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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 01:21

Vitali Moutko en train de présenter les projets du football russe (deuxième en partant de la gauche). Crédits : kremlin.ru

Vitali Moutko en train de présenter les projets du football russe (deuxième en partant de la gauche). Crédits : kremlin.ru

SOURCE   

Le président russe a ouvert la séance en souhaitant un « bon anniversaire » à son ministre des sports, Vitali Moutko, qui fêtait ce 8 décembre ses 57 ans, et lui a remis une méthode d’apprentissage de l’anglais. « Vu que Vitali Leontievitch ne s’occupe pas seulement de sport national, qu’il ne gère pas seulement notre football mais est aussi très actif au niveau international, je veux lui offrir ce manuel d’auto-apprentissage de l’anglais », a déclaré M. Poutine, le sourire au coin des lèvres.

Ce cadeau présidentiel n’a rien d’un hasard. Vitali Moutko est tristement célèbre pour ses déclarations publiques dans un anglais approximatif. En 2010, notamment, le discours du ministre, alors qu’il présentait la candidature de la Russie au statut de pays-hôte de cette Coupe du monde de football 2018, avait fait fureur sur la Toile : la prononciation désastreuse du haut fonctionnaire a fait l’objet de toutes sortes de moqueries. La vidéo de son intervention, rebaptisée ironiquement Vitali Moutko : frome khiz khart, a récolté près de deux millions de vues.

En mai 2015, lors d’une réunion du comité exécutif de la FIFA à Zurich, Moutko s’était encore illustré en s’exprimant face aux journalistes dans un mélange de russe et d’anglais des plus personnels.

Un problème dans le système

La page humoristique tournée, Vladimir Poutine a entamé la discussion par les problèmes que rencontre aujourd’hui le football russe, dont le principal « réside dans le système même de gestion du football, dans l’organisation de la sélection et de la préparation des jeunes gens prometteurs, dans les méthodes et les formes de travail avec les entraîneurs et les joueurs ».

Le président, dénonçant notamment une « lutte entre les clubs » qui prend parfois des airs « de lutte entre porte-monnaie », a demandé au ministre des sports de « faire des propositions pour la formation d’un système lisible régissant l’activité financière des clubs de football professionnels ».

« Beaucoup de clubs, en étant financés sur les budgets régionaux, consomment une partie importante de l’ensemble des ressources destinées à la culture physique et au sport. Alors que dans le reste du monde, le football se finance de façon autonome, grâce aux droits sur les transferts, à la publicité, aux produits dérivés, etc. », a souligné M. Poutine.

Pour clore le sujet, le président a annoncé la nécessité de créer un programme d’actions en bonne et due forme. « Je propose donc l’élaboration d’une stratégie officielle de développement du football à l’horizon 2030 », a-t-il insisté.

Vitali Moutko a ensuite précisé que, si les régions allaient continuer à financer les clubs de football russes, ces fonds ne devraient pas servir à l’achat de joueurs. « Nous allons inscrire dans la loi que cet argent ne doit aller qu’à l’activité des clubs : aux écoles sportives pour les plus jeunes, etc. », a-t-il déclaré.

Le Mondial 2018

Stade kaliningrad

Etat des travaux du stade de Kaliningrad au 11 septembre 2015. Crédits : kgd2018.ru/

Vladimir Poutine n’a pas caché non plus l’existence de problèmes en matière de construction des stades qui devront accueillir les matchs du Mondial 2018.

« Il y a des difficultés sur quasiment tous les sites, mais c’est le stade de Kaliningrad qui nous pose le problème le plus alarmant. Le retard qu’on a laissé s’accumuler dans le projet doit être rattrapé dans les plus brefs délais », a insisté le chef d’État.

M. Moutko a reconnu l’existence de difficultés à Kaliningrad, soulignant pourtant que le projet avait passé toutes les expertises indispensables, et que le contrat de construction était déjà signé.

Toutefois, la ville connaît d’autres difficultés, notamment liées à la rénovation de son aéroport. « Personne ne s’occupe de l’aéroport, a alerté le président Poutine. Et il faut s’y atteler avec beaucoup plus d’attention. »

Malgré toutes ces remarques, Vitali Moutko a affirmé qu’il ne voyait pas de menace sur la réalisation des projets de la Coupe du monde de football 2018.

Aux origines

Cette attention si scrupuleuse portée au football en Russie au cours des cinq dernières années remonte au 2 décembre 2010, date à laquelle le pays a remporté, à Zurich, l’élection du pays-hôte du Mondial 2018. La Russie avait gagné au second tour avec plus de la moitié des voix, alors qu’elle était en compétition avec l’Espagne et le Portugal, les Pays-Bas et la Belgique, ainsi que l’Angleterre.

Depuis lors, des personnalités du monde du football et de la politique de divers pays n’ont cessé de dénoncer un vote malhonnête, mais sans jamais pouvoir fournir de preuves. Le comité pour l’éthique de la FIFA, à l’issue de sa propre enquête menée en novembre 2014, a annoncé n’avoir pas découvert d’infraction dans le processus de cette élection.

La Coupe du monde de football 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades de 11 villes de Russie : à Moscou, Saint-Pétersbourg, Kaliningrad, Kazan, Volgograd, Nijni Novgorod, Samara, Saransk, Ekaterinbourg, Rostov-sur-le-Don et Sotchi. Un an avant, en 2017, les villes de Moscou, Sotchi, Kazan et Saint-Pétersbourg accueilleront la Coupe des Confédérations de la FIFA.

SOURCE

Vitali Moutko en train de présenter les projets du football russe (deuxième en partant de la gauche). Crédits : kremlin.ru

Vitali Moutko en train de présenter les projets du football russe (deuxième en partant de la gauche). Crédits : kremlin.ru

Le président russe a ouvert la séance en souhaitant un « bon anniversaire » à son ministre des sports, Vitali Moutko, qui fêtait ce 8 décembre ses 57 ans, et lui a remis une méthode d’apprentissage de l’anglais. « Vu que Vitali Leontievitch ne s’occupe pas seulement de sport national, qu’il ne gère pas seulement notre football mais est aussi très actif au niveau international, je veux lui offrir ce manuel d’auto-apprentissage de l’anglais », a déclaré M. Poutine, le sourire au coin des lèvres.

Ce cadeau présidentiel n’a rien d’un hasard. Vitali Moutko est tristement célèbre pour ses déclarations publiques dans un anglais approximatif. En 2010, notamment, le discours du ministre, alors qu’il présentait la candidature de la Russie au statut de pays-hôte de cette Coupe du monde de football 2018, avait fait fureur sur la Toile : la prononciation désastreuse du haut fonctionnaire a fait l’objet de toutes sortes de moqueries. La vidéo de son intervention, rebaptisée ironiquement Vitali Moutko : frome khiz khart, a récolté près de deux millions de vues.

En mai 2015, lors d’une réunion du comité exécutif de la FIFA à Zurich, Moutko s’était encore illustré en s’exprimant face aux journalistes dans un mélange de russe et d’anglais des plus personnels.

Un problème dans le système

La page humoristique tournée, Vladimir Poutine a entamé la discussion par les problèmes que rencontre aujourd’hui le football russe, dont le principal « réside dans le système même de gestion du football, dans l’organisation de la sélection et de la préparation des jeunes gens prometteurs, dans les méthodes et les formes de travail avec les entraîneurs et les joueurs ».

Le président, dénonçant notamment une « lutte entre les clubs » qui prend parfois des airs « de lutte entre porte-monnaie », a demandé au ministre des sports de « faire des propositions pour la formation d’un système lisible régissant l’activité financière des clubs de football professionnels ».

« Beaucoup de clubs, en étant financés sur les budgets régionaux, consomment une partie importante de l’ensemble des ressources destinées à la culture physique et au sport. Alors que dans le reste du monde, le football se finance de façon autonome, grâce aux droits sur les transferts, à la publicité, aux produits dérivés, etc. », a souligné M. Poutine.

Pour clore le sujet, le président a annoncé la nécessité de créer un programme d’actions en bonne et due forme. « Je propose donc l’élaboration d’une stratégie officielle de développement du football à l’horizon 2030 », a-t-il insisté.

Vitali Moutko a ensuite précisé que, si les régions allaient continuer à financer les clubs de football russes, ces fonds ne devraient pas servir à l’achat de joueurs. « Nous allons inscrire dans la loi que cet argent ne doit aller qu’à l’activité des clubs : aux écoles sportives pour les plus jeunes, etc. », a-t-il déclaré.

Le Mondial 2018

Stade kaliningrad

Etat des travaux du stade de Kaliningrad au 11 septembre 2015. Crédits : kgd2018.ru/

Vladimir Poutine n’a pas caché non plus l’existence de problèmes en matière de construction des stades qui devront accueillir les matchs du Mondial 2018.

« Il y a des difficultés sur quasiment tous les sites, mais c’est le stade de Kaliningrad qui nous pose le problème le plus alarmant. Le retard qu’on a laissé s’accumuler dans le projet doit être rattrapé dans les plus brefs délais », a insisté le chef d’État.

M. Moutko a reconnu l’existence de difficultés à Kaliningrad, soulignant pourtant que le projet avait passé toutes les expertises indispensables, et que le contrat de construction était déjà signé.

Toutefois, la ville connaît d’autres difficultés, notamment liées à la rénovation de son aéroport. « Personne ne s’occupe de l’aéroport, a alerté le président Poutine. Et il faut s’y atteler avec beaucoup plus d’attention. »

Malgré toutes ces remarques, Vitali Moutko a affirmé qu’il ne voyait pas de menace sur la réalisation des projets de la Coupe du monde de football 2018.

Aux origines

Cette attention si scrupuleuse portée au football en Russie au cours des cinq dernières années remonte au 2 décembre 2010, date à laquelle le pays a remporté, à Zurich, l’élection du pays-hôte du Mondial 2018. La Russie avait gagné au second tour avec plus de la moitié des voix, alors qu’elle était en compétition avec l’Espagne et le Portugal, les Pays-Bas et la Belgique, ainsi que l’Angleterre.

Depuis lors, des personnalités du monde du football et de la politique de divers pays n’ont cessé de dénoncer un vote malhonnête, mais sans jamais pouvoir fournir de preuves. Le comité pour l’éthique de la FIFA, à l’issue de sa propre enquête menée en novembre 2014, a annoncé n’avoir pas découvert d’infraction dans le processus de cette élection.

La Coupe du monde de football 2018 se déroulera du 14 juin au 15 juillet dans 12 stades de 11 villes de Russie : à Moscou, Saint-Pétersbourg, Kaliningrad, Kazan, Volgograd, Nijni Novgorod, Samara, Saransk, Ekaterinbourg, Rostov-sur-le-Don et Sotchi. Un an avant, en 2017, les villes de Moscou, Sotchi, Kazan et Saint-Pétersbourg accueilleront la Coupe des Confédérations de la FIFA.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS