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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 00:37

Vladimir Poutine à Douchambé. Crédits : kremlin.ruIntervenant le 15 septembre lors du sommet de l’OTSC à Douchanbé, au Tadjikistan, le président russe Vladimir Poutine a exprimé son inquiétude quant à la situation au Proche-Orient et a justifié la position de Moscou vis-à-vis du régime de Bachar el-Assad.

Vladimir Poutine lors de la rencontre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), qui regroupe la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Crédits : kremlin.ru

« Depuis le retrait de la plupart des contingents militaires étrangers qui y stationnaient, la situation, malheureusement, se dégrade en Afghanistan. On voit croître une réelle menace de pénétration, sur le territoire des États frontaliers de l’Afghanistan, de groupes terroristes et extrémistes.

Et cette menace est d’autant plus inquiétante que le groupe que l’on connaît sous le nom d’ État islamique (EI) a aussi, à côté d’autres organisations terroristes, étendu son influence sur le territoire afghan », a-t-il déclaré.

L’échelle des activités de cette organisation a largement dépassé les frontières de l’Irak et de la Syrie, a souligné Vladimir Poutine, ajoutant que les terroristes précipitaient des peuples entiers dans le chaos et la misère.

« La situation est très grave, a martelé le président russe. L’EI contrôle des territoires importants en Irak et en Syrie. Les terroristes disent qu’ils avancent vers La Mecque et Médine. Ils prévoient d’étendre leur activité en Europe, en Russie et en Asie centrale et du Sud-Est. »

Le président a rappelé que des combattants originaires de nombreux pays du monde, y compris des États membres de l’OTSC, suivaient dans les rangs de l’EI « un endoctrinement idéologique et une formation militaire », et qu’il existait, par conséquent, un risque qu’ils reviennent dans leur pays.

La réunion de Douchanbé a également été l’occasion pour Vladimir Poutine de réitérer ses appels à la formation d’une coalition mondiale contre l’EI, précisant que la base de cette coalition devrait être composée « du gouvernement syrien, des milices kurdes et de ce qu’on appelle l’opposition modérée », ainsi que des autres pays-clés de la région.

Dans tous les cas, estime-t-on à Moscou, une telle initiative serait vouée à l’échec sans la participation des autorités syriennes. « Nous soutenons le gouvernement syrien dans sa résistance à l’agression terroriste, nous lui fournissons et nous continuerons de lui fournir toute l’aide technique et militaire nécessaire, et nous appelons les autres pays à se joindre à nous, a promis le président russe. Il est indispensable de penser également aux réformes politiques dans ce pays en guise de compromis. Et nous savons que le président Assad est prêt à partager la gestion de l’État avec les forces saines de l’opposition. »

Syrie intervention Russes

Un enfant blessé en Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis mars 2011. Crédits : worldhumanrights

Le dirigeant russe en a profité pour répondre aux accusations des pays occidentaux, qui établissent un lien entre la position de Moscou sur la question syrienne et l’augmentation du nombre de réfugiés quittant ce pays. « Les gens fuient avant tout les affrontements militaires, qui sont dans une large mesure provoqués depuis l’extérieur, a rappelé Vladimir Poutine.

Si la Russie n’avait pas soutenu la Syrie, la situation y serait aujourd’hui encore plus catastrophique qu’en Libye, et l’afflux de réfugiés, encore plus important. » Rappelons que, depuis le début du conflit, plus de 4 millions de Syriens ont quitté leur lieu de résidence.

Enfin, le président Poutine a évoqué les pays où Moscou n’avait pas « tenu bon » pour soutenir le maintien des régimes en place : la Libye, l’Irak, le Yémen et l’Afghanistan. « Ce n’est pas nous qui y avons détruit et continuons d’y détruire les institutions étatiques du pouvoir, en créant un vide que remplissent immédiatement les terroristes, a laissé entendre Vladimir Poutine, avant de résumer : donc personne ne réussira à nous faire porter le chapeau dans cette affaire. »

Le président russe a appelé les pays occidentaux à cesser d’utiliser les organisations terroristes pour remplacer les gouvernements qui leur déplaisent. « Il faut mettre de côté ses ambitions géopolitiques et renoncer aux doubles standards et à la politique d’utilisation directe ou indirecte de certains groupuscules terroristes pour atteindre ses objectifs propres, notamment le remplacement de gouvernements qui ne conviennent pas à tel ou tel », a annoncé Vladimir Poutine. Pour le président russe, « le bon sens élémentaire et la responsabilité en matière de sécurité régionale et globale exigent que la communauté internationale unisse ses forces contre la menace terroriste. »

Le président russe a également fait part de sa vision du système commun de sécurité euro-atlantique, qu’il estime nécessaire de mettre en place. « Je suis convaincu qu’il est indispensable de relancer le débat sur le thème de la création, dans la zone euro-atlantique, d’un système de sécurité commun et indivisible », a-t-il déclaré, soulignant qu’il fallait « conduire un inventaire complet des problèmes et désaccords accumulés » et, « sur la base de cette analyse, aller vers un débat sur les principes d’un développement politique stable ».

Vladimir Poutine a finalement assuré que « la collaboration dans le cadre de l’OTSC n’est pas dirigée contre qui que ce soit », et que l’organisation était ouverte à toute interaction constructive.

L’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), fondée en 1992, regroupe la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Elle s’est fixé pour mission de garantir la sécurité et défendre la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de ses États-membres.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International