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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 02:16

Mi-octobre, les violences envers le personnel d’éducation se sont multipliées dans plusieurs régions de France. Image d'illustration. Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC à l'Éducation, a bien voulu répondre à quelques questions d'actualité. Sans langue de bois.

Jean-Paul Brighelli : Les vacances seules ont mis fin aux agressions d'enseignants, que j'évoquais ici même la semaine dernière . Quel est votre diagnostic, après ces violences qui ont un caractère étrangement systématique ?

Fatiha Boudjahlat : Le télescopage est terrible. Najat Vallaud-Belkacem a communiqué sur un plan de lutte contre l'« absentéisme » (sic) des enseignants la semaine durant laquelle des violences envers le personnel d'éducation se sont multipliées. Sans réaction notable de sa part.
Il n'y a pas là un simple hasard de calendrier, une maladresse d'une ministre qui a déjà la tête ailleurs, du côté de Villeurbanne où elle compte se présenter aux législatives devant un électorat largement communautariste. Il y a un vrai aveuglement de nature idéologique. Un parti-pris pour les bourreaux.

Le ministère, les pédagogistes qui le soutiennent, les sociologues qui l'inspirent, le personnel administratif (souvent les conseillers principaux d'éducation) font le choix des bourreaux. Ils les protègent, ils les maintiennent sur les lieux du crime.

Parce que pour eux, l'école n'a pas à remplir son rôle de transmission de connaissances, rôle qui indiffère les pédagogistes et le ministère. Florence Robine, directrice de la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO), déclarait il y a peu que les enfants disposant de Google en savaient déjà bien plus que leurs enseignants, et que l'informatique résoudrait bientôt tous les problèmes : elle résoudra certainement ceux des fournisseurs de matériel !

Avec ces élèves dysfonctionnels, les pédagogistes retrouvent le caractère sacré, humanitaire de leurs missions : civiliser les (bons) sauvages. Ils se nourrissent de misérabilisme. Et dans l'Éducation prioritaire, ces « sauvages » le sont à cause de la méchante société, bien sûr. L'explication psychologisante se double d'une part sociologique.

C'est à cette conjonction d'idéologues et de voyous que l'école doit son empathie, sa patience. Issus de milieux défavorisés, les agresseurs offrent aux pédagogistes l'occasion de faire de l'humanitaire.

Les objectifs scolaires sont évacués au profit de la mission humanitaire : c'est la socialisation, naguère dévolue aux familles, qui devient la mission première de l'école, ce que montrent les compétences à valider dans le cadre de la réforme du collège. Les autres enfants, souvent leurs victimes, n'ont qu'à changer d'établissement. Le croira-t-on ? Dans la majorité des cas de harcèlement et de violences, c'est à la victime qu'il est fortement conseillé de changer d'établissement.

Le ministère, par idéologie, fait le choix des bourreaux, qui ne peuvent être issus que de classes sociales défavorisées. On culpabilise même les familles qui « profitent » du public gratuit  alors qu'elles ont les moyens d'aller dans le privé. Il y a convergence entre le pédagogisme libertaire d'extrême gauche et la volonté libérale de réduire les coûts du ministère. 

 

Vous avez la dent dure. Les idéologies pédagogiques en cours depuis trois décennies seraient, selon vous, responsables des violences actuelles ?

(...) La réponse aux violences scolaires selon eux ne peut être que pédagogique.

Un enfant qui frappe un enseignant, jette un cocktail Molotov dans une cour, fracture une mâchoire, insulte, harcèle un camarade, est un enfant qui s'ennuie en classe, victime de la société mais aussi de cette « machine scolaire ségrégative, inégalitaire et autoritaire ». Il n'y a pas d'élève difficile, il n'y a que des élèves en difficulté. Et des profs qui s'y prennent mal, sans doute.

(...)

Condorcet ne pensait-il pas que l'école doit instruire, et que c'est aux familles d'éduquer ? Que s'est-il passé pour que l'école se retrouve en première ligne dans le champ éducatif ?

Nous avons affaire aujourd'hui à des parents qui sont les amis de leurs enfants. Qui confondent prodigalité, consumérisme et éducation parentale.

Les enfants sont enfermés dans un conflit de loyautés entre les exigences, de moins en moins nombreuses, de l'école et l'anomie familiale. La réponse la plus simple ? Taper sur les profs.

L'éducation prioritaire devrait relever du ministère de la Santé. Parce que les pédagogistes et le ministère attisent l'incendie en faisant mine de l'éteindre. Ce faisant, ils trompent les parents puisque leurs enfants ne seront pas préparés à entrer dans le monde des adultes et le monde du travail.

Parce que, interdisant et criminalisant les sanctions, ils entretiennent les enfants dans une impunité dont Montherlant écrivait qu'elle « crée le crime ». L'équivalent existe au ministère de l'Intérieur et de la Justice depuis Christiane Taubira, qui avait déclaré sur Canal+ qu'on ne laissait rien passer aux jeunes dans ce pays, qu'on était trop durs avec eux.

Les policiers ne doivent pas intervenir, pour ne pas créer de trouble à l'ordre public plus grand que celui qui nécessitait leur intervention. Ce sentiment de toute-puissance et d'impunité rend l'État faible et sans autorité. On ne peut plus parler de sauvageons, mais de barbares. Créés de toute pièce par la philanthropie misérabiliste des élus, des hauts fonctionnaires et des pédagogistes.

Une fausse générosité aux frais de la société et au prix de la réussite du plus grand nombre.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS