Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 02:55
 
 
 

 

 

Mais pourquoi a-t-on besoin de quotas ?

 
Bien sûr, tous ceux qui oseront critiquer cette idée devront sans doute subir un procès en inhumanité, pour ne pas dire autre chose. Malgré tout, quand on parvient à dépasser l’émotion, cette idée devient effarante. D’abord, quel est le besoin de ces deux chefs d’Etat de demander un quota de migrants obligatoires à l’UE ? Ne pourrait-il pas bien plus simplement dire qu’ils s’engagent à en recevoir un certain nombre, sans devoir passer par des quotas obligatoires ? N’aurait-il pas été plus simple que les chefs de l’Etat qui le souhaitent se réunissent, annoncent tous un chiffre, dont la somme totale aurait montré que l’Europe prend sa part à l’accueil des réfugiés ? Pourquoi donc les deux pays les plus importants ont besoin de passer par un quota fixé par l’UE, soit, en fait, en bonne partie par eux-mêmes ?
 
Bien sûr, on peut dire que c’est le moyen d’imposer à ceux qui ne le souhaitent pas d’accueillir des réfugiés, mais, dans le contexte actuel, on ne voit pas comment cela pourrait davantage les pousser à le faire. La seule chose que cela risque de produire, ce sont de nouvelles discussions sans fin et acrimonieuses, sur un sujet où cela n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux. Alors qu’il suffirait que les chefs d’Etat se réunissent aujourd’hui et donnent chacun un chiffre, ce qui serait un geste fort. L’idée même d’un quota obligatoire est révoltante car elle va dans le sens d’un monde dirigé par un droit qui dépasse les volontés démocratiques des peuples, comme l’avait bien analysé Jacques Sapir. Enfin, dans un espace Schengen sans frontières, n’est-il pas un peu illusoire de fixer des quotas par pays ?
 
Humanisme et démocratie
 
 

Malheureusement, il semble impossible de débattre de ces choses, comme l’illustrent malheureusement un peu les commentaires sur les papiers écrits à ce sujet. Voilà pourquoi il est rafraîchissant de lire le papier de Joseph Macé-Scaron dans Marianne, qui demande « est-ce déplacé de relever que l’Allemagne vieillissante vivant une crise démographique a un besoin structurel en main d’œuvre ? L’impéritie de nos gouvernants ne doit pas masquer le sens berlinois de l’intérêt bien compris ». Il dénonce également la confusion entretenue entre les migrants et les réfugiés. Bien sûr, la France peut contribuer à l’accueil, temporaire, de réfugiés de guerres, surtout quand elles sont en partie le fruit des interventions occidentales, quand il y a une véritable urgence humanitaire, ce qui est sans doute le cas en Syrie.

 
En revanche, cela ne remet pas en cause la présence de frontières ou leur volonté de les faire respecter, comme veulent le faire les Hongrois, soumis à un flux totalement disproportionné par rapport à la taille du pays. Ne peut-on pas peut accueillir des réfugiés sans laisser ses frontières totalement ouvertes ? En fait, c’est le débat qui ne fontionne pas, entre excommunications réciproques de ceux qui semblent souhaiter vouloir accueillir tout le monde et ceux qui le refusent. FigaroVox a publié un papier intéressant sur l’écart entre l’opinion publique et l’émotion médiatique, marqué pour les électeurs de droite et du FN, et dans les classes populaires. Cela pose des questions sur ses injonctions venues de haut à accueillir les migrants et les réfugiés, marqueur d’une vraie fracture de la société.
 

 

Bien sûr, la France peut accueillir des refugiés de Syrie. Mais cela ne doit pas nous exonérer d’une capacité à en débattre. Car les injonctions venues d’en haut, fussent-elles humanistes, quand elles se coupent trop des citoyens, versent dans une forme d’autoritarisme, certes bienpensant, mais pas moins autoritaire.

 

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration