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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 02:35

 

(Breizh-info.com) – Les mésaventures d’un jeune couple de la région nantaise à la pose de leur compteur « Linky » nous amènent à faire le point sur cet appareil « communiquant » devant, à terme, remplacer les anciens compteurs d’ ERDF, soit près de 30 millions d’appareils.

Contactée par une plateforme téléphonique dédiée, Marion, vivant à Saint Sébastien, accepte le rendez-vous pour le remplacement « obligatoire » du compteur ERDF par un compteur Linky. Les déboires commencent alors. Mal connecté, le compteur Linky ne transmet plus le signal « heures creuses/heures pleines » qui commande la production d’eau chaude.

Quelques jours de douche froide et de démarches téléphoniques plus tard, l’ensemble de l’installation saute de façon irrégulière. Plusieurs heures de demandes téléphoniques plus tard, ERDF ( électricité, réseau de distribution France, partie réseau séparée d’EDF pour permettre une multiplication d’offres de fournitures d’électricité tout en maintenant un seul réseau national ) conclut que son sytème n’est pas en cause, et que la panne est en aval du compteur. L’électricien auteur de l’installation originelle, vieille d’à peine trois ans, contacté par le propriétaire, viendra constater que le prestataire ERDF, « qui ne parlait pas très bien français »(sic) avait mal branché le disjoncteur et était à l’origine du problème.

ERDF propose en effet sur son site la pose des ses nouveaux compteurs Linky à des prestataires extérieurs. Ils doivent certes passer une formation, mais sans être forcément diplômé en électricité. Le site met même en avant la possibilité de bénéficier des « aides à l’embauche » gouvernementales. Une brève recherche recensera quelques incidents graves sur la période d’essai de Linky, 8 incendies notamment ( sur 300 000 compteurs posés ).

Si la pose confiée à des entreprises privées parfois créées pour l’aubaine peut faire débat, ce n’est pas le seul défaut reproché à Linky : les inquiétudes des associations de consommateurs et de défense de l’environnement à son sujet reposent sur plusieurs innovations propres aux compteurs « communicants » :

– le mode de communication vers l’extérieur par CPL, courant porteur en ligne, réputé potentiellement cancérogène.

– La transmission de données d’habitudes des foyers aux fournisseurs pouvant révéler des informations sur la vie privée.

– La « sensibilité » supérieure de Linky pouvant faire disjoncter plus facilement en cas de dépassement et appelant les usagers à prendre un abonnement supérieur plus onéreux pour de simples pics de consommation que les anciens compteurs toléraient.

– Une absence d’affichage déporté dans le logement, qui justifiait son aspect communicant, afin de permettre aux usagers de réduire leur consommation et théoriquement demandée par «  la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte ».

Si ERDF balaye les inquiétudes sur les ondes en indiquant que la communication vers les concentrateurs ne serait que de quelques secondes par jour, cet enchevêtrement d’ondes en plus des systèmes wifi et CPL, au cœur de chaque foyer, pose question sur ses conséquences santé à long terme.

Le flou sur l’intérêt même du consommateur – faire des économies d’énergie – pourtant à l’origine du projet, ne semble pas être la priorité : une « plus grande sensibilité » induit une plus grande consommation comptée, ce qui est confirmé par la nécessité de passer des abonnements à la tranche supérieure.
Linky serait de plus, d’après un fournisseur de matériel électrique, plus sensible au point de rendre les ampoules « basse consommation » moins intéressantes que prévu. L’affichage déporté, même s’il a montré ses limites ( notamment dans une étude australienne où ses effets bénéfiques d’environ 10% cessaient au bout de six mois ), est aux abonnés absent et ne reste qu’une option pour laquelle il y aurait de nouveaux surcoûts.

En bref, de cette usine à gaz logistique de changement général des compteurs électriques ne semble sortir que du négatif : un surcoût global qui ne fait pas changer en priorité les compteurs anciens les plus obsolètes, des doutes sur la santé, des doutes sur l’utilisations des données, une plus grande sensibilité se traduisant par une nécessité parfois de changement d’abonnement à la hausse, des malfaçons à la pose induites par une « uberisation » des entreprises prestataires.

Un échec de plus dans la transition des anciens monopoles d’État vers la libéralisation, peut-être, mais un échec qui risque bien de toucher chacun d’entre nous.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine http://www.breizh-info.com/2016/06/01/44378/uberisation-ondes-surcouts-compteurs-linky-edf-erdf

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS