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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 02:04

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Depuis le 2 juin et l’évacuation du campement du boulevard de la Chapelle — où près de 500 migrants s’entassaient dans des conditions sanitaires déplorables —, les opérations se sont multipliées dans le nord de Paris. Des évacuations, des « mises à l’abri », mais aussi des manifestations, des occupations illégales…

Les migrants évacués des campements sauvages de la capitale (près de 1 300 personnes ont été prises en charge à ce jour) sont conduits dans les 28 centres d’hébergement d’urgence (CHU) pour sans-abri d’Ile-de-France où ils peuvent rester jusqu’à un mois. Le temps pour eux d’engager les démarches pour obtenir le statut de réfugiés qui permet, en théorie, d’obtenir une place en Cada (Centre d’accueil des demandeurs d’asile).

Avec la montée en puissance des arrivées, depuis le début de l’été, ce dispositif a été considérablement renforcé. Chaque semaine, un « comité de pilotage » rassemblant tous les acteurs du dossier (administrations, associations, organismes sociaux…) se tient à la préfecture de région pour dresser un état des lieux précis de la situation. Combien de places en CHU ? Combien de rendez-vous de migrants dans les préfectures ? Combien d’ouvertures de dossiers de demandes d’asile ?

 

Le camp d’Austerlitz

(LP/Philippe Lavieille.)

 

Une association sociale a même été missionnée pour aider les migrants, souvent totalement perdus dans les complexes procédures d’asile. Des médiateurs sociaux arabophones rencontrent désormais régulièrement les migrants accueillis en CHU pour les aider à traiter leur dossier. « Notre objectif, c’est de fluidifier le dispositif, de simplifier les procédures et d’accélérer les passages des migrants vers le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile. Il faut pouvoir libérer rapidement des places en CHU pour l’accueil d’autres migrants à la rue », résume Sophie Brocas, préfète de Paris.

Difficile, voire impossible, de chiffrer précisément le nombre de personnes concernées. Le dossier prioritaire de la préfecture de région, c’est le campement d’Austerlitz : un village de tentes qui s’étire sur les quais de Seine dans le XIIIe et qui « abrite » désormais 300 à 400 migrants.

Mais il y a aussi des petits campements (100 à 150 occupant au total selon les autorités) qui se sont récemment reformés aux abords du métro La Chapelle. Sans parler du « squat » du lycée Jean-Quarré (XIXelire ci-dessous). Ce bâtiment scolaire désaffecté compterait aujourd’hui plus de 250 occupants.

« Avec la Ville de Paris, nous continuons à recenser les bâtiments vacants où des centres d’accueil pourraient rapidement être créés. Il va nous falloir ouvrir encore plus de places d’hébergement », confirme-t-on à la préfecture de région....

Le lycée Jean-Quarré squatté

(LP/Lucie Martinez.)

 

Au lycée Jean-Quarré, des soutiens contestés

« On a une gauche qui mérite des droites. » Peinte en rouge, la phrase domine la cour de récréation du lycée hôtelier Jean-Quarré (XIXe). Ce samedi après-midi, des migrants y jouent au football et au basket sous un soleil de plomb. Il y a un mois, cet établissement a été investi par le comité la Chapelle en lutte qui l’a aussitôt reconverti en Maison des réfugiés. Aux dires des membres de ce collectif créé au début de l’été, entre 200 et 250 sans-papier — Erythréens, Afghans, Libyens… — y trouvent actuellement refuge.

Mise devant le fait accompli, la mairie de Paris a annoncé son intention de transformer le lieu en un centre d’hébergement d’urgence (CHU). Une décision rejetée en bloc par le comité. « Nous voulons un centre d’accueil avec des permanences juridiques et sanitaires ainsi que des cours de français, tout ce qui n’existe pas dans un CHU », annonce Clémentine, infirmière à Sartrouville (Yvelines) et membre du collectif.

Cette opposition entre le groupe de riverains et de militants d’extrême-gauche et la Ville de Paris n’est pas une première. Si les sans-papiers apprécient cette aide citoyenne et bénévole — le collectif vit de dons d’argent, de denrées et de matériel et des cours de français ont lieu chaque après-midi —, les pouvoirs publics, eux, accusent le comité de leur mettre des bâtons dans les roues. « Que ceux qui n’ont rien à faire ne fassent rien », enjoignait le mois dernier Jean-François Carenco, le préfet de Paris et d’Ile-de-France..... Alexandre Arlot

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration