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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 02:58

Les soupçons se renforcent sur l'utilisation d'armes chimiques par l'État islamique. Des combattants kurdes engagés dans la lutte contre Daech assurent ainsi en avoir été la cible cette semaine en Irak.

Plusieurs responsables américains ont par ailleurs confirmé jeudi dans le Wall Street Journal que les insurgés islamistes avaient probablement eu recours à du gaz moutarde contre les peshmergas. L'ypérite, mortel à forte dose, est un gaz suffocant. Le gaz moutarde, qui n'est mortel qu'à forte dose, avait été utilisé pour la première fois 80 ans plus tôt par les Allemands à Ypres. Tout comme le gaz sarin ou le VX, il est interdit dans les conflits armés par la Convention sur les armes chimiques de 1997.

«Mardi dernier dans l'après-midi, les forces des peshmergas dans la zone de Makhmour, à 50 km à l'ouest d'Erbil, ont été attaquées par des roquettes Katioucha remplies de chlore, blessant une douzaine de combattants», relate un haut responsable peshmerga en Irak, interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Le ministère allemand de la Défense a, pour sa part, déclaré «avoir des indications selon lesquelles il y a eu une attaque à l'arme chimique» contre des combattants kurdes irakiens, sans en préciser l'origine. Plusieurs peshmergas auraient été blessés avec des irritations des voies respiratoires. Toutefois, aucun soldat allemand n'était présent au moment de l'attaque. Selon le ministère allemand, «des spécialistes américains et irakiens sont en route pour déterminer ce qui s'est réellement passé».

De précédents soupçons

Les armes chimiques, dont disposerait Daech, pourraient provenir de Syrie. En 2013, sous la pression internationale, le régime de Bachar el-Assad avait reconnu posséder d'un important arsenal chimique. Depuis, ces armes sont censés avoir été détruites.

Seulement, depuis cette date, le régime est pourtant régulièrement accusé par des ONG de larguer des barils contenant du gaz de chlore sur des quartiers contrôlés par les rebelles. L'ONU va d'ailleurs ouvrir une enquête à ce sujet. Car, contrairement aux gaz sarin, le chlore ne figurait pas sur la liste fournie par Damas aux Occidentaux.

Daech pourrait aussi s'être fourni ailleurs: en Irak, parmi les réserves constituées en son temps par Saddam Hussein. Quelles quantités de gaz moutarde s'est procuré l'État islamique? La question reste entière. Un haut responsable américain, interrogé par le Wall Street Journal, assure toutefois qu'elles ne sont pas très importantes.

Déjà, le mois dernier, les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) faisaient état d'autres attaques à l'arme chimique menée par Daech.

D'après l'YPG, principale force kurde syrienne, celles-ci se sont déroulée le 28 juin le quartier de Salhiya, à Hassaké, ainsi qu'au sud de la ville, à Tall Barak. «Nos troupes exposées à ces attaques ont eu des brûlures à la gorge, aux yeux et au nez, accompagnées de maux de tête, des douleurs musculaires, une perte de concentration, des problèmes de mobilité et des vomissements», indique l'organisation. À Tall Barak, l'OSDH évoque le chiffre de 12 combattants présentant ce genre de symptômes.

Chez ses victimes, les tests d'urine ont révélé la présence de d'une composante habituellement retrouvée dans les pesticides.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International