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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 03:02

En avril 2015 l’indice moyen de la dette publique par rapport au PIB dans les pays de la zone euro, pour la première fois dans l’histoire, a atteint 91,9%, selon l’agence RIA Novosti.

 

L’Allemagne, la plus grande économie de l’UE, a une dette publique de 74,7% du PIB.

La dette de la France est de 95% du PIB, celle de la Grande-Bretagne de 89,4% du PIB. Les indicateurs de la dette publique par rapport au PIB dans la zone euro et de l’UE dans son ensemble sont en augmentation permanente, comme en témoignent les données du rapport du Bureau de statistiques de l’Union Européenne. Ces quatre dernières années, ce chiffre dans la zone euro a augmenté de plus de 6%.

L’infographie suivante, datée d’octobre 2013, montre le ratio de la dette publique par rapport au PIB dans certains pays du G20.

Le ratio de la dette publique au PIB dans les pays du G20

Les Étas-Unis – 102%, la Grande-Bretagne – 91%, la France – 90%, l’Allemagne – 82%, la Russie – 12%, le Japon – 212%

Au début des années 1970 les États-Unis ont décroché le dollar de l’or, et en France, après que le général de Gaulle fut éliminé, le 3 janvier 1973 fut adoptée la loi Rotschild-Pompidou-Giscard, obligeant l’État à faire les emprunts avec intérêts auprès des banques privées, cela en simultané avec le choc pétrolier. La France s’est attelée au joug de la dette constamment grandissante, et de la course aux intérêts. Le compteur des intérêts de la dette publique française

En 1980, un tiers seulement du produit de l’impôt sur le revenu était nécessaire pour payer les intérêts de la dette des administrations publiques et non des dépenses utiles, alors que les taux d’intérêt étaient élevés.

En 2004, c’était déjà l’intégralité du produit de cet impôt qu’il avait fallu consacrer au paiement des intérêts de la dette, alors que les taux d’intérêt étaient bas. Ce qui signifie concrètement que lorsqu’un Français paie l’impôt sur le revenu, il paie en fait uniquement les intérêts de la dette passée des administrations publiques. Et cette dette reste entièrement à rembourser.

La loi proclamant la privatisation du crédit fut reprise par le traité de Maastricht, et, par la suite, l’article concerné est passé dans le traité de Lisbonne:

Il est interdit à la BCE et aux autres banques centrales des états membres, ci après dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe auprès d’eux par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

«Les nouvelles dettes énormes cachent des années de croissance négative du PIB dans l’UE et les Etats-Unis»

Yon Hellevig, homme d’affaire et analyste politique finlandais, qui travaille depuis 20 ans en Russie, a fait une recherche dont l’objectif clé était de révéler la croissance réelle du PIB après prise en compte de la croissance de la dette publique. Ci-dessous sont le diagramme et l’extrait de son article.

 

La croissance de la dette et du PIB dans la période de 2004-2013, en trillions d’euros

Les États-Unis, la zone euro, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Russie

(la croissance de la dette en rouge, la croissance du PIB en bleu)

Le diagramme montre comment l’accumulation de la dette dans les pays occidentaux dépasse le taux de croissance du PIB officiel. Au cours de la période 2004 – 2013 le leader incontesté dans la croissance du fardeau de la dette fut les États-Unis, cette dette ayant augmenté de 9,8 trillions de dollars (7 trillionsd’euros comme indiqué sur le diagramme). Pour cette période la croissance de la dette publique aux États-Unis a dépassé 5 fois la croissance du PIB (500%). La figure montre le rapport entre les taux de croissance de la dette et le PIB.

La Grande-Bretagne a accumulé la nouvelle dette la plus grande par rapport à la croissance du PIB, le rapport étant de 9 à 1. En d’autres termes, le montant de la nouvelle dette de la Grande-Bretagne est de 900% de la croissance du PIB. Mais les autres pays occidentaux, qui ont fait l’objet de notre étude, sont aussi dans une situation grave, l’Allemagne dans une moindre mesure, tandis que l’augmentation de la dette de la Russie ne représente qu’une petite fraction de la croissance du PIB.

En regardant ces chiffres, nous sommes arrivés à la conclusion évidente que dans la réalité pendant les dernières décennies, les économies de l’Occident n’augmentaient pas, mais tout simplement accumulaient massivement les dettes. Avec ce niveau de la dette accumulée, la situation ne peut pas durer longtemps. Il y a un risque réel que le bluff de la dette sera dévoilé et fera baisser le niveau du PIB des économies occidentales à un niveau impossible à maintenir sans nouveaux emprunts. Mais dans ce cas, elles ne seront pas en mesure de fournir le remboursement de prêts anciens, ce qui conduira à des conséquences catastrophiques.

À combien un château à Paris?

La dette publique croissante a contraint les autorités françaises à prendre la décision de vendre plus de 1.700 bâtiments appartenant à l’Etat, y compris des beaux châteaux, des manoirs et des bâtiments uniques de Paris.

Source: http://www.just-paris.ru/blog/interesnoe/223-funt-zamka-v-parizhe

La monétisation de la dette

Or, qu’est-ce que l’assouplissement quantitatif, ou la monétisation de la dette? C’est le rachat des obligations du Trésor par la banque. Comme pour une société, par des actions, on peut acquérir la participation majoritaire, le bloc de contrôle. Donc, c’est la vente de la nation, avec les affaires et les habitants?

Par conséquent, ma réponse à la question : A quoi sert la dette publique ? A asservir le public.

Envoyé par Olga pour Réseau International

 

SOURCE

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique