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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 02:44

Les garde-côtes italiens ont coordonné le sauvetage de... (Photo AP)Des milliers de migrants, notamment des réfugiés syriens, traversaient dimanche la Macédoine et la Serbie en direction de l'Europe occidentale, une crise qui, selon le ministre italien des Affaires étrangères, risque de faire perdre son «âme» à l'Union européenne.

 

 

Après avoir été retenues pendant plusieurs jours à la frontière greco-macédonienne, plus de 6000 personnes, selon les chiffres de la Croix-Rouge locale, sont parvenues depuis samedi dans le sud de la Serbie.

Dans le village de Miratovac, à la frontière serbo-macédonienne, ces migrants sont pris en charge par les autorités locales et des équipes du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Dans un campement composé de huit grandes tentes, on leur distribue des vivres. Ils sont épuisés et beaucoup d'entre eux demandent des soins médicaux. Il y a de nombreux enfants et femmes enceintes, a rapporté un photographe de l'AFP.

 

Ils sont ensuite transférés par autobus dans la ville voisine de Presevo où ils se voient délivrer les documents leur permettant de poursuivre leur périple vers Belgrade et le nord de la Serbie, frontalier de la Hongrie, pays membre de l'UE.

La Hongrie est en train de construire une clôture de quatre mètres de haut et 175 km de long, à sa frontière avec la Serbie, pour empêcher les migrants de passer sur son sol.

«Nous avons travaillé toute la nuit pour les accueillir. Et ils continuent à affluer» en provenance de Gevgelija, dans le sud de la Macédoine, a déclaré à l'AFP Amet Alimi, un responsable de la Croix-Rouge à Presevo.

Sur une autre voie de migration vers l'Europe, quelque 4400 personnes ont été secourues samedi en mer Méditerrannée dans une vaste opération coordonnée des garde-côtes italiens, alors que trois nouvelles opérations étaient lancées dimanche.

Le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, s'est dit inquiet de cette aggravation de la crise migratoire et a déclaré que l'Europe risquait de montrer «le pire d'elle-même» en matière d'immigration. Il a déploré l'«égoïsme, les prises de décision hasardeuses et les disputes entre les Etats membres».

«Aujourd'hui, c'est sur cette question (de l'immigration, ndlr) que l'Europe soit redécouvrira son âme soit la perdra pour de bon», a-t-il asséné, dans une interview publiée dimanche par le quotidien romain Il Messaggero. Il a exhorté les partenaires européens à commencer à travailler sur une solution commune à la crise.

À Gevgelija, à la frontière greco-macédonienne, un autre millier de personnes attendaient dimanche le départ des trains qui les conduiront vers la Serbie, a constaté une journaliste de l'AFP. Certains négociaient avec les chauffeurs de taxis les prix pour faire ce trajet d'environ 180 kilomètres.

«C'était la folie toute la nuit, des gens partout, des autobus qui arrivaient et repartaient, des taxis affluaient des autres villes», a raconté à l'AFP Milan, un chauffeur de taxi.

Tous les migrants autorisés à franchir la frontière

Dans la matinée, quelque 500 personnes, selon la police grecque, ont traversé sans entrave la frontière greco-macédonienne en passant par un no man's land entre le village grec de Idomeni et Gevgelija, là où plusieurs milliers de personnes avaient été retenues entre jeudi et samedi, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Quelque 400 autres attendaient en milieu de journée la permission de la police macédonienne pour passer.

Le Syrien Mohamed Rostom est passé par l'Irak et a traversé la Turquie avec son épouse et leurs trois enfants, avant d'arriver en Grèce. Il dit avoir payé 4000 euros aux passeurs pour amener sa famille en bateau en Grèce.

«Trois personnes sont mortes sur ce trajet vers la Grèce. Je veux aller en Allemagne pour travailler. Je veux être en sécurité et vivre comme un être humain, c'est pour ça que j'ai choisi l'Europe», dit-il.

Le gouvernement macédonien a décrété jeudi l'état d'urgence et dépêché dans cette zone frontalière des forces de police et l'armée pour contenir le flux de migrants.

Le passage avait été interdit pendant 24 heures, avant une reprise au compte-goutte qui a provoqué des tensions. Samedi, un millier de migrants ont débordé le cordon policier et ont pénétré en Macédoine. Peu après, la police a décidé de laisser passer tous les migrants.

Le gouvernement macédonien, qui a accusé les autorités grecques de diriger de façon organisée les migrants vers la Macédoine, affirme que l'état d'urgence continue à être en vigueur.

Avant le passage de cette dernière vague, les autorités macédoniennes ont enregistré l'entrée dans le pays depuis le 19 juin de 42 000 migrants, dont plus de 7000 enfants.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration