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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 23:11
Députés : moins de coca, plus de déficits

Les députés se sont emparés d’un sujet ô combien prioritaire dans un pays exempt de tout réel problème : les boissons sucrées en libre-service. Bra-vo !

L’État n’aime pas la concurrence. Il est donc interdit de voler, puisqu’il est le seul à pratiquer légalement le racket ; d’imprimer de la fausse monnaie, puisqu’il est le seul à créer de l’argent à partir de rien ; et il sera désormais interdit de proposer aux citoyens trop gourmands du soda en libre-service. Les prestations fallacieusement gratuites mais nocives, c’est aussi son privilège exclusif.

Les députés se sont ainsi emparés d’un sujet ô combien prioritaire dans un pays exempt de tout réel problème : les boissons sucrées en libre-service.

« C’est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale qui tend à faire de la ‘gratuité’ du surplus d’une offre alimentaire payante un argument pour attirer le consommateur et l’inciter à certaines consommations excessives et néfastes pour la santé », plaident-ils encore.

Le rôle de la loi n’est pas de garantir les droits des citoyens, mais bien de protéger le consommateur de toute consommation excessive et néfaste pour la santé. Qu’on se le tienne pour dit.

« Le programme national nutrition santé a fixé comme objectif de réduire au moins de 25 % la proportion d’enfants consommant plus d’un demi-verre de boissons sucrées par jour et promeut le repère de consommation « eau à volonté, l’eau est la seule boisson indispensable », notent ces élus centristes. »

Eau à volonté, l’eau est la seule boisson indispensable ? Ainsi soit-il ! Qu’attendons-nous alors pour en faire la seule boisson proposée à la cantine de l’Assemblée, dont la cave recèle quelque 15.500 bouteilles et serait « la plus belle cave de la république » ? Ou pour remplacer les 15.000 bouteilles de la cave de l’Élysée par diverses eaux minérales plates et pétillantes, qui permettraient à n’en pas douter de réduire un budget estimé à 150.000 euros par an et de dégager quelques économies ?

Sans aller jusqu’à cet affront à leur digne et modeste train de vie, les députés pourraient aller un peu plus loin. Pourquoi ne pas interdire les cacahuètes au bar, les 10% gratuits des paquets de céréales et les jouets dans les œufs en chocolat ? Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et interdire, purement et simplement, toutes les boissons qui ne sont pas de l’eau ?

On connait la justesse et l’efficacité des recommandations étatiques en matière de nutrition ; qu’ils aillent jusqu’au bout !

L’idée de nos chers députés prêterait à sourire s’ils ne prenaient pas sérieusement (un premier avril, tout de même) le temps d’en débattre et de la voter, et que cette idée ne prenait pas ensuite force de loi. Le tout, bien entendu, avec notre argent. S’il est d’ailleurs aujourd’hui une consommation présentée comme gratuite, mais structurellement excessive et néfaste, c’est bien l’argent public.

Les députés, dans le souci d’exemplarité qu’on leur connaît, auraient tort de limiter la mesure aux fontaines à soda ; fermons également le robinet d’argent public, le sprinkler à subventions, le tuyau à subsides, le goutte-à-goutte social et la citerne-providence. Si le gratuit est problématique quand il fait partie d’une offre commerciale indirectement payée par le consommateur, il l’est encore plus quand il fait partie d’un programme politique directement payé par le contribuable, incitant les électeurs peu regardants à tendre leur gobelet vide vers une intarissable fontaine où des euros sortent tout frais des poches du contribuable, des imprimeries de la BCE ou des marchés de capitaux.

Mais cela, bien entendu, les députés s’y intéressent peu. Ils y pensent parfois, en sirotant un grand cru dans leurs salons privés de l’Assemblée accompagné d’un délicieux cigare. Mais ils se souviennent alors que le bon goût est plus important que la bonne gestion, et votent l’interdiction des fontaines à soda plutôt que l’interdiction des déficits, l’augmentation du prix des cigarettes plutôt que la réduction des dépenses.

Vous reprendrez bien, vous aussi, une petite lichette liberticide ?

vu sur : http://www.contrepoints.org/2015/04/07/203644-deputes-moins-de-coca-plus-de-deficits?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints2+%28Contrepoints%29

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique