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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 11:50

Le oui tessinois à l'initiative UDC baptisée «Les nôtres d'abord» ne laisse pas indifférent en Italie. Le ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, y voit un risque pour les relations avec l'Union européenne (UE), tandis que le président de la Région Lombardie, Roberto Maroni, a annoncé des contre-mesures.

Sans la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l'UE sont en danger, a estimé Paolo Gentiloni. Dans l'immédiat, toutefois, l'initiative n'aura pas de conséquences pratiques, selon lui.

Roberto Maroni a pour sa part déclaré que la décision tessinoise mettait en péril les droits de ses concitoyens en refusant l'accès à des dizaines de milliers de frontaliers. Des «contre-mesures appropriées» vont être étudiées dès lundi, a-t-il affirmé.

Président de l'association Frontaliers au Tessin, Eros Sebastiani a indiqué avoir déjà reçu de nombreux appels inquiets de ses membres après le vote de dimanche. Il observe toutefois que le Canton ne peut décider seul en la matière mais doit obtenir l'aval de Berne.

Dumping salarial

L'initiative de l'UDC «Les nôtres d'abord» a été acceptée dimanche par plus de 59% des voix. Elle doit encore recevoir la garantie des Chambres fédérales.

L'initiative exige que la Constitution du Tessin stipule désormais «que sur le marché du travail soient privilégiés, à qualifications professionnelles égales, ceux qui vivent sur son territoire par rapport à ceux qui viennent de l'étranger».

Sur les 200'000 postes de travail existant au Tessin, 63'000 sont occupés par des frontaliers. Quant au chômage, il atteignait fin août 3,2% au Tessin contre 3,1% dans l'ensemble de la Suisse.

Problème de mise en oeuvre

A l'issue du vote, les autorités tessinoises ont relevé dans un communiqué qu'il existait des «problème de mise en oeuvre du texte en raison d'un problème d'harmonisation, en particulier, avec les lois fédérales que (notre) canton est tenu de respecter».

Les médias suisses relevaient aussi lundi que le texte a peu de chances d'aboutir car pour pouvoir modifier sa constitution, le Tessin devra avoir l'aval de Berne.

Or les autorités fédérales ont déjà fort à faire, car elles cherchent depuis des mois à savoir comment appliquer l'initiative contre «l'immigration de masse», avec le rétablissement de quotas avec l'UE, votée par les Suisses le 9 février 2014. Ce système, censé entrer en vigueur en février 2017, fait l'objet d'intenses négociations entre la Suisse et l'UE.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS