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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 00:44
Les policiers aiment leur métier mais font massivement part de leur «malaise»

Les policiers aiment leur métier et le disent, dans un enquête officielle inédite et de grande ampleur. Mais ils font aussi massivement part de leur malaise, un phénomène souvent pointé par syndicats et sociologues.

Les policiers aiment leur métier et le disent, dans un enquête officielle inédite et de grande ampleur. Mais ils font aussi massivement part de leur malaise, un phénomène souvent pointé par syndicats et sociologues.

«On peut ressentir un malaise et être malgré tout heureux dans son travail.» Tel est le constat, apparemment contradictoire, fait par une responsable du ministère de l'Intérieur qui vient de dresser un «portrait robot» du policier.

«Pour la première fois», selon elle, un questionnaire a été adressé par la Direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN) en 2014 auprès des 142.000 agents afin de connaître l'état des troupes. Quelque 45.000 ont répondu à 66 questions sur les conditions de travail et le moral dans les commissariats.

Un échantillon «représentatif» de 3.500 fonctionnaires, du gardien de la paix au commissaire, a été défini. Il donne lieu au premier «baromètre social» de cette profession souvent décriée où le malaise est une antienne des syndicats de police et de plusieurs sociologues.

L'enquête le confirme: 94% des fonctionnaires répondent qu'il existe bel et bien. Pas mieux pour le «climat social» qui parait «mauvais» ou «très mauvais» à 82% des fonctionnaires ayant répondu à l'enquête.

Ces résultats, dit la DRCPN, sont «à nuancer»: si «l'environnement est difficile», plus de 67% des policiers disent être «satisfaits» de leur métier et 74% sont persuadés de son «utilité dans la société».

- Stress et fatigue -

Ils ont aussi très majoritairement confiance en eux (98%), voire dans leur hiérarchie (65%), jugent leurs relations de travail favorables s'agissant par exemple de l'initiative (85%), leur autonomie (85%) ou des tâches qui leur sont confiées (67%). Même si celles dites indues (comme la surveillance d'édifices ou de domiciles de personnalités) ou dresser des procès verbaux ne font pas l'unanimité, à en croire les commentaires des sondés.

Ceux-ci sont beaucoup plus réservés sur leurs conditions matérielles, les possibilités d'avancement et l'organisation du travail.

Autre constat très amer, 64% jugent «sur les douze derniers mois» avant le questionnaire, effectué de mai à juin 2014, que les relations police/population «se sont dégradées», confirmant le fossé grandissant depuis plusieurs années. C'était avant les attentats parisiens du 11 janvier, observe la DRCPN, jugeant que les réponses auraient «peut-être été différentes» après, à la faveur d'une embellie, au moins passagère, de la cote de la police.

62,7% avouent encore que leur «motivation diminue». Ils disent ressentir du stress, de la fatigue et de «l'irritabilité»: entre 6,1 et 7,1, sur une échelle de 10, dans le corps des gardiens de la paix qui constitue le gros des troupes.

Globalement, relève la DRCPN, les moins de 25 ans et les plus de 55 ans sont ceux qui se plaignent le moins. Les réponses ne varient guère entre hommes et femmes alors que ces dernières sont encore peu nombreuses dans la profession.

On apprend aussi que le mal-être est plus vivace en sécurité publique ou chez les CRS que dans la police judiciaire.

Le questionnaire ne va pas manquer de soulever une avalanche de réactions des puissants syndicats de police auxquels il a été présenté officiellement lundi: s'il confirme le malaise dénoncé par leurs responsables, ceux-ci apprendront que 78% des policiers font «rarement ou jamais» appel à eux. Pourtant, le taux de syndicalisation est de 70% dans la police, un record.

vu sur : http://m.20minutes.fr/france/1575322-policiers-aiment-metier-font-massivement-part-malaise

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société