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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 01:54
Chômage, syndicats, idéologie antiraciste : le plaidoyer de Goldnadel

Commentant les mauvais résultats encore enregistrés sur le front du chômage, en dépit de la reprise économique en Europe, les économistes de tous bords ont constaté avec accablement une «exception française».

Peu cependant ont voulu questionner les causes profondes de ce cheminement solitaire. C’est que notre pays est tristement exceptionnel.

Il n’y a qu’en France où des syndicats marxistes ou trotskistes, dénués de toute représentativité véritable, continuent dans la résignation générale à faire passer leur idéologie ringarde et souvent violente de la lutte des classes avant l’intérêt de l’entreprise.

Peu, dans cette habituation craintive et révérencieuse, osent reconnaître que cette conception idéologique a puissamment contribué à détruire des pans entiers de l’industrie française. À commencer par ses ports, ses docks et ses chantiers navals. Il n’y a qu’en France que les grèves dans les services publics sont considérées par leurs victimes domestiquées comme une calamité encore plus naturelle qu’un glissement de terrain. Dans les autres pays avancés, la séquestration d’une personne humaine correspond à un grave délit proche de la prise d’otage. Dans le nôtre il correspond à un mode de lutte sociale, tolérable à dose homéopathique.

Au micro de la radio nationale, M. Martinez qui aura succédé à M. Lepaon à la tête de la CGT dans des conditions vite oubliées, a défendu sans complexe les nervis électriciens de son syndicat qui avaient saboté l’allocution du premier ministre, lors d’une de ses visites en région. Ce qui n’a pas empêché M. Macron, chantre à ce qu’il paraît de la modernité, de rendre un hommage appuyé au nouveau leader cégétiste… que celui-ci a refusé avec dédain.

C’est cette même révérence obséquieuse, devenue instinctive avec le temps, qui a empêché la presse nationale de révéler au public – à l’exception de l’auteur de ces lignes dans ces mêmes colonnes – la condamnation du syndicat CGT aux côtés de la société l’Humanité et d’une sénatrice du PCF, à une peine sévère pour d’importants détournements de fonds au détriment du comité d’entreprise d’EDF.

On comparera ce silence sicilien, comme celui qui pèse sur la gabegie et les privilèges des syndicalistes, à la fanfare médiatique qui accompagne les fautes commises ou seulement reprochées à un personnel politique moins radical.

Il n’y a qu’en France où le procès du communisme et de ses crimes aura été si peu poussé jusqu’à son terme. Il n’y a qu’ici où ceux qui, précisément, ont tenté de le mener – comme les auteurs du Livre Noir – ont été diabolisés, vilipendés, ostracisés.

Raison pourquoi, aujourd’hui encore, le Parti Socialiste, plutôt que d’en rougir de honte, peut militer sans vergogne pour une union de la gauche avec le PCF et l’extrême gauche judéophobe et islamophile. Tout en se payant le luxe de donner des leçons de prophylaxie antiraciste à une droite parlementaire française qui n’a même pas la culture historique de l’horreur communiste pour lui répliquer.

Il n’y a qu’en France où un Syndicat de Magistrats extrémistes, convaincu de l’inutilité de la prison – sauf pour ses adversaires – peut se permettre à la fois d’injurier ses opposants politiques et des parents de victimes d’assassins tout en co-gérant intellectuellement et politiquement le ministère de la justice.

Il n’y a qu’en France où, à l’inverse, le racisme anti blanc ne peut désormais plus être condamné sous le prétexte que la race blanche ne serait pas scientifiquement établie…. (17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Jugement du 19 mars 2015).

Il n’y a qu’en France où le monde artistique plastronne impunément sur le principe d’une « exception française» qui consiste avant tout à imposer un régime ruineux d’intermittence au profit de bénéficiaires transformés en privilégiés permanents. Et peu importe si un tel statut coûte 1 milliard d’euros à un État en faillite. Peu importe non plus que l’on n’ait pas remarqué en contrepartie une exception française au regard de la qualité de la créativité cinématographique, théâtrale ou télévisuelle.

Il n’y a qu’en France où nul ne s’insurge vraiment contre le fait, mollement contesté par les intéressés, que le service public de l’audiovisuel soit aux mains d’une caste idéologiquement conformiste, aux privilèges dispendieux, platoniquement dénoncés par la Cour des Comptes. Caste qui, jour après jour, impose aux contributeurs d’une redevance obligatoire, sa conception archétypique du monde.

Il n’y a qu’en France où il n’existe pas un organe de contrôle digne de ce nom qui se ferait obligation de faire respecter le pluralisme ou un principe de neutralité qui rime dans l’esprit de ceux chargés de l’appliquer, avec hilarité. La présente autorité chargée de contrôler l’audiovisuel français réservant uniquement son énergie à la traque du politiquement incorrect, généralement de manière sélective. C’est principalement en raison de cette mainmise quarantenaire, aussi permanente qu’insidieuse, que les esprits s’étaient habitués à vivre sans réfléchir et encore moins réagir au sein de ces exceptions françaises.

À regarder le verdict des urnes, il semblerait cependant que les Français ordinaires, sous les coups de boutoir d’une réalité encore plus cruelle que l’idéologie, commencent à se lasser d’être si exceptionnels.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

vu sur : http://www.dreuz.info/2015/03/chomage-syndicats-ideologie-antiraciste-le-plaidoyer-de-goldnadel/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société