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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 03:23

 

SOURCE   Le Président américain sortant, B. Obama, a fait son dernier discours sur l'état de l'Union devant le Congrès. Si la presse française est, bien évidemment, en admiration devant "la classe américaine" - je cite  Télérama - certains aspects de son discours, passés ici sous silence, soulèvent quelques interrogations sur son degrè de compréhension de la situation internationale.


 

La presse française est unanime, ce fut un beau et grand discours. L'économie américaine se porte à merveille, le pays est le plus fort du Monde, il ne faut pas avoir peur de l'immigration, la menace de l'état islamique ne doit pas être surévaluée elle n'est pas existentielle pour les Etats Unis, etc, etc etc. Bref tout va bien. 

 

Nous nous arrêterons sur certaines déclarations.

 

Tout d'abord, sur la force inégalable des Etats Unis. La nécessité pour le Président d'insister marque bien le point de rupture. Lorque cela semblait évident aux précédents Présidents et à leurs interlocuteurs, point n'était besoin d'une minute patriotique rappelant à quel point les Etats Unis sont forts et non, non, personne ne peut prétendre à leur faire de l'ombre.

 

C'est directement envoyé contre la Russie et la Chine qui soutiennent un monde multipolaire. Et comme manifestement les nerfs du Président Obama ne sont pas assez forts, il a besoin de prononcer le nom de ces ennemis qui justement lui font de l'ombre et empêchent les Etats Unis de gentillement continuer à diriger le monde dans l'exclusivité de la défense de leurs propres intérêts. Donc il doit bien dire qu'en cas de problème, de défense de la démocratie, les pays ne s'adressent pas à Moscou ou Pékin et bien aux Etats Unis. Et là il est rassuré, il l'a dit. Ce qui en dit long sur la remise en cause de l'hégémonie américaine.

 

Cela arrive justement quand l'Iran a exigé et obtenu des excuses des Etats Unis pour la violation de ses eaux territoriales par deux navires de guerre américain, dont les marines ont été mis aux arrêts et à genoux, avant d'être libérés. Photos diffusées pour l'effet psychologique:

 

 

Pour continuer sur les questions internationales, B. Obama a fait une déclaration qui a surpris tout le monde et les interprétations pour tenter de rattraper la bourde sonnent faux. Il a déclaré que la Russie soutient l'Ukraine et la Syrie qui sont des états-clients de la Russie. En Ukraine et aux Etats Unis, chacun s'est dit surpris de cette déclaration, qui n'était pas dans la version originale préparée du discours. Rappelons que le gouvernement ukrainien est particulièrement anti-russe et soutenu par les Etats Unis et l'UE. Il semblerait que B. Obama ait quelques difficultés avec les subtilités des enjeux internationaux.

 

Pour finir sur l'état islamique, dont il ne faut pas surévaluer le danger. Dans la mesure où le terrorisme était pour ce même Président, il n'y a pas si longtemps, le danger numéro 1 avec Ebola et la Russie, sa vision géopolitique manque quelque peu de suivi... A moins que les frappes russes en Syrie aient à ce point été efficaces malgré la politique américaine dans la région que le projet état islamique ne présente plus un tel intérêt? Pourtant, dans une logique très particulière, Obama termine en insistant sur la nécessité pour le Congrès d'accepter d'envoyer des hommes lutter ... contre l'état islamque.

 

Une conclusion s'impose: le départ de B. Obama ne sera pas une grande perte pour la politique américaine.

 

SOURCE

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS