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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 01:49

SOURCE   N’en déplaise à certains lecteurs de ce site, dont les commentaires relèvent parfois plus de la brève de comptoir haineuse que de la jovialité et de l’esprit chrétien, Latifa ibn Ziaten est désormais une femme emblématique.
Nicolas Gauthier,
Journaliste, écrivain.
 
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique.À commander en ligne sur francephi.com.

René Galinier, 78 ans, cambriolé : et c’est encore lui le coupable !Les mosquées françaises prises d’assaut par les salafistes.Faire du feu dans sa cheminée ? Ce sera bientôt interdit !

 

N’en déplaise à certains lecteurs de ce site, dont les commentaires relèvent parfois plus de la brève de comptoir haineuse que de la jovialité et de l’esprit chrétien, Latifa ibn Ziaten est désormais une femme emblématique.

Elle est issue de l’immigration maghrébine, porte le voile et professe sa foi musulmane. Accessoirement, elle est la mère d’Imad ibn Ziaten, lui aussi Français de branche, musulman et engagé dans l’armée française : ce fut l’une des première victimes d’un certain Mohammed Merah.

Ce jeudi, cette dame, fondatrice de l’Association pour la jeunesse et la paix, a reçu le prix de la fondation Chirac, au musée du quai Branly ; ce, devant un parterre de personnalités, dont Bernadette Chirac et François Hollande.

« Mon fils est mort debout et je reste debout à chaque fois que je témoigne. […] J’ai besoin d’aide et de soutien. […] Je compte sur vous, Monsieur le Président, pour continuer mon combat. Si vous ne m’aidez pas, je perds mon courage. […] J’ai un bureau et deux salariés, et je n’ai même pas de toilettes… »

Bref, ce que demande cette dame, qui n’a rien d’une intermittente du spectacle en bonnet péruvien, ce ne sont pas que des moyens financiers, mais également une reconnaissance et, surtout, une prise de conscience :

« On a un problème dans les écoles, il y a beaucoup de souffrances, mais aussi dans les maisons d’arrêt des gens qui se convertissent à l’islam […] On doit faire des règles. Ce n’est pas le prisonnier qui commande. […] Il faut ouvrir les ghettos fermés… »

Lire aussi : Nous ne pouvons continuer à dire : ceci n’a rien à voir avec l’islam.
 

En un mot comme en cent, comment apprendre ou réapprendre à vivre ensemble, belle expression aujourd’hui si galvaudée ? Avec près, ou plus, de six millions de Français de confession musulmane, divisés entre ceux qui disent leur amour de notre maison commune et ceux qui en prônent la détestation, la tâche est tout, hormis aisée.

Tentant de répondre à cette épineuse question, la dernière livraison du Figaro Magazine, dont la une est titrée : « La France debout », Jean Sévillia – pas exactement un islamolâtre gauchiste et « lèche-babouches » – interroge des personnalités telles que le philosophe Pierre Manent ou Camel Bechikh, président de l’association Fils de France.

Pour le premier : « S’il faut fermer une mosquée salafiste ou expulser un prédicateur wahhabite, on mettra un point d’honneur à ne pas entraver l’ouverture d’une mosquée dont les fidèles méritent confiance. » Pour le second : « Nous militons pour que l’islam de France, intelligemment adapté à la culture française, ne soit plus pollué par l’influence d’États étrangers qui, dans cette guerre, semblent clairement ne pas être dans notre camp. »

Il est à rappeler que, dans le précédent numéro du même hebdomadaire, Jean Sévillia signait un fort intelligent dossier consacré au Coran, à l’occasion duquel il interrogeait longuement l’imam Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux. Et les deux hommes de conclure en substance que le meilleur rempart contre l’islamisme radical demeure l’islam traditionnel.

En ce sens, le fait qu’une Latifa ibn Ziaten soit à juste titre honorée demeure une bonne nouvelle, dans une actualité dont le moins qu’on puisse prétendre est qu’elle est plus que morose. Pour les uns comme pour les autres.

Nicolas Gauthier
source: boulevard voltaire

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS