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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 23:38

L’an dernier, 497 SDF identifiés sont morts dans la rue, dont 190 en région parisienne. Avec les sans abris non-identifiés, cela représenterait en tout 2.800 femmes et hommes, selon les associations d’aide. Samedi dernier, une cérémonie leur était dédiée à Paris.

C’était place Joachim du Bellay, dans le premier arrondissement, au centre de la capitale. Des fils à linge, des roses accrochés, et 497 petits papiers blancs qui flottent, au nom de chacun d’entre eux. Des noms égrenés l’un après l’autre, comme autant d’extraits de vies, pour sensibiliser les passants, pour redonner une place dans la société.

L’un est mort sous sa tente, l’autre a été repêché dans la Seine. On a croisé dans les derniers temps un troisième place de la République. Beaucoup ont fini au carré des Indigents du cimetière de Thiais (Val-de-Marne).

Chaque année, le collectif « Les morts de la rue » organise une cérémonie d’hommage à ces oubliés, rappelant que ces décès interviennent en toutes saisons, avec des pics en octobre et en début d’été. Des témoignages de sans abris, actuels ou passés, racontent que la mort dehors est souvent violente. Que l’agression peut guetter.

Selon le collectif, l’espérance de vie est réduite de trente ans lorsque l’on vit dans la rue. Ses bénévoles tentent après un décès de reconstituer l’histoire du défunt, de retrouver sa famille aux côtés de la police, d’accompagner le deuil. Car un sans-abri depuis longtemps dans un quartier se construit un réseau de connaissances. Il peut devenir un point de repère. Et lorsqu’il n’a plus de proches, suivent le SDF jusqu’aux obsèques pour donner le droit à un enterrement digne.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS