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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 02:53

L'accueil réservé aux dirigeants européens au sommet du G20, dimanche prochain à Antalya (Turquie), risque d'être plutôt tiède: l'UE vient de rendre officiel un rapport resté longtemps confidentiel sur les attaques répétées contre la justice, la presse et la minorité kurde de la part du régime de Recep Tayyip Erdogan, l'homme fort d'Ankara.

L'engagement démocratique de la Turquie est désormais «contrebalancé par l'adoption de lois contraires aux normes européennes regardant l'état de droit, la liberté d'expression et la liberté de réunion», conclut la commission Juncker dans cette évaluation, faite chaque année depuis qu'Ankara est candidate à une adhésion à l'UE.

Bruxelles avait délibérément suspendu la publication du document avant les élections qui viennent de renforcer le président Erdogan. Avec le secret espoir qu'il se montrerait mieux disposé à aider l'Europe à contrôler le flot des réfugiés en mer Egée.

Le rapport vient au contraire illustrer le grand écart auquel doivent se livrer l'Europe - et surtout la chancelière Angela Merkel - s'ils veulent enrôler la Turquie dans cette mission urgente de garde-frontière.
Le pays, plaque-tournante entre la Syrie et l'Europe, héberge 2,2 millions de réfugiés que l'UE cherche désespérément à fixer sur place. L'ONU vient de réviser ses hypothèses en hausse et prévoit 600.000 nouveaux arrivants depuis la Turquie dans les quatre mois à venir, après les 750.000 dénombrés en Europe depuis le début de l'année.

«Une pression politique accrue»

À l'inverse, les dirigeants européens ne peuvent plus fermer les yeux sur les dérives du système islamo-conservateur d'Erdogan. L'UE «espère la fin de l'escalade de la violence en Turquie et le retour à une solution négociée et durable de la question kurde», assurait Johannes Hahn, commissaire à l'Elargissement, en présentant le rapport mardi matin au Parlement européen.
La même ambivalence pèsera le week-end prochain, quand Angela Merkel et François Hollande se retrouveront à Antalya, à l'invitation du président turc.

Parmi les «graves reculs» identifiés cette année, Bruxelles dénonce en particulier «le rétrécissement de l'indépendance de la justice et du principe de séparation des pouvoirs (…), les juges et les magistrats se retrouvant sous une pression politique accrue».

La commission manifeste aussi une «inquiétude considérable» devant les procédures pénales engagées contre les journalistes et les auteurs, notamment sur internet. Elle dénonce enfin «le pouvoir discrétionnaire accru» et incontrôlé des services de sécurité.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS