Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 03:10

La hausse est loin d'être anecdotique. La dette publique de la France a augmenté de 51,6 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 2.089,4 milliards fin mars, soit 97,5% du PIB, selon les statistiques publiées ce mardi par l'Insee. Soit nettement au-dessus de l'objectif de 96,3% fixé pour cette année dans la dernière trajectoire des finances publiques. Chaque Français supporte ainsi une dette de plus de 31.660 euros, selon nos calculs .

Certes, la situation de la France n'est pas celle de la Grèce... Mais le diagnostic est loin d'être rassurant, tant la dette de notre pays ne cesse de grimper. Et si les taux d'intérêt sont toujours bas, leur inévitable remontée est une véritable épée de Damoclès.

La seule dette de l'Etat a augmenté de 37,1 milliards d'euros sur le premier trimestre pour s'élever à 1.647,3 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (232,6 milliards fin mars, soit +15,8 milliards), des administrations publiques locales (187,4 milliards, en retrait de 0,8 milliard) et des organismes divers d'administration centrale (22,1 milliards, soit -0,5 milliard).

La dégradation n'est pas prête de prendre fin. Le gouvernement prévoyait dans la dernière trajectoire des finances publiques publiée en avril que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015 et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017. Le ratio de 2014, annoncé alors à 95,0%, a été depuis corrigé à 95,6% (2.037,8 milliards).

Dans ce domaine, la France a fait moins bien que ses voisins. Notre dette a en effet crû l'an dernier plus rapidement qu'en moyenne dans les autres pays européens. Très concrètement, ce fardeau, qui avait franchi à la mi-juin 2014 la barre des 2000 milliards et avait bondi de 84,4 milliards sur l'année, représente une ardoise de plus de 30.000 euros par Français. Et si son poids dans le PIB est inférieur à celui de l'Italie et de l'Espagne, il est supérieur à celui du Royaume-Uni, et se situe 20 points au-dessus de celui de l'Allemagne, alors que la situation des deux pays était proche en 2010.

Effet boule de neige

La France subit en effet depuis 2008 l'effet «boule de neige». En clair, elle est obligée d'émettre de nouveaux emprunts pour payer les intérêts passés, qui viennent eux-mêmes alourdir la dette. Pour stabiliser la dette de l'Etat dans le PIB et éviter cet engrenage infernal, il faudrait dégager un excédent budgétaire primaire - c'est-à-dire hors charge de la dette - de 32 milliards, explique la Cour des comptes. En incluant la charge de la dette, le déficit budgétaire aurait dû être limité à 11 milliards l'an passé, alors qu'il a atteint 85,6 milliards. Presque 8 fois plus!

Didier Migaud, le président de l'institution de la rue Cambon, qui constate que la réduction des déficits publics s'est ralentie en 2014, s'inquiète de l'effet «anesthésiant» de ces taux bas. Or ceux-ci finiront nécessairement par remonter. Selon l'agence France Trésor, pour le seul périmètre de l'Etat, une hausse de 1 point de tous les taux d'intérêt en 2015, entraînerait 2,4 milliards de charge d'intérêts supplémentaires cette année ; 5,3 milliards en 2016 ; et 7,4 milliards en 2017. Des montants loin d'être anecdotiques...

Le problème doit d'autant plus être pris au sérieux que la France refinance actuellement la dette massive contractée pendant la crise de 2008. Une dette qu'il faudra à nouveau refinancer en 2021 ou 2022, à un moment où vraisemblablement, les taux ne seront plus aussi doux qu'aujourd'hui.

 

SOURCE

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie