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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 19:46

Des migrants libanais, originaires du secteur de Mina, à Tripoli, la grande ville du Liban-nord, ont été arraisonnés au large des côtes grecques. Capture d’écran

LIBAN : 35 clandestins palestiniens et un Libanais, qui tentaient de quitter le Liban par la mer, ont été interceptés au large de Sarafand.

La vague de migration clandestine a pris une ampleur inédite au Liban, illustrée par la tragédie qui a frappé la famille Safwan, dont sept des membres ont péri au large de la mer Egée. Deux sont toujours portés disparus. Ces dernières semaines, les interceptions d’embarcations transportant des Libanais candidats au départ au large des côtes libanaises se sont multipliées.

Vendredi, des migrants libanais, originaires du secteur de Mina, à Tripoli, la grande ville du Liban-nord, ont été arraisonnés au large des côtes grecques, a indiqué la chaîne locale LBCI. Dans une vidéo envoyée par ces passagers clandestins, ces derniers expliquent que leur bateau a été intercepté en mer et qu’ils ont été escortés en Grèce par les gardes-côtes.

Ces migrants ont survécu à cette traversée, contrairement aux sept membres de la famille Safwan qui ont péri lors du naufrage, le 15 octobre dernier, de leur embarcation qui devait les transporter de la Turquie vers la Grèce, alors que leur objectif final était l’Allemagne. Les victimes ont été enterrées jeudi à Ouzaï, dans la banlieue sud de Beyrouth, dans une atmosphère emplie de profonde tristesse et de colère. Les funérailles ont eu lieu en présence de deux survivants du naufrage, alors qu’un troisième est toujours retenu par les autorités turques. Deux membres de la famille sont toujours portés disparus.

Autre signe significatif de ce phénomène grandissant, le démantèlement, ces dernières semaines, de plusieurs réseaux de passeurs, libanais et étrangers, dans des localités du littoral libanais, principalement dans le nord et le sud du pays.

 

(Lire aussi : La prochaine vague de migrants pourrait venir du Liban)

 

Ce phénomène ne se limite pas aux seuls Libanais. Vendredi, 35 clandestins palestiniens et un Libanais, qui tentaient de quitter le Liban par la mer, ont été interceptés au large de Sarafand, près de Tyr, au Liban-sud, a indiqué l’armée libanaise.
Quatorze réfugiés palestiniens venus du camp de Yarmouk, en Syrie, et 21 réfugiés provenant de camps palestiniens au Liban, étaient à bord de l’embarcation pouvant contenir 10 personnes. Ils ont été arraisonnés vers 3h30 du matin à deux miles des côtes libanaises, alors qu’ils naviguaient en direction de la Turquie, précise l’armée. Aucune information sur le clandestin libanais n’a été communiquée. Plus tôt dans la journée, des médias locaux avaient affirmé que l’embarcation avait été vendue il y a un mois par son propriétaire originaire de Sarafand.

Le 30 septembre dernier, les forces de sécurité libanaises avaient arrêté 40 Palestiniens, partis du grand camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, à Saïda, dans le sud du Liban, alors qu’ils tentaient de quitter en bateau la ville de Tripoli. Leur destination finale étant, là aussi, l’Allemagne. Ces trois derniers mois, les réfugiés syriens fuyant la guerre civile dans leur pays ont quitté par milliers le port de Tripoli à bord de ferries pour la Turquie, dans l’espoir d’atteindre ensuite l’Europe.

 

(Lire aussi : Les réfugiés palestiniens au Liban et en Syrie rêvent aussi d’Europe)

 

De nombreux instances internationales avaient anticipé la possibilité que le Liban puisse devenir une nouvelle plate-forme de migrations clandestines, surtout avec l’enlisement du conflit en Syrie. Le commissaire à l’Élargissement de l’UE, Johannes Hahn, avait estimé, dans un entretien au quotidien allemand Die Welt publié le 26 septembre dernier, que « la prochaine grande vague » de migrants en Europe pourrait venir du Liban, un « Etat fragile » où la situation est « dramatique ».

Pour freiner l’afflux de migrants vers l’Europe, l’UE, qui fait face à la pire crise migratoire depuis 1945, veut aider financièrement des pays voisins de la Syrie, dont le Liban, parfois submergés, à mieux accueillir les réfugiés.

Les 28 Etats membres de l’UE avaient ainsi convenus de mobiliser au moins un milliard d’euros supplémentaires pour les agences de l’Onu venant en aide aux réfugiés dans les pays voisins de la Syrie.

Ils vont aussi assister le Liban, où se trouvent plus d’un million de réfugiés syriens, la Jordanie et la Turquie ainsi que d’autres pays au travers d’un fonds régional.

La crise des réfugiés était d’ailleurs au centre du discours prononcé par le Premier ministre libanais Tammam Salam devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, en septembre dernier. « La crise des réfugiés représente le plus grand défi pour le Liban », avait-il déclaré.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS