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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 01:21

Une situation de départ déjà désagréable

L’Algérie s’était habituée à une situation désagréable : un pays où tout dépend du pétrole et où une grande partie de l’activité économique consiste à importer et distribuer et non à produire, et où les acteurs situés « près du robinet » détournent une partie de la rente.

Quelques précisions :

  • Le mot « rente » a deux sens voisins, celui d’une production dont le prix de marché est très supérieur au prix de revient et laisse une marge confortable, et celui d’un revenu sans contrepartie d’un travail (ou en contrepartie d’un travail passé lointain ou effectué par une très faible partie de la population). Ces deux sens sont pertinents en Algérie.
  • Les importations payées par le pétrole sont non seulement les biens de consommation courante (nourriture, médicaments, véhicules etc.) mais aussi la commande clé en main d’infrastructures publiques, dont la fameuse autoroute Est-Ouest dont chaque tronçon a été confié à des étrangers, et dont certains sont déjà hors d’usage.
  • Quant aux détournements, quelques grands procès en cours confirment ce que le grand public soupçonnait. Ajoutons que l’importation permet plus facilement le prélèvement de commissions que la production nationale.
  • Cette production nationale est donc découragée, à quelques exceptions près comme l’implantation de l’usine Renault d’Oran en 2014, et l’agriculture (9% du PIB) qui a bien redémarré depuis la (re)privatisation des terres, sauf pour le blé encore massivement importé.

… aggravée par le flou politique et économique

Après la candidature très controversée du président sortant pour un quatrième mandat, et une élection qui l’a été tout autant, l’Algérie est retombée dans le flou politique avec un président malade et absent, peu d’activité gouvernementale et une grande interrogation sur les personnes qui gouvernent effectivement, le plus souvent cité étant Saïd Boutéflika frère du président. Les opposants tentent de se fédérer, avec des résultats inégaux.

Le terrorisme islamique en principe « résiduel » perdure, notamment dans le sud, ainsi que l’agitation berbère, notamment au Mzab, en réaction à l’arabisation linguistique et démographique.

Là dessus est arrivée la baisse du prix du pétrole qui s’est conjuguée à la flambée des importations et de la consommation de carburant, laquelle réduit les quantités exportables (voir nos lettres depuis deux ans), flambée qui s’explique par la distribution massive d’argent pour éviter un « printemps algérien ». Au prix actuel du pétrole, le pays ne pourra plus payer ses importations dans deux ou trois ans.

Pour éviter la catastrophe humaine, il faudrait supprimer les subventions (bientôt un tiers du budget, principalement pour les carburants, donc pas pour les plus pauvres) et avoir une gestion plus rigoureuse de la fonction publique, mais cela déclencherait des protestations que le vide du pouvoir rendraient dangereuses. On se contente donc de déclarations lénifiantes qui ne font qu’inquiéter. Bref, le flou économique s’ajoute maintenant au flou politique.


Sur le web.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International