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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 02:54

SOURCE 

Plus de 3 000 chrétiens réfugiés d’Irak sont arrivés en France depuis août 2014.

Ils sont accueillis par des particuliers ou des congrégations religieuses, comme cette famille de Qaraqosh hébergée par les Filles de la Sainte Vierge de Salbert (Vienne).

©J.SCHMIDT-WHITLEY-CIRIC

EXCLUSIF MAGAZINE – Mise en place dès juillet 2014, la procédure d’urgence des visas destinée aux chrétiens d’Irak s’est enrayée au fil des mois. Interpellée par les associations d’accueil, l’Administration reste étrangement silencieuse.

Il n’y croyait plus.

Depuis un an, et ce Noël 2014 où sa femme et lui ont entendu un appel à la radio pour venir en aide aux chrétiens d’Irak, Philippe Miret remue ciel et terre pour accueillir une poignée de familles – quatre en tout, soit seize personnes – réfugiées dans les montagnes du nord de l’Irak.

(...)

Au total, dix mois auront été nécessaires pour faire aboutir la procédure de demande d’asile. Dix mois marqués par le silence de l’Administration et des refus incompréhensibles.

« Entre le 1er mars, date du dépôt des dossiers, et le mois de septembre, nous n’avons eu aucune nouvelle», se souvient Philippe Miret. Les mails envoyés au consulat à Erbil ? « Soit la boîte mail était bloquée, soit nous n’avions aucune réponse. »

Les réclamations adressées au préfet Jean-Jacques Brot, chargé de coordonner l’accueil des réfugiés syriens et irakiens en France, ou à la préfecture de la région Auvergne, n’ont pas été davantage couronnées de succès. « Personne ne savait pourquoi nos dossiers n’avançaient pas. » Les quelques bribes d’informations arrivaient uniquement par l’intermédiaire des familles irakiennes, et elles n’étaient pas réjouissantes…

Plus personne ne nous répond, ni le Quai d’Orsay, ni le ministère de l’Intérieur. Nous avons encore un nombre considérable de dossiers qui attendent à Erbil, Bagdad ou Beyrouth.

Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération d’entraide protestante

Le silence de l’Administration

Cette lenteur et ce dysfonctionnement administratifs, l’association clermontoise n’est pas la seule à les avoir subis. Entre août 2014 et décembre 2015, les délais d’instruction des visas pour l’asile en France sont passés de deux à dix mois.

À l’origine, il s’agissait pourtant d’une procédure d’urgence dénommée « Opération Irak ». Mise en place le 28 juillet 2014 à la demande des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, Bernard Cazeneuve et Laurent Fabius, elle devait permettre aux populations issues des minorités religieuses – en l’occurrence les chrétiens et les Yézidis – d’échapper aux persécutions de Daech en trouvant refuge en France.

Pour être éligibles, ces populations doivent soit avoir des membres de leur famille proche en France, soit avoir des liens forts avec la France – y avoir suivi des études par exemple –, soit se trouver dans une situation de grande vulnérabilité. À ces critères s’ajoute l’obligation de disposer d’une solution de logement privé dès leur arrivée en France. En contrepartie de ces conditions restrictives, l’État français s’était engagé à instruire rapidement les dossiers, c’est-à-dire dans un délai de deux mois.

« En août, septembre et octobre 2014, les premières familles sont arrivées très vite », se souvient Philippe Rodier, responsable de l’association Entraide pour les chrétiens d’Orient (EChO), à Toulouse.

« En moins de trois semaines, elles avaient obtenu leurs visas. On se disait : “Enfin, il y a une prise de conscience des pouvoirs publics”. » Mais l’euphorie a été de courte durée. « À partir du mois de novembre, tout s’est arrêté », s’étonne ce cadre de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Si neuf familles irakiennes – soit quarante-sept personnes – ont été accueillies par l’intermédiaire de l’association EChO, « 21 dossiers sur les 22 déposés sont toujours en souffrance », tonne son responsable.

Ailleurs, le constat est identique. « Depuis fin juillet, c’est la panne sèche », confirme Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération d’entraide protestante, investie dans l’accueil des réfugiés depuis de nombreuses années.

« Plus personne ne nous répond, ni le Quai d’Orsay, ni le ministère de l’Intérieur. Nous avons encore un nombre considérable de dossiers qui attendent à Erbil, Bagdad ou Beyrouth. »

« Les retards s’accumulent, et des familles attendent depuis plus de dix mois maintenant leurs papiers », déplore Yako Elish, secrétaire général de l’Association d’entraide aux minorités d’Orient (AEMO), très active en région parisienne. « À cela s’ajoutent de plus en plus de refus non motivés. En guise de réponse, on nous dit : “C’est comme ça”. »

source: famillechretienne.fr

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS