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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 03:51

A l’orée de la capitale, près de 200 SDF vivent dans le bois de Vincennes. Malgré la dureté de la vie, ils s’approprient l’espace et tentent de se reconstruire un chez-eux, sous l’œil attentif de la ville de Paris. Et déplorent la concurrence des migrants dans les centres d’hébergement.

[...] Ici, pas d’habitats modulaires prévus – au contraire du centre d’hébergement de 200 places, construit en bordure du bois de Boulogne (16e arrondissement de Paris), qui devrait ouvrir à la mi-novembre.
«Pourtant, il ne faudrait pas grand-chose pour améliorer notre vie, avance Karim (les prénoms ont été changés), qui a planté sa tente dans le bois en 2015. Un petit espace pour être au chaud et au sec, des toilettes plutôt qu’aller derrière un arbre, des douches au lieu de se rendre à Paris – une expédition en hiver.» [...]

Au fil du temps, ils aménagent leurs tentes igloos. Etagères pour les ustensiles de cuisine, les aliments et poser la radio ; table et chaises pliantes, batteries pour recharger le téléphone portable et avoir un peu d’électricité ; gazinière ou simple réchaud afin de manger chaud et réchauffer la tente… [...]

En 2015, l’association a réussi à orienter 62 personnes, dont une vingtaine dans des structures dites « de stabilisation » et sept dans des logements « adaptés », dernière étape avant un logement ordinaire (« de droit commun »). Une gageure vu le manque de solutions pérennes. [...]

En cause, la rareté des places pour des besoins sans cesse croissants, exacerbés par l’arrivée des réfugiés.

« Malgré nos efforts, nous sommes contraints d’utiliser temporairement des places du 115 [le Samu social], ou d’autres dévolues aux SDF, pour les migrants», reconnaît Dominique Bordin.

Cette concurrence de la misère n’a pas échappé à certains habitants du bois. «Et nous, alors ?

Comme je suis française, les gens estiment que, si je suis dans la merde, c’est ma faute», lâchait cet été Céline, avant de soupirer : « Moi aussi, j’aimerais avoir un hébergement.» Depuis, elle a obtenu une place temporaire dans un hôtel.

Le Monde

via http://www.fdesouche.com/784517-dans-le-bois-de-vincennes-les-sans-abris-que-cache-la-foret

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS