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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 01:29

Quelque chose ne tourne pas rond dans le Royaume de France.

Ah qu’elles sont belles ces images de liesse populaire de jeunes gens bigarrés, enveloppés dans des drapeaux tricolores, hurlant une joie sur commande devant des caméras curieusement en place pour saisir l’âme d’une nation ! Car c’est ainsi : la civilisation se mesure en coups de klaxons, en hectolitres de bière avalés, en accélérations furieuses, en dérapages, en grimaces de toutes sortes.

Ne pensez pas que ce comportement soit spontané. Il a été longuement préparé, instillé dans les consciences, programmé pour anesthésier le bon peuple. La référence théorique a été puisée dans les jeux du cirque : il est parfois utile de reprendre les bonnes vieilles recettes. Journaux, télévisions et radios amplifiant à plaisir des comportements qui relèvent du délire collectif, de la psychiatrie et souvent du gentil petit délit.

Tout le monde y trouve son compte, c’est un soir où l’on oublie la lutte contre l’ivresse publique ; c’est un soir voué aux commerces de proximité, aux débits de boissons et à la transe collective. Un observateur, venu d’une autre planète, trouverait parfaitement absurdes ces débordements erratiques

On ne peut dire que ce soit une surprise. Le pouvoir aux abois compte sur cette vague de fièvre pour redresser une situation personnelle qui relève de la catastrophe intégrale. Le président et son premier ministre dans les tribunes, une motion de censure qui n’est pas déposée afin que les députés ne manquent pas le match de l’année avant le suivant, … on se demande qui gouverne la France quand il y a du football.

Quant à l’état d’urgence, il est balayé joyeusement : preuve s’il en est, qu’une fois encore, on nous a vendu un mensonge d’Etat, une névrose prolongée dans un discours artificiel et sécuritaire. D’un seul coup, plus besoin d’hommes en armes, plus besoin d’interdictions de réunions, plus besoin de contrôles : la guerre que mèneraient les terroristes sur notre territoire se serait dissoute dans le miracle d’une victoire contre l’Allemagne. Quelle rigolade, ce serait une pantalonnade si elle n’était fomentée aux plus hauts sommets de l’Etat !

Il reste encore la finale pour ressouder une nation, trouver un slogan qui remplace avec succès la France Black Blanc Beur de 1998. On doit quand même éviter de citer les beurs : il a fallu évacuer un joueur au nom de la vox populi et d’un délit de sale gueule. On ira chercher dans la France qui gagne, la France qui rêve ou bien la France qui se redresse, pour donner une petite chance au président en place de rêver à un nouveau destin.

Car voyez-vous, le dernier match sera une formalité. Il est déjà gagné dans les têtes. Je ne souhaite rien : ni succès ni défaite. Cette histoire n’est pas la mienne. J’ai simplement hâte que ce cirque s’arrête, qu’on cesse de gouverner le bon peuple comme s’il était une masse malléable à merci. Plus on cautionne de tels comportements, plus on fabrique des imbéciles et des gens incapables du moindre jugement.

J’en rajoute sans doute dans la critique. C’est qu’il est bien peu de voix pour s’élever contre ce conditionnement de masse qui n’a rien à faire dans une démocratie. Il est grand temps d’ouvrir collectivement les yeux, de cesser de répondre aux injonctions des médias, aimables complices d’un système totalitaire. L’intelligence gagnerait à moins d’excès et d’outrance dans la victoire comme dans la défaite. Il y a là les ferments d’un nationalisme malsain, dangereux et souvent fatal aux démocraties.

On va encore me rétorquer que je n’ai rien compris, que je suis un pisse-vinaigre, un mauvais coucheur, un ringard et autres amabilités de ce genre. Il ne fait jamais bon mettre le nez dans la fange où aiment à nous rouler nos manipulateurs médiatiques et politiques. Pourtant il me semble nécessaire d’ouvrir les yeux de ceux qui en ont encore pour regarder lucidement le monde dans lequel ils vivent.

Pavloviennent leur.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS