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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 03:26

 Novossibirsk (Breizh-info.com) – Une des menaces du changement climatique est la fonte du permafrost ( sols gelés en permanence des zones subarctiques et arctiques) avec comme conséquence la décomposition en gaz carbonique des énormes quantités de matière organique qui y sont piégées.

Les sols gelés de la planète contiennent en effet deux fois plus de CO2 – soit 1668 miliards de tonnes – que n’en contenait l’atmosphère de l’époque pré-industrielle. Le permafrost, ou pergélisols, deviendraient en fondant des accélérateurs du changement climatique.

Ces sols gelés en permanence réservent des surprises : ils sont gelés jusqu’à 1000 mètres de profondeur en Sibérie qui présente ainsi le plus grand volume de sols gelés et de CO2 ainsi piégé.

Accessoirement, ils peuvent également renfermer des virus géants potentiellement pathogènes et découverts en septembre dernier. Ou encore des jeunes lions des cavernes et des femelles de mammouth laineux intégralement conservés après leur mort il y a plus de 10 000 ans et découverts récemment ! Ou d’étranges cratères géants dûs à la libération de gaz et de méthane provenant du sol.

Or, ce sont bien ces gaz issus de la décomposition de matière organique enfouie qui sont susceptibles de devenir une source additionnelle majeure aux changements climatiques.

Toutefois, en fondant sous l’effet du réchauffement général, le pergélisol devient aussi plus instable et donc davantage susceptible d’être érodé par les eaux de ruissellement. Les fleuves sibériens exportent ainsi des quantités importantes de carbone organique du pergélisol vers l’océan Arctique où il reste piégé durablement. Ce qui soustrait le CO2 à la décomposition pour des centaines de milliers d’années.

L’action des grands fleuves arctiques, Ob, Yenisei, Lena, Indigirka et Kolyma, ne sont évidemment pas suffisants pour contrebalancer à eux seuls les émissions humaines de CO2.

Mais combinée à la formidable réserve en carbone du permafrost sibérien, elle est suffisamment importante pour jouer un rôle dans le couplage cycle du carbone/climat aux hautes latitudes. Avec toutes les conséquences sur le climat de l’hémisphère nord que l’on peut aisément imaginer.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS