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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 11:15

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Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, déclarait le 7 septembre 2015 : « L'arrivée de réfugiés est une opportunité économique » [1]

Ces propos utilitaristes réduisant les migrants à leur force de travail ne sont pas isolés. Des grands patrons aux « experts » économiques, nombreux sont ceux qui considérent que les migrants seraient une chance pour l'économie européenne..

Ce discours n'aura pas résisté à l’ampleur et à la nature de la crise migratoire. Ceux qui défendaient, ou défendent toujours, l’idée que les migrants sont une chance pour l’économie se trompent lourdement.

Explications.

Francis Bouygues était un chef d’entreprise du BTP. Dans ce document vidéo daté de 1970, l’on apprend qu’il employait 80 % de main d’oeuvre étrangère sur ses chantiers.
Celui-ci s’en justifiait de la manière suivante : « C’est une excellente main d’oeuvre car elle est jeune, elle est très solide physiquement, elle est extrêmement courageuse mais elle ne parle pas le français pour sa grande majorité et elle n’est pas suffisamment qualifiée. Si nous voulons avoir une action de qualification de ces gens-là, il faut qu’on puisse les intégrer socialement. [...] À partir du moment le travailleur étranger s’implante en France et fonde une famille, le problème est pratiquement résolu. » [2]

Aujourd’hui encore, le MEDEF adore l’immigration. Selon Marianne, un rapport officiel du Conseil d'analyse économique confirme que « l’immigration [est] souhaitée par le grand patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires. » [3]

Selon Libération, en 2011, « la présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé pour que la France reste un pays "ouvert" à l’immigration légale. » [4]

(...)

Grand patronat et immigration : une longue histoire d’amour

Fin 2015, crise migratoire et cynisme patronal

Très logiquement, dans la continuité historique de l'utilisation de l'immigration comme source de profits, les grands patrons européens ont milité pour l'accueil des migrants.

En France, le MEDEF appelait très tôt à saisir la chance que représentait l’arrivée de migrants en Europe.
(...)
En Allemagne, les grands patrons n’avaient pas hésité à peser de tout leur poids auprès d’Angela Merkel afin de favoriser la venue de centaines de milliers de migrants.

« Face à l'afflux de migrants, le patron des patrons allemands a affirmé que les 800 000 migrants attendus cette année étaient les bienvenues. » [7]

« Pour les patrons allemands, les milliers de réfugiés qui arrivent en Allemagne doivent être intégrés le plus vite possible dans l’économie du pays. Depuis quelques jours, ils multiplient les déclarations pour faire pression sur les décideurs politiques. » [8]

Pour Laurence Nayman, économiste spécialiste de l’Allemagne citée par L’Express, « Merkel a d'abord pris le parti des patrons allemands qui manquent cruellement de main d'oeuvre comme ils le rappellent régulièrement à leur gouvernement. » [9]

Mi-2016, la fin des illusions ?

Aujourd’hui, les grandes envolées des grands patrons européens ont disparu.

Le 16 mars 2016, Challenges titrait « Réfugiés : volte-face des grands patrons allemands et français ». Et pour cause...
Quelques mois après leurs appels enflammés à l’accueil des migrants, Pierre Gattaz et son homologue allemand signaient une tribune commune dans laquelle ils demandaient à Merkel et Hollande de ramener sous contrôle le flux des migrants. [13]

Le 17 mars 2016, RFI notait la sous-qualification des migrants ainsi que leur piètre maitrise de la langue allemande. Le verdict est sans appel : les migrants sont incapables de trouver un emploi. [14]

96 % des migrants sont sans emploi en Allemagne. [10]

Déréglementation allemande sur fond de cacophonie politique

Très vite, l'intégration des migrants au marché du travail s'est avérée problématique.
Les partis politiques ont commencé à se déchirer sur l'opportunité de revoir les acquis sociaux à la baisse.
Pour le plus grand bonheur des grands patrons, les hommes politiques allemands ont envisagé de nombreuses réformes du droit du travail.

Au sein de la CDU (parti d’Angela Merkel), sous l'impulsion de nombreux grands patrons (dont celui d'Airbus en Allemagne), certains proposaient de revoir le montant du salaire minimum à la baisse et de supprimer la réglementation concernant l'âge de la retraite[10]

Premières mesures concrètes prises en 2016 :

·         Création de 100.000 emplois d'utilité publique pour les demandeurs d'asile avec un salaire de 80 centimes de l’heure.

·         Levée pendant 3 ans de la priorité à l'emploi en faveur des Allemands ou des Européens (UE) sur un poste face à un réfugié. [11] [12]

En Allemagne, le coût de la crise migratoire s'élèverait à plus de 21 milliards d’euros pour 1,1 millions de migrants selon l’institut de recherche économique Ifo, basé à Munich [15]. Cela représente près de 20 000 euros par migrant !
Or, comme nous l’avons vu ici, il y aurait près de 1,5 millions de migrants qui seraient arrivés en Allemagne, ce qui augmenterait d'autant plus les besoins financiers du pays.

De plus, les difficultés d'intégration des migrants apparaissent difficilement surmontables. Un exemple parmi tant d'autres : les Afghans qui représentent la deuxième communauté de migrants (20,6 % officiellement, sans doute beaucoup plus en réalité) comptent 53 % d’analphabètes dans la tranche d’âge 14-24 ans selon la banque mondiale citée par Marianne. [10]

En France, avec un chômage bien supérieur à celui de l’Allemagne, l’équation est encore plus insoluble...

Cet afflux de migrants sous-qualifiés pourrait uniquement être une chance économique pour les grands patrons qui embaucheraient à moindre coût une main d’oeuvre peu habituée aux salaires occidentaux.
Mais même ceux-ci commencent à en douter et reviennent sur leurs appels à l'accueil.


Quoi qu'il en soit, il est n'est pas rare d'entendre des militants se réclamant de la gauche tenir des propos similaires à ceux du MEDEF sur l'apport bénéfique des migrants sur l'économie.


Ceux qui se réclament aujourd’hui des idées de gauche en semblent finalement bien éloignés...

Conclusion : la crise migratoire, une chance pour personne ?

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS