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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 03:21
Генсек НАТО Йенс Столтенберг
Après avoir abattu le bombardier russe SU 24, la Turquie s'est immédiatement tournée vers l'OTAN et les Etats Unis, comme si elle avait été victime et non agresseur. Certes, la protection a été accordée, mais en faisant compendre que ça n'irait pas plus loin que des paroles. Dans le même temps, la Russie dispose des systèmes de défense anti-aérien S 400 en Syrie tout en se disant prête au dialogue. 
 

 

 

L'attaque de l'avion de guerre russe en Syrie par la Turquie ne fait pas l'unanimité. Des voix s'élèvent pour souligner que l'action de la Turquie n'est pas fondée, précipitée. Même l'OTAN n' a pas réussi à obtenir l'unanimité. Certes, la Turquie n'a pas été condamnée pour son acte, mais il lui a été demandé de ne pas surenchérir et de désamorcer le conflit avec la Russie.

 
La position américaine reste la plus radicale. Le Président Obama, hier, lors de la conférence de presse avec le Président français, répondant aux questions des journalistes, affirme que la Turquie a le droit de défendre son espace aérien et son intégrité territoriale, comme si la Russie était l'ennemi dans la région. D'ailleurs Obama d'insister que les frappes russes provoquent beaucoup de problèmes dans la région.
 
 
Quant au porte-parole du Département d'état , il annonce que les terroristes turkmènes à la frontière entre la Syrie et la Turquie, soutenus justement par la Turquie contre Assad, qui ont tirés sur les pilotes russes catapultés, avaient le droit de se défendre lorsqu'ils sont attaqués. A la question de savoir comment des pilotes éjectés et désarmés pouvaient présenter un quelconque danger, il n'y a pas eu de précision. 
 
Malgré cela, lors de leur conversation, les Présidents turc et américain ont "convenu" qu'il fallait désamorcer la situation. Autrement dit, les Etats Unis ne soutiendraient pas plus avant une escalade du conflit à l'initiative de la Turquie, allant jusqu'à préciser que de tels évènements ne devraient pas se reproduire.
 
Pour sa part, la Russie en a tiré les premières leçons. Sur le plan civil, l'importation de viande et autres produits turcs est interrompue au 1er décembre, il est conseillé aux agences de voyages de suspendre la vente de tours en Turquie. Sur le plan militaire, le ministère de la défense a suspendu hier la coopération militaire avec la Turquie mais a annoncé ce matin que les contacts étaient repris avec les membres de la coalition, notamment les Etats Unis et la Turquie. 
 
Dans le même temps, la Russie met en place un système de défense anti-aérien et anti-missiles S 400 sur la base militaire de Hmeimim en Syrie. Par ailleurs, les bombardiers russes voleront désormais sous la protection des chasseurs. Ces mesures de sécurité devraient dissuader toute nouvelle tentative turque, d'autant plus que les systèmes radars syriens sur cette base militaire avaient remarqués hier l'incursion, à l'inverse des allégations turques, de ces chasseurs turcs dans l'espace aérien syrien. 
 
Dans ce contexte tendu, la Russie envoie son ambassadeur en France ouvrir une porte diplomatique en affirmant qu'elle est toujours prête à coopérer avec tous ceux qui veulent lutter contre l'état islamique, même la Turquie si elle le veut. Cette coopération pouvant prendre plusieurs formes, de l'échange d'informations à un commandement unifié.
 
Le conflit est donc formellement désamorcé. Et la Turquie en ressort affaiblie. Reste à voir ce qu'il en sera de la coordination de la lutte contre le terrorisme en Syrie, les intérêts des parties en place semblent être réellement trop divergents. 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS