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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 19:45

La chronologie des faits

SOURCE  Il est 21h20 vendredi : le match France-Allemagne a commencé depuis une vingtaine de minutes, l'esplanade et les abords du Stade de France à Saint-Denis sont quasi déserts quand, au niveau de la porte D, le premier jihadiste actionne le détonateur de sa ceinture explosive remplie de TATP (explosif artisanal) et de boulons. Un passant, proche de lui, est tué.

Dix minutes plus tard, porte H : nouvelle détonation. Seule victime : le jihadiste, dont le corps coupé en deux gît sur le bitume. La vitrine du restaurant voisin est à peine fendue. Peu avant 22 heures, dans une rue voisine, une dernière explosion ne tue que le porteur de la ceinture piégée, dans l'entrée d'une impasse comme s'il s'était isolé avant d'appuyer sur le bouton mortel.

"Concrètement, ce qu'ils ont fait, à part se suicider, ça n'a aucun sens."

Des suicides plutôt que des attentats

"C'est incompréhensible", confie dimanche, sous le sceau de l'anonymat, une source policière. "Il est miraculeux qu'il y ait eu si peu de victimes. Concrètement, ce qu'ils ont fait, à part se suicider, ça n'a aucun sens."

"Ce n'est pas la bonne heure : si vous voulez faire un carnage, vous faites ça au moment de l'entrée ou de la sortie des spectateurs", ajoute le même policier. "Autant ce qui s'est passé dans Paris intra-muros a du sens, autant là ce sont juste des mecs qui se sont suicidés." S'ils s'étaient mêlés, une heure plus tôt, aux files de supporters attendant d'entrer dans le stade, ils auraient tué ou blessé des dizaines de personnes.

Ils auraient obtenu en quelques secondes une couverture médiatique mondiale, peu de temps avant que des tireurs ne commencent à ensanglanter le centre de Paris.

S'ils avaient attendu la fin du match, quand des milliers de personnes se pressent vers le métro, ils auraient là aussi fait de terribles dégâts, d'autant que Paris aurait déjà été sous le coup des attaques contre les restaurants et le Bataclan.

"L'hypothèse la plus probable : ils n'étaient pas bien malins et se sont fait sauter à l'heure prévue"

L'ancien chef d'un service français de renseignement, qui demande lui aussi à rester anonyme, estime que "vu ce que portaient les trois kamikazes, des ceintures légères plus que des gilets, on peut penser que s'ils avaient attendu d'être au sein d'une foule ils auraient tué autour d'eux au moins cinq ou six personnes chacun, et fait une vingtaine de blessés".

Un plan appliqué à la lettre ?

"Ils auraient créé une panique incroyable. La panique, par effet indirect, c'est terrible. Les gens se piétinent. Il y aurait eu un effet terrorisant bien supérieur. Il va falloir attendre les résultats d'une enquête approfondie, remonter le fil de l'opération, si tant est qu'on puisse pouvoir le faire, pour essayer de comprendre ce qu'ils ont fait."

"Pour l'instant, l'hypothèse la plus probable", conclut l'ancien spécialiste du renseignement, "c'est qu'ils avaient pour consigne de taper à 21h20 pour se coordonner avec le Bataclan. Ils n'étaient peut-être pas bien malins, ils n'avaient pas réussi à se positionner là où ils auraient dû, ils se sont fait péter à l'heure où on leur a dit..."

SOURCE

e carnage a eu lieu dans les Xe et XIe arrondissements de Paris. Il aurait pu se produire également à Saint-Denis, aux abords du Stade de France, où trois kamikazes se sont fait sauter ne tuant qu'une personne, là où ils auraient pu faire beaucoup plus de victimes.

Pourquoi leur bombe a-t-elle été déclenché dans des lieux isolés ?Enquêteurs et experts ne se l'expliquent pas encore.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS