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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 00:09

Pour Gavin McInnes, qui a co-fondé Vice en 1994, le contre-culture d’aujourd’hui, c’est soutenir Donald Trump et afficher sa fierté d’être un homme blanc.
 

Trois jours après la fusillade d’Orlando, qui a fait quarante-neuf morts dans la boîte de nuit gay Pulse en juin dernier, le journaliste britannique d’extrême droite Milo Yannopoulos, faisait une conférence de presse en Floride pour expliquer au peuple américain les dangers de l’islam:

«Je sais ce qui arrive quand les gouvernements et les médias décident de céder à l’islam, de surprotéger l’islam», expliquait Yannoupolos, dont le discours suggérait que sa ville de Londres était devenu un peu comme l’Afghanistan.

A ses côtés se tenait Gavin McInnes, un des fondateurs du magazine Vice, qui a longtemps été décrit dans la presse américaine comme le «parrain des hipsters», et qui s’était déplacé en Floride pour dénoncer ce qu’il juge être la dangereuse «phobie de l’islamophobie» qui met, selon lui, en danger les États-Unis.

«En tant qu’homme hétéro aux côtés d’un homo, je voulais juste dire, j’emmerde l’islam (Fuck you islam)», a-t-il crié avant d’embrasser longuement Yannopoulos sur la bouche, sous les applaudissements et les cris de la foule.

Gavin McInnes, qui est devenu célèbre dans les années 1990 comme commentateur mode dans les pages de Vice, est un habitué de ce genre de mise en scène. Aux débuts du magazine, qui a émergé dans les années 1990 comme le symbole d’une certaine contre-culture hipster, Gavin McInnes et ses collègues Shane Smith et Suroosh Alvi adoraient choquer la presse américaine.
«Au moins, ils sont blancs, bordel»
En 2002, un reporter leur avait posé une question sur l’arrivée des hipsters dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn et McInnes, déguisé en skinhead pour l’occasion, avait répondu:

«Au moins, ce ne sont pas des putains de nègres ou des portoricains. Au moins, ils sont blancs, bordel.»

Le scandale avait été total, et c’était le but recherché. Une journaliste du New York Times l’avait ensuite interviewé et avait déduit que ses idées étaient proches du «suprémacisme blanc». McInnes, qui avait été finaliste en 2009 du concours du hipster de la décennie organisé par le site Gawker, avait en effet déclaré au quotidien:

«Je ne veux pas que notre culture soit diluée. Nous devons fermer les frontières maintenant et faire en sorte que tout le monde s’assimile à un mode de vie occidental, blanc et anglophone.»

(…)

Slate.fr

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS