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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 16:58

 

Avec Jeanne d’Arc, Macron attend des voix. Invité dimanche par le maire (LR) d’Orléans, l’ambitieux ministre de l’Economie a fait un parallèle entre son action et celle de la Pucelle, qui a «libéré les énergies». En toute modestie.

 

Emmanuel Macron célébrant Jeanne la Pucelle devant les représentants du clergé, de l’armée et du peuple, face à une foule compacte d’Orléanais venus comme chaque année commémorer la libération de leur ville des Anglais, le rendez-vous était politiquement porteur. Le ministre de l’Economie qui, depuis le lancement, le 6 avril, de son mouvement En Marche !, ne rate pas une occasion de faire entendre sa différence, avait ce dimanche une opportunité unique de peaufiner son image de possible présidentiable face aux 70 journalistes photographes et cameramans qui avaient le déplacement.

Invité à présider les fêtes johanniques par le député et maire LR d’Orléans, Olivier Carré, Macron a donc convoqué une des figures les plus partagées du récit national pour faire valoir sa lecture de l’histoire et de l’avenir. Mais le ministre de l’Economie a, cette fois, évité toute provocation à l’endroit du couple exécutif.
L’ambition était là, mais en creux, explicitée avec précautions. Sans doute à raison : arrivé avec vingt minutes de retard sur le parvis de la cathédrale Sainte-Croix, le ministre a été salué par les applaudissements de la foule mais aussi des sifflets et des huées éparses. Le signe qu’à Orléans, la décision de cinq des sept parlementaires LR du département de boycotter cette année un cortège officiel emmené par un ministre dont ils disent désapprouver l’action, et dont le positionnement «ni droite ni gauche»ne les convainc pas, a trouvé quelque écho dans la population.

«Flèche»

Surtout, Macron est désormais sous étroite surveillance de l’Elysée, qui n’a que modérément apprécié d’apprendre que le ministre et ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée ne se considérait pas comme l’«obligé» de François Hollande. «On lui a demandé de faire attention à ne pas porter atteinte à la cohérence de l’action, de ne pas prendre des positions à la perpendiculaire de l’exécutif, confie-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. 
On lui a aussi recommandé de ne pas apparaître comme individualiste ou non collectif.» L’allocution prononcée par le Président mardi 3 mai, au terme d’un colloque sur la gauche et le pouvoir, ne laissant plus guère de doute sur son intention de se représenter, l’injonction de l’Elysée au ministre valait avertissement.

Pour Emmanuel Macron, l’exercice était donc sous lourde contrainte. C’est en usant d’un curieux parallélisme entre la Jeanne mythifiée et lui-même qu’il a fait valoir comment il convient, selon lui, de conjurer les trois doutes «sur le projet républicain, sur la possibilité de progrès pour tous et sur la force du projet européen» 

Le vœu est clair et le défi lancé. Il pourrait valoir au ministre un nouveau procès en égotisme. Emmanuel Macron le sait qui tente d’y couper court : «Il n’y a pas d’homme ou de femme providentielle, je n’y crois pas. Il n’y a que l’énergie du peuple.»Humilité feinte ou vraie profession de foi ?

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Politique