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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:06

ministère antonov

SOURCE  Mercredi 2 décembre, le ministère russe de la défense a présenté les preuves que la Turquie est le principal consommateur du pétrole extrait en Syrie et en Irak par l’État islamique. Ankara prépare sa riposte. Russie : 2 – Turquie : 1. Le match continue.

Le vice-ministre de la défense, Anatoli Antonov, le 2 décembre. Crédits : ministère russe de la défense

Défi accepté

Le match aller s’est déroulé lundi 30 novembre, en marge de laCOP21. Encore sur les nerfs une semaine après la destruction du bombardier russe à la frontière turco-syrienne, Vladimir Poutine a tiré le premier, affirmant aux journalistes que la Russie avait toutes les raisons de penser qu’Ankara avait abattu le Su-24 pour « pour protéger le trafic de pétrole contrôlé par Daech à destination de la Turquie ».

Le gardien turc avait été pris de court, et la deuxième mi-temps s’annonçait tendue. La Turquie, sur la défensive depuis l’incident, a finalement décidé de contre-attaquer à la dernière minute par une percée solitaire de son principal attaquant. « Si ces allégations sont avérées, je ne resterai pas à mon poste », a lancé mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan à son homologue russe.

Chiche ?

Profitant de l’avantage, la Russie a immédiatement remis la balle en jeu, mercredi 2 décembre, en convoquant une grande conférence de presse au ministère russe de la défense, à Moscou, devant une salle comble.

Images satellites et vidéos à l’appui, Moscou a assuré que non seulement la Turquie était bien le point d’arrivée du pétrole syrien provenant des gisements contrôlés par l’EI, mais également que le président turc Erdogan et sa famille étaient « directement impliqués dans le système de ce trafic ».

Carte du ministère de la défense. Les flèches montrent les trajets des flux de pétrole de l'EI vers la Turquie, selon Moscou.

Carte du ministère de la défense. Les flèches montrent les flux de pétrole de l’EI vers la Turquie, selon Moscou.

Le ministère russe a fondé ces accusations sur des images satellites et des enregistrements vidéo des trois itinéraires de livraison du pétrole syrien de l’EI en Turquie.
Celui de l’ouest est principalement utilisé de nuit, afin de transporter les hydrocarbures produits dans les gisements de Raqqa, fief de Daech, vers les ports turcs d’Alexandrette (Iskenderun) et Dörtyol, via les villes frontalières d’Azaz (Syrie) et Reyhanli (Turquie).
Le trajet du nord mène à la ville turque de Batman, et l’itinéraire est, à la municipalité turque de Cizre.

Carte et image satellite montrant la zone de raffinage de pétrole à Batman.

Carte et image satellite montrant la zone de raffinage de pétrole à Batman.

Le commandement russe s’est même permis de tacler le président turc en fin de match. « Nous connaissons la valeur des paroles d’Erdogan. Il a déjà été pris une fois en flagrant délit de mensonge par des journalistes turcs, qui avaient révélé que la Turquie livrait des armes aux terroristes, sous couvert d’aide humanitaire.
Ces journalistes ont été emprisonnés. Les dirigeants turcs, Erdogan en tête, ne démissionneront pas et ne reconnaîtront rien, même si leurs visages sont souillés par le pétrole volé », a conclu le vice-ministre de la défense, Anatoli Antonov.

Le président turc a quelques heures plus tard fait appel à ce carton rouge en démentant toutes les accusations avancées par la Russie, sans donner plus de détails pour l’instant. « Personne n’a le droit de calomnier la Turquie en l’accusant d’acheter du pétrole à l’Etat islamique, a assuré Erdogan, cité par Reuters, avant d’ajouter : Et je ne suis pas un homme sans principes qui serait prêt à en acheter à des terroristes. »
Le chef d’Etat a finalement répété qu’il était prêt à démissionner si la Russie lui présentait de vraies preuves de l’implication de son pays. Cela sent les tirs au but…

Vidéo du passage de camions-citernes à la frontière turco-syrienne, d’après Moscou

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS