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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 22:16

Guy Millière – Six années et six mois ont passé depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Les documents concernant son passé ont été depuis longtemps exhumés. Je les ai analysés dans les deux livres que j’ai consacré au personnage. Les documents concernant son action et la logique qui sous tend celle-ci sont très largement disponibles.

L’aveuglement volontaire continue néanmoins à régner très largement dans les grands médias américains, jusque chez certains conservateurs bien trop indulgents, et, c’est une évidence, dans les grands médias européens et français.

Dans le contexte des turbulences immenses qui agitent le Proche-Orient aujourd’hui, certaines données doivent être soulignées une fois de plus.

Chacun le sait ou devrait le savoir, Barack Obama n’a jamais associé dans un seul de ses propos publics les mots « terrorisme » et « islam ». A chaque fois qu’il a parlé d‘islam, strictement à chaque fois, cela a été pour parler comme s’il était toujours musulman. Il a récemment évoqué la possibilité de faire de l’Aïd al-Fitr, jour de la fin du ramadan, un jour férié aux Etats-Unis.

Il a fait entrer des membres des Frères Musulmans dans son administration (une dizaine au total), a soutenu et facilité l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Egypte, et montré sa vive désapprobation lorsque Abdel Fattah al-Sissi est arrivé au pouvoir. Il a présenté à de nombreuses reprises Recep Tayyip Erdogan comme un dirigeant exemplaire.

Il n’a cessé de chercher, depuis son arrivée au pouvoir, un rapprochement avec l’Iran des mollahs.

Il peut apparaître comme l’un des créateurs de l’Etat Islamique, puisqu’il n’a strictement rien fait pour empêcher la montée en puissance de celui-ci en une période où il était encore possible de le faire, ce bien que les renseignements qui lui étaient transmis par la CIA et la NSA aient été très alarmistes.

Il ne se livre présentement à aucune action armée digne de ce nom contre l’Etat Islamique, mais à des bombardements délibérément insignifiants, qu’on peut qualifier, pour l’essentiel, de gesticulation.

L’accord qu’il vient de passer avec le régime iranien n’est en rien un geste contre l’Etat Islamique, mais une avancée supplémentaire vers les objectifs stratégiques qu’il s’est fixé.

L’Etat Islamique est hostile à l’Iran des mollahs. Mais il est hostile, surtout, au régimes du monde arabe sunnite.

L’Iran des mollahs entend endiguer l’Etat Islamique, mais entend, surtout, déstabiliser les régimes du monde arabe sunnite, qui sont précisément ceux que l’Etat Islamique menace.

Si l’Etat Islamique dirige ses actions destructrices vers la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Iran des mollahs n’y verra aucun inconvénient.

 

Obama veut un Iran disposant d’une hégémonie régionale, sanctuarisé grâce à l’arme atomique

Obama veut un monde musulman dominé par l’islam radical, et l’avancée vers un monde musulman dominé par l’islam radical est en marche.

Obama veut, pour être plus précis encore, un Iran disposant d’une hégémonie régionale, sanctuarisé grâce à l’arme atomique, et un Etat sunnite radical balayant les dirigeants sunnites non radicaux. Il veut que cet Etat ne s’en prenne pas à l’Iran, mais à la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, ainsi qu’aux Emirats.

Il compte sur la Turquie d’Erdogan pour superviser l’Etat Islamique, ce que la Turquie d’Erdogan fait depuis des mois.

Certains observateurs myopes ont imaginé qu’après un attentat attribué à l’Etat Islamique dans les régions kurdes de Turquie, Erdogan allait entrer en guerre contre l’Etat Islamique : ces observateurs oublient que l’attentat en question a visé des Kurdes, et qu’Erdogan, tout en disant entrer en guerre contre l’Etat Islamique, s’en est pris, depuis, presque uniquement aux positions kurdes en Syrie et dans le Nord de l’Irak.

Ce qu’ils oublient est qu’Erdogan ne veut à aucun prix d’une autonomie kurde qui pourrait faire tache d’huile. Ce qu’ils semblent ne pas voir est qu’Obama ne dit rien (sinon quelques mots sans poids) contre les attaques subies par les Kurdes et entend au contraire mettre en place avec Erdogan une zone tampon sur la frontière entre la Syrie et la Turquie aux fins d’endiguer les Kurdes. L’autorisation par la Turquie de la base d’Incirlik aux fins que les Etats Unis intensifient leurs opérations contre l’Etat Islamique est, pour l’heure, une simple opération de communication et vient dissimuler le feu vert donné par Obama aux opérations contre les Kurdes.

Ce à quoi Obama ne s’attendait pas, et qui ne faisait pas partie de son équation, est le présent rapprochement entre l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats (sauf le Qatar), et Israël.

 

source

 

Guy Millière – Six années et six mois ont passé depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Les documents concernant son passé ont été depuis longtemps exhumés. Je les ai analysés dans les deux livres que j’ai consacré au personnage. Les documents concernant son action et la logique qui sous tend celle-ci sont très largement disponibles.

L’aveuglement volontaire continue néanmoins à régner très largement dans les grands médias américains, jusque chez certains conservateurs bien trop indulgents, et, c’est une évidence, dans les grands médias européens et français.

Dans le contexte des turbulences immenses qui agitent le Proche-Orient aujourd’hui, certaines données doivent être soulignées une fois de plus.

Chacun le sait ou devrait le savoir, Barack Obama n’a jamais associé dans un seul de ses propos publics les mots « terrorisme » et « islam ». A chaque fois qu’il a parlé d‘islam, strictement à chaque fois, cela a été pour parler comme s’il était toujours musulman. Il a récemment évoqué la possibilité de faire de l’Aïd al-Fitr, jour de la fin du ramadan, un jour férié aux Etats-Unis.

Il a fait entrer des membres des Frères Musulmans dans son administration (une dizaine au total), a soutenu et facilité l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Egypte, et montré sa vive désapprobation lorsque Abdel Fattah al-Sissi est arrivé au pouvoir. Il a présenté à de nombreuses reprises Recep Tayyip Erdogan comme un dirigeant exemplaire.

Il n’a cessé de chercher, depuis son arrivée au pouvoir, un rapprochement avec l’Iran des mollahs.

Il peut apparaître comme l’un des créateurs de l’Etat Islamique, puisqu’il n’a strictement rien fait pour empêcher la montée en puissance de celui-ci en une période où il était encore possible de le faire, ce bien que les renseignements qui lui étaient transmis par la CIA et la NSA aient été très alarmistes.

Il ne se livre présentement à aucune action armée digne de ce nom contre l’Etat Islamique, mais à des bombardements délibérément insignifiants, qu’on peut qualifier, pour l’essentiel, de gesticulation.

L’accord qu’il vient de passer avec le régime iranien n’est en rien un geste contre l’Etat Islamique, mais une avancée supplémentaire vers les objectifs stratégiques qu’il s’est fixé.

L’Etat Islamique est hostile à l’Iran des mollahs. Mais il est hostile, surtout, au régimes du monde arabe sunnite.

L’Iran des mollahs entend endiguer l’Etat Islamique, mais entend, surtout, déstabiliser les régimes du monde arabe sunnite, qui sont précisément ceux que l’Etat Islamique menace.

Si l’Etat Islamique dirige ses actions destructrices vers la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, l’Iran des mollahs n’y verra aucun inconvénient.

 

Obama veut un Iran disposant d’une hégémonie régionale, sanctuarisé grâce à l’arme atomique

Obama veut un monde musulman dominé par l’islam radical, et l’avancée vers un monde musulman dominé par l’islam radical est en marche.

Obama veut, pour être plus précis encore, un Iran disposant d’une hégémonie régionale, sanctuarisé grâce à l’arme atomique, et un Etat sunnite radical balayant les dirigeants sunnites non radicaux. Il veut que cet Etat ne s’en prenne pas à l’Iran, mais à la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, ainsi qu’aux Emirats.

Il compte sur la Turquie d’Erdogan pour superviser l’Etat Islamique, ce que la Turquie d’Erdogan fait depuis des mois.

Certains observateurs myopes ont imaginé qu’après un attentat attribué à l’Etat Islamique dans les régions kurdes de Turquie, Erdogan allait entrer en guerre contre l’Etat Islamique : ces observateurs oublient que l’attentat en question a visé des Kurdes, et qu’Erdogan, tout en disant entrer en guerre contre l’Etat Islamique, s’en est pris, depuis, presque uniquement aux positions kurdes en Syrie et dans le Nord de l’Irak. Ce qu’ils oublient est qu’Erdogan ne veut à aucun prix d’une autonomie kurde qui pourrait faire tache d’huile. Ce qu’ils semblent ne pas voir est qu’Obama ne dit rien (sinon quelques mots sans poids) contre les attaques subies par les Kurdes et entend au contraire mettre en place avec Erdogan une zone tampon sur la frontière entre la Syrie et la Turquie aux fins d’endiguer les Kurdes. L’autorisation par la Turquie de la base d’Incirlik aux fins que les Etats Unis intensifient leurs opérations contre l’Etat Islamique est, pour l’heure, une simple opération de communication et vient dissimuler le feu vert donné par Obama aux opérations contre les Kurdes.

Ce à quoi Obama ne s’attendait pas, et qui ne faisait pas partie de son équation, est le présent rapprochement entre l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats (sauf le Qatar), et Israël.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions