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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 01:30

Alors que le taux de fécondité poursuit son déclin et que le vieillissement de la population s'accentue au Québec, l'enjeu de l'accueil des immigrants est placé à l'avant-plan, suscitant des débats sur l'économie, l'identité, la culture et la langue dans la province.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a annoncé à la fin du mois dernier que l'indice synthétique de fécondité s'était établi à 1,6 enfant par femme en 2015 - une baisse de 1 % par rapport au niveau de 2014 -, marquant un recul pour la sixième année consécutive.

Bien que ce chiffre ne semble pas anormalement bas, la province doit aussi tenir compte du vieillissement de la population et du manque de main-d'oeuvre qualifiée.

Québec estime qu'environ 1,1 million de travailleurs auront pris leur retraite entre 2013 et 2022, et selon un document récemment publié par le ministère de l'Immigration, cette situation «souligne la nécessité de réaffirmer le rôle de l'immigration et de sa contribution au Québec».(...)

Il a cité l'exemple de Brossard, en banlieue sud de Montréal, qui abrite plus d'immigrants que Québec, la capitale et la deuxième ville la plus populeuse de la province.

M. Termote s'est par ailleurs désolé que tous les gouvernements répandent le «mythe» voulant que l'augmentation des niveaux d'immigration aide à combler le manque de main-d'oeuvre.

«Toutes les études montrent que l'impact économique de l'immigration est nul», a-t-il soutenu.

«Il y aura des pénuries, mais ce seront des pénuries très ponctuelles, dans des secteurs bien spécifiques. Et ce n'est pas en ajoutant 10 000 immigrants de plus qu'on va régler cette pénurie-là. (...) Ce n'est pas par une politique générale qu'on règle le problème», a-t-il ajouté.

Montréal a du mal à intégrer les immigrants qu'elle a déjà accueillis, alors que le taux de chômage pour les résidants nés à l'extérieur du pays se situe à 11 %, comparativement à sept pour cent pour ceux qui sont nés au Canada.

Par rapport aux autres provinces, le Québec contrôle davantage ses politiques d'immigration. La province sélectionne ses immigrants en fonction de la langue; 61,3 % des immigrants arrivés entre 2010 et 2014 étaient francophones.

Cette politique aide à préserver le caractère distinctif du Québec, mais elle crée également des tensions, selon M. Termote.

«Le bassin d'immigration francophone, ce n'est pas la France, la Belgique ou la Suisse francophone. Le bassin francophone, c'est essentiellement l'Afrique francophone - l'Afrique subsaharienne et le Maghreb -, ce qui a des implications (culturelles)», a-t-il indiqué. (...)

Il y a une forte division entre le gouvernement libéral, qui souhaite augmenter les niveaux d'immigration à 60 000 personnes par année et les sélectionner selon leur potentiel économique, et l'opposition, qui s'inquiète de leur intégration dans la province.

«Il y avait une sorte de consensus à l'idée que le Québec est une société immigrante, une société francophone et qu'être un citoyen québécois signifiait l'acceptation de ce contrat», a-t-il expliqué.

Ce discours change, dit-il, puisque désormais, certains Québécois veulent aller plus loin que de protéger la langue, ils veulent «protéger tous les aspects de la culture québécoise que certains immigrants, même s'ils parlent français, ne partagent pas».

La charte des valeurs québécoises, présentée par l'ancien gouvernement du Parti québécois (PQ) en 2013, en est un exemple. La charte aurait interdit aux employés de l'État de porter des signes religieux ostentatoires. Celle-ci n'a jamais été adoptée puisque le PQ a été défait aux élections de 2014.

(...)

«Avec 50 000 à 60 000 immigrants par année, nous allons changer le visage culturel du Québec. Les défis de maintenir une société francophone qui est distincte culturellement augmenteront», a constaté M. Weinstock.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration