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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 02:14

Unknown-31

[...] Cette Amérique des «ghettos blancs», satisfaite autrefois de sa modeste prospérité, ulcérée aujourd'hui par les «privilèges» accordés aux minorités, les intrusions moralisatrices de l'«establishment» de Washington et par la condescendance de la majorité des grands médias. Pour comprendre ce qui advient, il fallait entendre cette Amérique-là.

Colère «blanche», au sens littéral du terme? Sans aucun doute, c'est l'alliance de la middle class et des poor white trash qui a fait la victoire de Donald Trump. Mais gare à la caricature!

Plus de 40 % des femmes ont voté pour Trump, plus d'un tiers des Latinos et 12 % des Afro-Américains.

Les électeurs qui ont voté Trump n'ont pas obéi à un quelconque déterminisme «identitaire», ils ont tout simplement voulu dire leur colère d'habiter - de plus en plus mal - un pays qui se défait.

Cette réalité, l'Amérique officielle n'a pas voulu la voir, pas plus que nous n'avons, en Europe, tiré les leçons des signes avant-coureurs de ce grand ébranlement.

Le «non» des Français au référendum de 2005 sur la Constitution européenne? C'était un regrettable coup du sort! Le Brexit, au Royaume-Uni? Un malheureux accident! Comment, pourtant, ne pas y entendre ces mots, interdits par la bienséance politico-médiatique, qui résonnent aujourd'hui de l'autre côté de l'Atlantique? 

Protection, frontières, identité culturelle, conservatisme… Partout ce sont les mêmes armes brandies contre les élites des grandes villes par le petit peuple de cet «Occident périphérique», dont des chercheurs comme Christopher Lasch aux États-Unis ou Christophe Guilluy en France ont dessiné les contours.

En vérité, alors que les Bourses s'affolent, ce sont toutes les valeurs d'une certaine «postmodernité» qui plongent. Et d'abord la «mondialisation heureuse», cette idée que le «doux commerce» apporterait naturellement la prospérité, que l'«échange» abolirait la politique, et que la consommation effacerait les différences entre les hommes.

Les usines qui ferment, les inégalités qui explosent, les anciens modes de vie qui se dissolvent lui ont porté un coup fatal. Avec l'élection de Donald Trump sonne le temps de la mondialisation inquiète.

Défaite aussi du politiquement correct, cette police des mots, des comportements et de la pensée, dont les oukases - de batailles pour les toilettes «neutres» en refus persistant de Barack Obama de nommer l'islamisme radical - avaient fini par prendre des proportions délirantes aux États-Unis.

Jusqu'à l'outrance, Donald Trump a fait de la liberté d'expression un de ses chevaux de bataille. Dans sa victoire, cette idée qu'il faut pouvoir appeler un chat un chat n'a pas peu compté.

Défaite enfin du multiculturalismecette «nouvelle religion politique» (Mathieu Bock-Côté) qui inverse le devoir d'intégration (puisque c'est celui qui accueille qui doit s'accommoder aux diversités).

Trump jouait sur du velours: les admonestations «morales», professées par une classe politique incapable de résoudre les problèmes des peuples, ne font plus recette.

Sur fond de chômage galopant et d'islam conquérant, l'injonction multiculturaliste, en Amérique comme en Europe - vertigineux parallèle -, est vécue comme une provocation. [...]"

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS