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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 00:30

Les leadeurs européens et la Maison Blanche ne sont pas toujours d'accord sur de nombreuses questions, surtout concernant la Russie. Pourtant, on constate un changement majeur dans la stratégie européenne: les autorités et les médias ont récemment commencé à critiquer ouvertement Barack Obama pour ses décisions.

 

L'Europe commence à être déçue de la politique américaine et du président Barack Obama en personne, qui n'est plus associé à des changements positifs, constate le magazine américain Wall Street Journal.

"Pendant des années, l'Europe a perçu Barack Obama comme presqu'intouchable, un symbole de changements positifs aux États-Unis", constate l'auteur de l'article John Vinocur. 

Sept ans et de nombreuses promesses  en l'air après, l'état des choses n'est plus apparemment le même tant que "le continent est de plus en plus désillusionné de Barack Obama", fait remarquer le Wall Street Journal. Et d'ajouter, qu'il y a "une envie en Europe de le blâmer".

 

Actuellement les hommes politiques européens le condamnent  et surtout expriment leur envie "rationnelle de renouer les liens avec la Russie".

 

Selon le magazine, le bouleversement décisif dans la rhétorique européenne a eu lieu il y a deux semaines, quand Ronald Pofalla, qui était directeur de la chancellerie fédérale de 2009 à 2013, a réprimandé le président américain pour avoir contrarié Moscou.

"Ce n'était pas un pas intelligent de la part de Barack Obama d'avoir déclassé la Russie au niveau d'un pouvoir régional suite au conflit ukrainien", a lancé Ronald Pofalla cité par le Wall Street Journal.

Cette remarque serait passée inaperçue si d'autres politicien européens n'avaient pas pris le relais.  Ainsi, la semaine passée, l'ancien président français Nicolas Sarkozy a souligné qu'"à la différence de Barack Obama" il reconnaissait le "rôle global de la Russie". Le magazine le considère comme une humiliation ouverte à l'encore de Barack Obama.

 

Un bref aperçu d'autres médias montre la même image. Ainsi,  la revue allemande Tagesspiegel a parlé de M. Obama comme de celui dont "on n'a plus peur au Moyen Orient" dans un article intitulé "Indécis et timoré".

 

La faiblesse de l'autorité du chef d'Etat américain a été récemment démontrée par la décision de signer le 4 septembre un accord sur la construction du gazoduc Nord Stream 2, laissant de côté l'Ukraine et la Pologne.

Outre Gazprom (51% des parts de la nouvelle société), Nord Stream 2 implique les allemands E.ON et BASF via sa filiale Wintershall, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, l'autrichien OMV (10 % chacun), ainsi que le français ENGIE (ex-GDF Suez; 9%). Tous ont signé un pacte d'actionnaires sur Nord Stream 2, projet qui prévoit la construction d'un nouveau système de gazoduc similaire à celui de Nord Stream 1. C'est-à-dire en passant sous la Baltique et en tirant parti de l'expérience du premier système désormais opérationnel.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151104/1019308132/etats-ubis-obama-russie-puissance-role-conscience.html#ixzz3qZJarM1K

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS