Sophie Chollet-Lefebvre, l’ancien chargé de mission habitat Benjamin Cros, ainsi que Sophie Zeghlache, chargée de mission aux affaires sociales, Laure Rochette, collaboratrice à la jeunesse et aux sports, Dominique Painvain, responsable de la communication numérique, Sevan Bagla, en charge des affaires scolaires, Sarah Damagnez et Sylvestre Piriot.

Mais rien d’illégal, s’empressent-ils de préciser. « Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir bénéficié d’un passe-droit. Ce n’est pas illégal. Je respecte les critères d’attribution », plaide Sylvestre Piriot. Une affirmation contredite par Yves Contassot, élu EELV du XIIIe, qui s’est ému de l’« opacité » ambiante et a fini par se retirer de la commission d’attribution. Un membre de l’opposition va même plus loin : « C’est simple, ils gardent tous les logements pour eux ! »

Décrocher un logement social est un parcours du combattant. L’emplacement géographique, le nombre de pièces et les dossiers prioritaires sont déterminés en fonction de critères précis. On serait donc curieux de connaître l’avis d’imposition de ces élus, la surface de leur appartement et le caractère d’urgence qui légitime une telle rapidité dans le traitement de leur requête.

L’un d’eux a réussi l’exploit de se faire reloger dans trois HLM différents en l’espace de dix ans. Une performance qui laissera rêveur les nombreux locataires de HLM qui bataillent depuis des années pour être relogés parce qu’ils sont victimes de nuisances de voisinage ou parce que leur foyer s’est agrandi. Là aussi, il leur faudra patienter sept à dix ans. Et encore, la plupart des demandes seront rejetées ou enterrées dans les méandres administratifs.

Parallèlement, dans certains immeubles sociaux, on assiste à un phénomène de remplacement progressif de population, y compris dans les arrondissements de droite. Il est de plus en plus fréquent que des locataires de longue date soient priés de décaniller, parce qu’ils dépassent un peu le plafond de revenus autorisé ou parce que leur logement est considéré sous-occupé quand ils n’ont plus d’enfants à charge.

Les appartements libérés sont généralement réattribués à des familles allogènes, notamment des mères célibataires, dont le loyer sera en grande partie réglé par les caisses d’allocation. Une fois de plus, ce sont les Français de souche des classes populaires ou moyennes qui se retrouvent pénalisés. Mais il est vrai que cette catégorie-là n’existe pas aux yeux de la justice et des politiques…

Anne Hidalgo – et Bertrand Delanoë avant elle – se targue de vouloir mettre fin à des pratiques de favoritisme que la gauche était la première à dénoncer sous l’ère Tiberi. Dans les faits, les procédés restent identiques. Seul le profil des pistonnés a changé. Et les amis bien placés continuent de se gaver des largesses du système. Le maire de Paris entend instaurer un barème sous forme de points pour rendre les attributions plus équitables. Dont acte.

vu sur : http://www.bvoltaire.fr/eloisegloria/hlm-volonte-pour-les-elus-socialistes,167466

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société