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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 02:47

senat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rapport de la commission d’enquête du sénat donne depuis mercredi matin des sueurs froides à tous les Français : la pollution de l’air coûte 100 milliards d’euros à la France. 42 000 « décès prématurés »« un tiers de la dette grecque » ! Les images choisies par les communiqués officiels donnent le ton. Mais comment en arrive-ton à faire ce calcul ? Voici les coulisses de cette supercherie.

Si les enfants apprennent dès leur plus jeune âge à ne pas additionner les torchons et les serviettes pour comprendre les mathématiques, il n’en est pas de même pour les auteurs du rapport qui donnent pêle-mêle les grandes causes de la pollution de l’air dans un joyeux inventaire qui va du diesel aux produits chimiques des agriculteurs, en passant par la rénovation du Panthéon1.

Les particules fines cohabitent avec les pesticides, les voitures avec les monuments historiques, l’ozone avec l’azote, les cancers avec l’asthme et même l’absentéisme dans les entreprises, le tout devant achever de nous convaincre que l’homme est un loup pour l’homme et qu’il faut faire quelque chose.

Qu’on se rassure, la solution est déjà trouvée : il s’agit de faire accepter aux Français de nouvelles taxes. Comme le fameux consentement à l’impôt est un peu mis à mal, il faut, pour emporter l’adhésion du contribuable, le convaincre que tout cela est pour son bien.

Et c’est très exactement ce qui est dit avec cette tentative de créer la panique : on meurt trop tôt. Sauf si on accepte de payer un peu plus d’impôts.

Ce qui laisse néanmoins perplexe est que ce chiffre affolant s’est répandu comme une traînée de poudre dans tous les médias ce mercredi alors que le rapport n’a pas encore été publié ! Comment les journalistes peuvent-ils savoir ce qu’il y a dans l’étude puisqu’elle n’est pas encore publique ? Il n’y a eu que le communiqué de presse, ils n’ont pas pu faire leur propre enquête et se contentent donc de répéter benoîtement ce qu’on leur a dit. L’État aurait tort de se priver d’un aide de camp aussi efficace.

Un coup d’œil sur le site du sénat permet de comprendre comment a été élaboré le rapport : 50 heures d’auditions (en à peine 4 mois) des « acteurs » contre la pollution, une sorte de lutte participative dont on trouve le détail ici et qui ne contient qu’un seul médecin (un chef de service de pneumologie). Le rapport a été élaboré par des politiques et des administratifs.

Mais comment a-t-on calculé le coût ? Des données ont été récoltées concernant les hospitalisations, les consultations, les transports sanitaires mais comment peut-on savoir si le patient est hospitalisé ou en arrêt de travail à cause de la pollution ? Ce n’est pas noté dans son dossier médical.

Donc à moins d’avoir additionné tous les diagnostics de troubles respiratoires et de leur donner comme cause la pollution, il n’est pas possible d’identifier un rapport de cause à effet. Même un pic de consultations pour problème respiratoire, lié dans le temps à un pic de pollution pourrait n’être qu’une corrélation. Ou pire, pourrait avoir comme cause des troubles d’anxiété.

Regardons quelques détails qui, eux, sont scientifiquement prouvés et permettent de se faire une petite idée personnelle sur cette question de pollution de l’air qui coûte si cher à la société.

Prenons l’exemple le plus utilisé dans l’étude : l’asthme. D’après l’étude, il serait en forte augmentation à cause de la pollution de l’air. Or aucune étude médicale ne prouve cette corrélation. L’asthme est une maladie du système immunitaire. Ce qui est scientifiquement prouvé, c’est que l’asthme est d’origine immunitaire et génétique. Ce qui est scientifiquement prouvé, c’est que ce sont les pollens qui représentent les allergènes les plus fréquents.

Leïla Aichi explique bien qu’il y a un manque d’études scientifiques pour prouver la corrélation entre pollution et problèmes de santé. Qu’à cela ne tienne : le manque d’étude est déjà une preuve en soi qu’il y a danger caché.

senat

Enfin, lorsque l’argument avancé est l’augmentation du nombre de cas d’affections respiratoires en consultation, ce qui prouve que la pollution augmente et crée des problèmes de santé, on pourra rétorquer que le nombre de consultations médicales augmente partout, de toute façon, pour toutes les causes, et surtout celles qui sont futiles et remboursées. On peut donc faire dire aux chiffres absolument ce qu’on veut : il suffit de tordre les courbes, faute de les inverser.

La rigueur scientifique qui entraînera de nouvelles augmentations d’impôts n’est nulle part remise en cause. « Des » études prouvent… Lesquelles ? Faites par qui ? Avec quels chiffres ? Collectés de quelle manière ? La pollution est qualifiée d’ « aberration économique », comme si l’aberration économique n’était pas flagrante dans d’autres domaines.

C’est ce rapport qui est une aberration scientifique. Tous les moyens sont décidément bons pour faire accepter aux Français, qui ont déjà peu de culture scientifique, des idées ésotériques pour ne pas dire franchement malhonnêtes. La taxe sur l’air qu’on respire n’est pas bien loin.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique