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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 01:40
Bureau de vote à Ljubljana (Slovénie), lors du référendum du dimanche 20 décembre

EXCLUSIF MAGAZINE – Les pays de l’Europe orientale et balkanique résistent, plus ou moins bien, aux fortes pressions internationales en faveur des revendications militantes homosexuelles.

La Slovénie a rejeté le mariage pour les couples de même sexe, le 20 décembre dernier.

Sollicités par un référendum d’initiative populaire, les électeurs slovènes sont revenus à 63 % sur une loi précédemment votée par leurs députés, qui autorisait le « mariage homosexuel ». Signe qu’une mesure prise par un Parlement n’est pas immuable…

... Le point commun entre la Grèce et la Slovénie : la pression des instances européennes en faveur des revendications homosexuelles. En juillet 2015, la Cour européenne des droits de l’homme a appelé tous ses États signataires à offrir une reconnaissance légale aux couples homosexuels, que ce soit par le mariage, ou par l’union civile.

Résistants et courtisans

On peut distinguer, en Europe orientale et balkanique, deux types d’États:

D’une part, ceux où le gouvernement et la population font bloc contre ces revendications : c’est le cas de la Pologne, de la Hongrie, et plus lointainement de la Russie.

D’autre part, ceux où le pouvoir joue la carte européenne, contre son opinion publique : la Grèce, l’Ukraine, et certains pays de l’ex-Yougoslavie.

Pour l’Ukraine et les États balkaniques, le chantage est plus aisé, puisqu’il s’agit d’entrer dans l’Union européenne.

« Ils savent que l’Occident les jugera bien plus sévèrement sur ce critère que sur des paramètres classiques tels que l’indice de corruption, le bien-être général, l’équité du système judiciaire ou le taux de chômage », estime Slobodan Despot, écrivain et éditeur serbe de langue française et de confession orthodoxe.

En novembre dernier, le Parlement ukrainien a ainsi voté une mesure « anti-discrimination » envers les homosexuels, qui était une condition posée par Bruxelles pour la libéralisation du régime des visas.

Les revendications homosexuelles reçoivent parfois l’appui de l’ancienne aristocratie communiste, désireuse de se maintenir au pouvoir, avec l’assentiment européen.

« En Slovénie, le mariage gay était soutenu par la gauche athée », avance le Père Joseph Kamin, aumônier national de la mission slovène en France. En Croatie, c’est le Parti social-démocrate, héritier de la Ligue des communistes de Croatie, qui voulait légaliser le mariage homosexuel.

La tentative a échoué lors d’un référendum d’initiative populaire, en 2013, à l’issue duquel 64,84 % des Croates ont demandé l’inscription du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme dans la Constitution.

Mais tout n’est pas écrit, comme en témoigne le dernier référendum en Slovénie.

Selon le Père Kamin, ce résultat s’explique notamment par l’influence de l’Église catholique : « Le catholicisme est consécutif de l’identité slovène. La population est baptisée à près de 80 %. Les Slovènes possèdent souvent chez eux des reproductions de la Vierge de Brezje, figure mariale nationale. Si le résultat est tel, c’est parce que l’Église a mis en avant les valeurs de la famille. »

Peu avant la tenue du scrutin, le pape François avait discrètement soutenu la campagne en faveur du rejet de la loi, dans une annonce où il appelait « tous [les Slovènes], spécialement ceux qui ont des responsabilités publiques, à soutenir la famille, structure de référence de la vie en société ».

Pourtant, ce pays affichait son libéralisme en matière de mœurs, à l’époque yougoslave. « À la veille de l’éclatement de la Yougoslavie, la Slovénie construisait soigneusement son image progressiste en direction de l’Europe de l’Ouest », se souvient Slobodan Despot.

Force est de constater que le climat a changé. « L’Église slovène reste ouverte aux personnes », rappelle le Père Kamin, mais « elle demeure opposée à un bouleversement de la société. En Slovénie, certaines écoles disposaient déjà de formulaires où il était écrit “parent 1” et “parent 2” à la place de “père“ et “mère”. Les gens ne l’acceptent pas ».

En Serbie, l’Église orthodoxe nationale et l’opinion publique sont très hostiles à de telles évolutions.

La tenue d’une Gay Pride à Belgrade, importation d’autres capitales européennes, s’est fréquemment soldée par des contre-manifestations et des émeutes. Une ingérence étrangère qui nourrit parfois l’homophobie, alors qu’il importe « de distinguer les libertés inaliénables des homosexuels en tant que personnes, des revendications LGBT idéologiques », affirme Slobodan Despot.

Pour l’écrivain serbe, la résistance des opinions publiques slaves, outre leur sentiment familial et religieux fort, s’explique également par leur souvenir du communisme :

« Ayant déjà fait l’objet d’une expérience ratée d’ingénierie sociale, les Européens de l’Est sont prévenus contre le transhumanisme global et les diverses tables rases qu’il impose sur le plan des mœurs et des croyances », avance-t-il.

« Ces innovations imposées sans maturation, ni véritable ancrage dans le vécu commun, apparaissent comme des tests en vue d’un reconditionnement comportemental. Le “mariage gay” est un véritable test d’acclimatation à l’échelle des peuples.

La manière dont ils vont accepter, ou rejeter, un élément totalement étranger à leurs us et coutumes, témoigne de leur aptitude à se laisser déposséder, ou non, de leurs droits et libertés civiques. »

Pour le moment, les peuples slaves tiennent bon.

Source: famillechretienne

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS