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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 02:18

Le directeur de cabinet de la préfète, Etienne Desplanques, bottes et blouson chaud de rigueur, "règne" seul sur un champ de ruines. Au milieu des employés de l'entreprise chargée du chantier, il supervise le démantèlement des dernières cabanes près du chemin menant à Jules Ferry, le centre d'accueil de jour.  (...)


En effet, les migrants, après quelques gestes de résistance les premiers jours, ont vite compris que survivre au milieu d'une décharge publique avait ses limites. Seule l'Eglise orthodoxe, avec ses deux clochers de fortune et son beau portail bleu roi, est maintenue en vie. Les airs mélancoliques de l'office religieux du matin s'en échappent. 

© DENIS CHARLET / AFP

© DENIS CHARLET / AFP

Les maraudes des services sociaux, qui devaient convaincre les 1.000 à 3.500 migrants, selon les sources, de rallier un hébergement d'Etat, ne trouvent plus d'interlocuteurs. 

La plupart des habitants de la partie sud ne les ont pas attendues : 80%, selon l'Auberge des migrants et Médecins sans frontières, ont migré à seulement un ou deux km, en allant dans la zone nord habiter chez des amis ou tout bonnement en y déménageant leur cabanon.

A peine 300 ont opté pour un centre d'accueil et d'orientation (CAO) en France, selon les chiffres de la préfecture.

 

 

"Des lendemains encore plus tristes"

Le Centre d'accueil provisoire (CAP) de l'Etat et ses conteneurs blanchâtres -1.500 places en dortoirs, presque toutes pourvues -, qui dominaient le secteur, sont désormais débordés sur la gauche par de nombreux abris de fortune et caravanes. La vie communautaire du camp se reconstruit tout autour. Les propriétaires des magasins et restaurants afghans, qui avaient autrefois pignon sur rue à l'entrée du bidonville, ont dû se replier là pour sauver leurs commerces.

Les coups de marteau et de tournevis vont bon train pour réassembler les cabanons fournis par l'Auberge des migrants, et pour cause: ils valent de 200 à 800 euros.  (...).

 

 

"Où vont aller tous ces gens lorsqu'on les chassera à nouveau ?"

Un peu plus loin s'est réinstallée l'"Ashram Kitchen", un lieu convivial de distribution de nourriture qui prospérait tout au sud de la "Jungle". "Nous allons rameuter du monde à nouveau", promet une bénévole britannique derrière son stand. "Lors de l'expulsion du sud, nous, associatifs, étions finalement plus tristes que les migrants eux-mêmes", admet Christian Salomé. "Eux ils ont vécu bien pire, dans leur pays puis dans leur exil".
 (...)


Mais la question demeure. "Où vont aller tous ces gens lorsqu'on les chassera à nouveau ?", s'interroge Christian Salomé. "Ce sera 4.000 personnes qu'on va retrouver sur des terrains vagues, sur des plages, sous les ponts, dans des jardins publics. On s'attend à des lendemains encore plus tristes".

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS