Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 00:47

Profitons des moments de calme estival pour dépoussiérer nos calculettes et effectuer quelques divisions et multiplications qui démontrent combien le calme apparent sur le front des finances publiques est annonciateur de futures tempêtes si l’on considère notamment le dernier chiffre de stagnation de notre PIB.

Retenez bien ces données.

Fin 2011, le PIB français s’élevait à 2059 milliards d’euros. Fin 2014, il atteignait 2132 milliards. Fin 2011, la dette publique au sens de Maastricht s’élevait à 1717 milliards pour atteindre 2037 milliards fin 2014.

Comme nous ne disposons pas de statistiques définitives pour le premier semestre 2015, nous nous sommes contentés de ces chiffres, mais les tendances observables depuis le début de cette année sont les mêmes. Ainsi, la dette publique a-t-elle crû de 18,63% alors que le PIB n’augmentait que de 3,54% sur cette période de trois ans. Dit autrement, la dette a crû de 320 milliards d’euros courants contre seulement 73 milliards pour le PIB.

Il faut en conclure que la France a détruit en trois ans 247 milliards de richesse nette. Ceci correspond à 11,58% du PIB, selon les chiffres atteints fin 2014. Bref, la destruction annuelle moyenne de richesse équivaut désormais au montant du déficit public.

Cela ne signifie pas que ledit déficit soit à l’origine exclusive de cette volatilisation. Mais cela suffit à montrer l’inanité des préconisations d’un keynésianisme abâtardi qui cache la volonté des clientèles et des « élites » de l’État de faire perdurer une situation qui ressemble chaque jour un peu plus à une faillite.

À ce rythme, et il y a très peu de chances que la situation s’améliore sensiblement d’ici 2017, la présidence Hollande se sera traduite par une destruction de 15% de la richesse produite en un an sur le sol français, un pourcentage supérieur au résultat de son prédécesseur qui avait pourtant dû, en ce qui le concerne, faire face à la grave crise internationale de 2008. Hollande aurait pu bénéficier du fameux « alignement de planètes » marqué par la baisse concomitante des prix de l’énergie, du taux de change de l’euro et des taux d’intérêt. Il n’en tire qu’un avantage minime.

En un mot, la situation de nos finances publiques est de plus en plus désastreuse et l’annonce de la stagnation du PIB au deuxième trimestre 2015 va aggraver les choses. L’agence de notation Moody’s ne s’y est pas trompée. Elle relève un inquiétant repli des recettes fiscales nettes de l’État au premier semestre (- 1% par rapport à la même période en 2014) alors que les dépenses publiques n’ont reculé que de 0,3%. À quand la prochaine dégradation ?

Ajoutons enfin que les chiffres de Maastricht sont trompeurs. Si l’on tient compte des engagements de la France auprès du MESF ou du FMI, qui ne peuvent plus être considérés comme théoriques car ils devront servir par exemple à éponger le désastre financier grec, il faudrait augmenter de plus de 100 milliards d’euros le montant de notre dette publique.

Et tout cela se produit malgré une politique monétaire de la BCE plus qu’accommodante, au prix du viol de ses propres statuts. Plutôt que d’agir directement sur le cours de l’euro, en annonçant par exemple un objectif de taux versus le dollar et le yuan, la BCE opère par le truchement du rachat de dettes publiques sur le marché secondaire et l’augmentation corrélative de la masse monétaire qui n’a qu’un effet limité sur un des problèmes majeurs des pays du Sud : la surévaluation de la devise européenne au regard de leurs capacités économiques. Bref, la BCE continue de manier un bistouri avec des gants de boxe.

Quant à la deuxième partie du problème français : l’hypertrophie d’un secteur public sous productif et la pesanteur de règlementations absurdes, il n’a été abordé que par le biais de mesurettes du type de la loi Macron qui prennent grand soin de ne jamais toucher la clientèle électorale socialiste, précisément celle qui a le plus à perdre, à court terme, aux nécessaires réformes.

Eh bien, ce n’est pas grave, remettons un peu de crème bronzante avant l’éruption du volcan…

SOURCE


Sur le web

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie