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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 03:01
«Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? La nouvelle christianophobie» par Alexandre del Valle
«Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? La nouvelle christianophobie» par Alexandre del Valle

En janvier 2015, l’association Portes ouvertes a publié son rapport annuel sur la persécution des chrétiens dans le monde. « Basé sur des faits réels, l’Index Mondial de Persécution donne une analyse objective de la situation vécue par des millions de chrétiens aujourd’hui. Les chrétiens constituent le groupe religieux le plus persécuté dans le monde. L’Index mesure l’évolution, l’étendue et l’intensité de la persécution des chrétiens dans le monde ».

Pour la première fois, trois pays – Corée du Nord, Somalie et Irak – sont en zone de persécution absolue – la persécution augmente encore et le pire ne semble ne jamais atteindre son paroxysme -, quatre continents – Afrique, Asie, Amérique, Europe – sont concernés (la persécution contre les chrétiens s’intensifie encore et s’étend, même dans des pays à majorité chrétienne), l’extrémisme islamique « constitue le « principal mécanisme de persécution – c’est le cas dans 40 des 50 pays de l’index, que ce soit une persécution violente ou d’oppression.

Sur les 10 pays où les chrétiens subissent le plus de violences, 8 connaissent une radicalisation islamique : Nigeria, Irak, Syrie, Centrafrique, Soudan, Pakistan, Egypte et Kenya (les deux autres pays sont le Myanmar et le Mexique) -, de plus en plus de chrétiens sont chassés de chez eux – de nombreux chrétiens ont dû fuir la persécution, créant un flot sans précédent de réfugiés et de déplacés internes vivant dans une extrême précarité.

En Syrie, 40% de la population chrétienne a quitté le pays. Sur les 1,8 million de chrétiens que comptait le pays avant la guerre, 700 000 sont partis.

En Irak, depuis l’été 2014, 140 000 chrétiens ont été déplacés et 5 000 familles chrétiennes ont émigré.. Au Nigeria, des milliers de chrétiens ont été chassés de chez eux par Boko Haram. En Érythrée, ils quittent le pays pour échapper à la prison -, les chrétiens sont de plus en plus marginalisés socialement et culturellement – les dix pays les plus touchés par ce type de persécution sont la Somalie, la Corée du Nord, l’Afghanistan, les Maldives, Érythrée, l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Irak, l’Iran et la Libye -, l’Afrique est dans la tornade : c’est dans les pays d’Afrique et en particulier en Afrique sub-saharienne, que la persécution augmente le plus rapidement ».

Selon l’association catholique Aide à l’Eglise en détresse (AED), 75% des cas de persécution religieuse dans le monde en 2010 concernent les chrétiens.


«Toutes les cinq minutes dans le monde, un chrétien est tué à cause de sa foi », a déclaré le professeur Massimo Introvigne, représentant de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pour la lutte contre l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens, à la conférence, organisée par la Hongrie et le Conseil de l’Union européenne, sur le dialogue interreligieux entre juifs, chrétiens et musulmans, à Budapest, (2-3 juin 2011).

Soit un total de plus de 105 000 chrétiens tués chaque année dans le monde au seul motif de leur foi.

Des assassinats qui s’ajoutent aux restrictions dans l’exercice du culte, menaces, enlèvements, agressions physiques, conversions forcées, mariages imposés, viols, incendies d’églises, profanations de cimetières, mises en esclavage, génocides d’Arméniens et d’assyro-chaldéens dans l’empire ottoman en 1915 et de deux millions de chrétiens au Sud-Soudan dans les années 1990-2000, et autres crimes.

Sans protection de la police et sans sanction judiciaire en cas de plainte, l’exil forcé s’impose à nombre de chrétiens qui souhaitent éviter une survie éprouvante comme martyrs de leur foi et préserver l’avenir de leurs enfants.

Cette haine du christianisme et des chrétiens a longtemps laissé indifférents et silencieux les droits de l’hommistes, le système onusien, les intellectuels, les médias et une partie de la hiérarchie des églises.

La médiatisation des attentats à Bagdad – celui revendiqué par Al-Qaïda, le 31 octobre 2010, contre la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad (Irak) et qui a causé au moins 46 morts, dont deux prêtres, et 60 blessés – et à Alexandrie – contre une église copte d’Alexandrie (Egypte), lors de la nuit du nouvel an 2011, qui a fait au moins 21 morts et 79 blessés – a été éclipsée par le « printemps arabe », alors que les violences contre les chrétiens se sont poursuivis,au Moyen-Orient – exil forcé des chrétiens d’Orient – et ailleurs.

La christianophobie marxiste est peu médiatisée, mais « la plus meurtrière en intensité » et « la plus ignorée du grand public ». En effet, des « médias occidentaux sont encore influencés par un tiers-mondisme de gauche incitant à minimiser les crimes communistes et à dénoncer en priorité le sionisme, l’impérialisme américain et les dictatures dites de « droite » liées à l’Occident ».

Les Etats communistes reprochent aux chrétiens « de ne pas être athées et d’être un vivier naturel pour l’opposition démocratique soutenue par l’Occident. Les églises y sont « interdites » ou « non-enregistrées » et leurs fidèles poursuivis, réduits à exercer leur culte en secret, dans la peur.

Quant à la christianophobie dans les « démocraties occidentales sécularisées et surtout dans la vieille Europe qui a coupé le cordon ombilical avec ses racines judéo-chrétiennes pour mieux être acceptées par les peuples non-chrétiens anciennement colonisés », elle est « alimentée par une culpabilisation collective » et se traduit par des profanations d’églises et de cimetières – 430 sur les 495 profanations de lieux de culte ou de cimetières en France ont concerné en 2010 des lieux et symboles chrétiens -, des actes d’intolérance à l’égard de chrétiens

Ajoutons à ce sombre tableau, la persécution en Europe de musulmans convertis au christianisme : l’apostat est considéré comme un crime punissable de mort par l’islam.

La persistance des crises – notamment économique et financière – dans l’Union européenne engagée dans Eurabia, le spectre d’un nouveau califat, la puissance politique de la Russie, le pouvoir économique de la Chine, la crainte de la puissance nucléaire de la Corée du Nord, les pétrodollars ou gazodollars stratégiquement investis (Qatar, etc.), les conséquence du « printemps arabe » et notamment la victoire des islamistes en Tunisie et en Egypte – et bientôt en Libye ? -, le sentiment de culpabilité d’Etats européens à l’égard du Tiers-Monde, le refus de l’OTAN de reconnaitre l’échec de ses interventions en 1999 au Kosovo qui pratique l’épuration ethnique ou plutôt religieuse en persécutant les chrétiens (Albanais catholiques, Serbes, etc.)… Tous ces faits se conjuguent pour celer ces drames et les laisser perdurer.

Pour combattre cette christianophobie, les chrétiens demeurent divisés, parfois réticents à s’allier avec les Juifs, et malhabiles dans leur communication en direction d’Occidentaux déculturés.

L’Occident se doit de demeurer fidèle à la liberté de critiquer les religions, donc de refuser de rétablir le délit de blasphème – un blasphème dont est accusée à tort la jeune Asia Bibi au Pakistan.

Si l’Europe continue à se taire, elle risque un « naufrage moral et spirituel, plus nocif encore que la crise économique », estime le professeur Massimo Introvigne qui insiste sur la nécessité de « communiquer les données des crimes contre les chrétiens » sans euphémisme.

Parmi les voies pour lutter contre cette christianophobie :

l’affirmation par l’Occident de son identité, de ses valeurs et de son passé, la lutte contre les idéologies politiques ou/et religieuses fanatisant les tueurs, ces régimes autoritaires ou dictatoriaux, ces mouvements extrémistes,

une réforme de l’islam afin d’établir des relations d’égalité entre musulmans et non-musulmans, et l’écriture d’histoires nationales sans tabou ni « vérité officielle », donc le refus du « mythe al-Andalus » de la tolérance islamique idéalisée sous domination musulmane.

Publié par VÉRONIQUE CHEMLA – Lire la suite ICI

Alexandre del Valle, Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd’hui ? : La nouvelle christianophobie. Préface de Denis Tillinac. Maxima Laurent du Mesnil éditeur, 2011. 360 pages. ISBN : 978-2840016946

© Copyright Europe Israël – reproduction autorisée avec mention de la source et lien actif

Vu sur : http://www.europe-israel.org/2015/04/pourquoi-on-tue-des-chretiens-dans-le-monde-aujourdhui-la-nouvelle-christianophobie-par-alexandre-del-valle/

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions