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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 00:36

Niche fiscale-Frits Ahlefeldt-Laurvig-(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Ça y est. C’est l’automne. Le chenil des finances publiques est rouvert. Nos politiciens et nos hauts fonctionnaires essaient de faire coller toujours plus de dépenses avec toujours moins d’argent des autres (nos impôts). Ils maquillent le budget national pour que Bruxelles ne montre pas les dents. Chaque ministre, ministricule, secrétaire d’État et sous-secrétaire d’État grogne lorsqu’on veut toucher à son budget, à ses dépenses.


 

Plus grave, en revanche, reste l’aveuglement volontaire de nos hauts fonctionnaires du Trésor qui semblent penser que les taux bas le sont pour l’éternité. C’est le talon d’Achille de ce budget. Il va falloir lever 187 milliards d’euros (stable par rapport à 2015) sur les marchés car nos impôts ne suffisent pas à alimenter notre État obèse. « Dans notre scénario de taux que l’on peut qualifier de prudent, le taux français à 10 ans pourrait atteindre 2,4% à fin 2016″, nous indique Anthony Requin, le directeur général de l’Agence France Trésor.

Il est donc prévu que la charge de la dette passe de 42,4 milliards d’euros à 44,5 milliards d’euros.

Évidemment, la dette française n’est pas un stock homogène ; il y a des emprunts de maturité plus ou moins longue et les maturités les plus courtes sont les plus vulnérables.

L’Agence France Trésor prévoit qu’ils augmenteront de -0,17% en 2015 à +0,25% fin 2016, ce qui justifie les 2,1 milliards d’euros de plus. Les rendements ont déjà commencé à remonter depuis mai 2015. Ces chiffres vous montrent toute la vulnérabilité du budget national.


 

Les impôts baissent, donc vous allez en payer plus

Nous sommes en période pré-électorale. C’est donc le temps des cadeaux et du clientélisme. Moins de gens vont payer l’impôt sur le revenu, nous a promis le Président. Si 52,3% des gens le payaient en 2013, ils ne seront plus que 46,5% en 2016. Mais les recettes attendues en 2016 doivent être supérieures de 2,7 milliards d’euros à celles de 2015. 17 millions de foyers imposés mettront au pot 72,3 milliards d’euros, soit 4 253 euros en moyenne, gentiment lissés. Et chaque ménage imposé devra payer plus que l’année dernière. Mais les impôts vont baisser, nous dit-on…

 

 

Les niches fiscales qu’il nous reste

Ce terme de « niches » qui nous assimile, nous contribuables, à des chiens, est détestable. Non pas que je sois hostile à l’espèce canine, loin de là. Simplement, on pourrait trouver un terme plus approprié pour désigner les refuges recherchés par les 46,5% de foyers qui paieront l’impôt sur le revenu après s’être acquittés de la TVA, des charges sociales, de la CSG, de la CRDS, des taxes d’habitation, taxes foncières et autres impôts que tout le monde doit payer !

Et puis, en fait de « niches fiscales », bien trop souvent, on a eu de magnifiques attrape-nigauds ficelés et enrobés de défiscalisation à la sauce commerciale… La niche étant un joli piège.

Mais, mais… il y a peut-être espoir avec certaines d’entre elles. Généralement, les niches fiscales présentent deux inconvénients.

 

  • Soit elles visent à vous faire endosser un rôle que l’État n’assume pas. Exemple typique : la défiscalisation immobilière dite Duflot. Vous vous engagez à louer à une clientèle dite défavorisée. Bercy prétend donc vous transformer en loueur HLM…
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  • mais ce n’est pas votre rôle :
    – soit vous faites la charité et vous maîtrisez durée et montant ;
    – soit vous louez au prix du marché et vous investissez en calculant soigneusement votre rendement.
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  • Soit elles ont été élaborées pour faire plaisir à tel ou tel lobby (écologistes, producteurs de cinéma, nationalistes corses, promoteurs immobiliers…). Elles n’ont alors aucune logique économique et seront le plus souvent de mauvais investissements.


En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2015/10/18/225779-les-impots-en-2016-en-baisse-vraiment#BLocCvGX1ejUjMHx.99

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie