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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 00:44

 

Entretien avec Didier Tauzin, général de division, auteur de Rebâtir la France.

Vous souhaitez vous mettre au service de la France en vous engageant en politique.
Deux événements vous y poussent : l'un est passé, les grandes tensions nationales consécutives à la loi Taubira ; l'autre, vous l'anticipez, c'est une éventuelle vacance du pouvoir. Pourquoi imaginer un tel scénario ?

Tout concourt à ce que nous allions au drame : le chômage, la dette, l’immigration, l’islam, le laïcisme, la régression culturelle et morale…
C’est un terreau.
Mais le principal facteur de risque, c’est ce que de Gaulle appelait « le système désastreux des partis ».
C’est parce qu’ils étaient divisés que les Gaulois ont été vaincus par Jules César ; rappelons-nous des Armagnacs et des Bourguignons, des guerres de religion, de la Fronde, etc.
Chaque fois que ce système des partis s’est installé en France sous une forme ou une autre, cela s’est traduit, pour notre pays, par une période de guerre civile ou de défaite à l’extérieur, et de récession économique et sociale à l’intérieur.

L’élément déclencheur peut être le djihadisme, une crise monétaire, peu importe.
Ceux qui sont en place, de droite ou de gauche, ne seront pas capables de gérer, ne serait-ce que parce qu’ils sont largement à l’origine des problèmes.
Ils sont dans une logique à la fois carriériste et partisane : or le parti n’a pour stratégie que la conquête du pouvoir, le maintien au pouvoir, la reconquête du pouvoir, ce qui l’amène au clientélisme, à la démagogie, à tout sauf à servir le bien commun.

Il est donc probable que nos hommes politiques seront dépassés comme ils l’ont été en 1940, quand ils ont appelé un vieux maréchal, certes couvert de gloire, mais qui avait plus de 80 ans !
Il peut se reproduire la même chose, ou une vacance du pouvoir.
J’ai vécu quatre guerres civiles sur le terrain : le Liban, la Somalie, le Rwanda et la Yougoslavie.
C’est malheureusement ce vers quoi nous allons.
Il est donc impératif qu’avant cette échéance nous fassions tout ce que nous pouvons pour l’éviter.
Cela passe par une remise en cause radicale de notre façon de vivre la démocratie.
La politique, dans notre civilisation fondée sur le christianisme, se place au service de l’homme, de la famille, de la nation.
Ce n’est pas la guéguerre entre partis ou entre egos.

Vous posez comme préalable à toute politique, sept fondamentaux, et notamment l’existence d’un créateur et d’une loi naturelle, une définition de l’homme et de ce qui fait son humanité…

La conception que l’on a de l’homme marque la césure entre les deux conceptions de la politique.


Que l'homme s'accepte comme créature de Dieu, dépendant de cette source de vie, cela seul peut fonder la politique comme service de l'homme.
C’est uniquement parce qu'il est créé que l’homme est sacré.
Alors que si l'homme se refuse comme créature, s'il refuse la souveraineté de Dieu, il se retrouve orphelin et centré sur lui-même.
Mais lui-même sans Dieu, c'est le néant.
A partir de là, tout est permis : il n’y a aucune raison qu’on n’aille pas jusqu’à légaliser l'inceste ou la pédophilie !

Poser comme préalable que Dieu existe, c’est une inversion totale de perspective par rapport à la France d'aujourd'hui ?

 

Pourquoi va-t-elle dans le mur, la France d'aujourd'hui ?
Parce qu'elle n'est pas fondée sur du solide.
La seule Réalité, c'est qu'il y a un créateur.
Quand une loi n'est pas ancrée sur une transcendance, elle est toujours l'objet d'un rapport de force.
Si elle est en référence à une transcendance, elle dépasse le rapport de force, ou du moins tend à le dépasser.

 

Qui d’autre que les catholiques adhèreront à cela ?

Le maréchal Lyautey a respecté le Maroc comme pays musulman.
Eh bien, la France doit revenir à son identité et son identité est chrétienne.
Et dans le cadre du respect de l'affirmation de cette identité, peuvent adhérer des athées, des musulmans, des hindouistes, etc.
Seuls les idéologues n'adhéreront jamais, car l'idéologie est précisément fondée sur le refus, la négation des réalités.

Mon équipe et moi allons bien entendu élaborer une position par rapport à l’islam, qui est un système politico-juridico-militaire de conquête et de gouvernement du monde.
Mais il ne faut pas confondre les musulmans, qui sont d’abord nos frères en humanité, avec l’islam, qui signifie « soumission ».
Ils lui sont soumis.

 

Votre ouvrage propose des grandes directions, mais peu de mesures concrètes. Pourquoi ?

Je ne crois pas qu'un chef d'Etat doive avoir de programme, au sens où on l'entend aujourd'hui.
Sa première fonction de chef, c'est de rassembler les Français.
Mais nous allons décliner mon ouvrage pour établir un programme de gouvernement.

 

Par exemple, comment en finir avec le régime des partis ?

Les interdire serait attentatoire aux libertés.
Ce qu’il faut, c’est détruire cette dictature qu’ils ont imposée.
Comment ?
L’Etat peut par exemple cesser de leur verser votre argent en fonction de leurs résultats électoraux.
Et élaborer une nouvelle représentation nationale pour que la nation soit représentée dans sa réalité.
Je ne me sens ni socialiste, ni UMP, ni FN, ni ceci ni cela, je suis Didier Tauzin, membre non d’un parti, mais d'abord d’une famille.
Tout le monde est membre d’une famille.
Elle est le premier lieu de solidarité et elle est antérieure à l’Etat : c’est dans la famille que l’homme naît, vit, parfois meurt, c’est là qu’il s’épanouit, c’est un lieu économique, etc.


Il faut remettre la famille au centre de la politique.
Et sans doute constitutionnaliser sa représentation au niveau communal comme au niveau national.
Si 30, 40, 50% d’un conseil municipal représente les familles, cela change tout.
Il peut y avoir aussi un quota pour les partis politiques, les entreprises...
C’est une piste que nous étudions sérieusement.

 

Une autre piste de réforme des institutions concerne le chef de l’Etat. Vous voulez mettre fin au quinquennat.

Le chef de l'Etat doit inscrire son action dans la longue durée : la fonction essentielle du chef de l’Etat étant de garantir l’unité nationale, il lui faut du temps.
L’unité nationale ne se décrète pas après des attentats, en excluant une partie des Français.
Partant du principe que, depuis 1789, la souveraineté appartient à la nation, je serais donc plutôt partisan d’une élection se terminant à une limite d’âge, par exemple 75 ans, avec un vote de confiance tous les 5 ou 7 ans, mais sans candidature : « Oui, Monsieur le président, vous continuez » ou « Non, vous ne continuez pas ».
La victoire du « Non » déclenche une nouvelle élection.
Notre vie politique est structurée par des élections fréquentes, et donc par le conflit permanent entre partis : il faut abroger ce système qui crée et entretient la division.
Ce qui ne veut pas dire que nous ne serons plus dans une démocratie, je considère même qu'elle en sera renforcée.

 

Vous avez créé une association, France Terre d’espérance, à laquelle on peut adhérer. Et ensuite ?

Nous allons créer un institut qui mènera des études et élaborera des documents déclinés de mon livre, sur les institutions, l’unité nationale, l’islam, l’économie… - certains sont déjà en cours d’élaboration.
Cet institut aura ensuite pour missions de diffuser ces idées et de former des cadres.

 

Nous avons décidé également de créer un gouvernement de recours prêt à prendre les affaires en main si cela était nécessaire : une sorte de shadow cabinet britannique, ou de gouvernement provisoire de la République française de de Gaulle en Angleterre.
Je ne choisirai que des professionnels, qui savent ce que c’est que s’engager, gagner son pain à la sueur de son front ou en risquant sa peau comme moi dans ma carrière militaire.
J’ai déjà choisi deux personnes, à qui j’ai demandé de concevoir, pour l’été 2016, un Etat radicalement différent de celui que nous connaissons.


Aujourd’hui, l’Etat aspire 60% de la richesse produite chaque année par les Français.
Moyennant quoi, il ne remplit plus correctement ses fonctions régaliennes et il asservit les Français avec diverses prestations, allocations, etc.
Il leur fait perdre le goût du travail et donc leur honneur.


Il faut un Etat qui ne dépense qu'environ 35% de la richesse produite chaque année - ce qui va immédiatement diminuer les impôts – et dont le budget sera consacré à 90% aux fonctions régaliennes.
Cela demandera du temps : les gens ayant perdu l’habitude de travailler, il faudra les remettre au travail très progressivement.

Louise Tudy

SOURCE

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société