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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 01:11
 
"Allah est le seul législateur", Londres, 2015. - Sipa/illustration

Toujours prompte à pointer la laïcité à la française comme un folklore liberticide, la Grande-Bretagne a poussé le multiculturalisme jusqu'à tolérer que des tribunaux islamiques officient sur son sol. Depuis le début des années 80, ces "conseils locaux de la charia" disent la loi religieuse, essentiellement en matière d'affaires familiales, en parallèle de la loi britannique.

C'est à Leyton, banlieue résidentielle de l'East End de Londres, que tout a commencé il y a trente-quatre ans. Ce quartier aux maisonnettes de brique couleur sable, construit à l'ère victorienne sur les marais bordant la rivière Lea, abrite, à l'angle des rues Francis et Saint-George, un tribunal islamique, le premier à avoir ouvert ses portes en Angleterre, en 1982. Margaret Thatcher avait alors accédé à la « volonté et au désir collectif de la communauté musulmane d'administrer ses propres affaires », comme le clame encore aujourd'hui l'Islamic Sharia Council.

Trente-quatre ans plus tard, derrière la porte blanche de ce modeste pavillon sis 34 Francis Road, la charia est encore et toujours administrée, essentiellement dans les affaires familiales, en plein cœur du Royaume-Uni, dans un quartier constitué à 65% d'immigrés ou de descendants d'immigrés (Somaliens, Nigérians, Indiens, Pakistanais...).http://www.marianne.net/tribunaux-islamiques-made-in-england-100246687.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1475356828

On connaît la phrase d'Albert Camus : « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. » En Grande-Bretagne, pays de la litote et du non-dit, l'euphémisme fait plus que jamais des ravages, et ajoute du déni à l'aveuglement. Ainsi, depuis 1982 et l'ouverture du pavillon de Leyton, les différents gouvernements britanniques n'ont-ils jamais voulu admettre avoir laissé opérer une justice parallèle dans leur pays.

Officiellement, il est recommandé de parler de conseils locaux de la charia (« sharia councils ») qui ne sont pas stricto sensu des cours de justice, mais au sein desquels des « arbitrages légaux liant chacune des parties » peuvent être rendus. Ces décisions sont prises par des experts, des médiateurs, des arbitres, qui ne sont pas des juges, nous dit-on, mais qui sont aptes, cependant, à rendre des jugements...

En outre, le gouvernement rappelle à qui veut l'entendre que ces décisions sont purement religieuses. Mais il omet de préciser que celles-là se substituent au droit de la famille pour tous ceux et celles qui ne sont mariés que religieusement.

(...)

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS