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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 03:43

Q1 : Cette année, pensez-vous dépenser plus que l’an passé pour Noël ?

Sous total « oui » : 22 %

Sous total « non » : 78 %

78% des Français interrogés pensent ne pas dépenser plus que l’an passé pour Noël

 

À dix jours de la découverte des cadeaux sous les sapins, il apparaissait intéressant de savoir si les Français envisageaient de dépenser plus pour les fêtes cette année que l’année précédente. Au-delà de la nature économique de la question sur la capacité des Français à consommer plus, c’est-à-dire à injecter plus de trésorerie dans la machine économique pour, au final, participer à la croissance globale du pays, notre question est également un prétexte pour mesurer le moral des Français et leur confiance dans l’avenir à l’approche des fêtes.

Au regard des résultats, il faut prévenir les enfants qu’ils n’auront pas plus de cadeaux cette année que l’année passée. En effet, 78% des Français interrogés pensent ne pas dépenser plus pour Noël cette année par rapport à l’année précédente.

D’un point de vue économique, ce sondage vient confirmer la perception des fédérations professionnelles des commerçants qui percevaient une stagnation, voire une baisse de la consommation des ménages pour les fêtes. Pourtant ce résultat, analysé de manière brute peut apparaître surprenant, tant la fin de l’année 2015 avait été marquée par les attentats à Paris qui avaient porté atteinte à la consommation des ménages français, mais aussi à l’attractivité touristique de la France en général.

En considérant qu’ils ne dépenseraient pas plus que l’année passée, les Français réaffirment l’inquiétude qui est la leur, mesurée sondage après sondage, mois après mois et l’absence de confiance dans l’avenir.

En communication ce résultat appelle deux commentaires :

Le premier porte sur la confiance en matière économique. Celle-ci ne se décrète pas. Elle est au contraire un travail de longue haleine fait de preuves économiques tangibles et partagées, de mesures visibles par tous et d’annonces économiques dont les résultats sont effectivement perçus dans la réalité de la vie quotidienne. Ce sont ces éléments qui donnent la capacité de conviction aux dirigeants politiques.

Le second commentaire qui découle du premier est donc de nature politique : le devoir prioritaire qui pèse sur les épaules des candidats à l’élection présidentielle est celui-là : rassurer les Français sur leur capacité à retrouver un avenir commun et confiance dans l’avenir du pays.

La confiance est la clef de tout en matière économique, elle est le turbo de la croissance. Quand la confiance est présente et partagée, la croissance n’est jamais loin et derrière la croissance la baisse du chômage et les réussites industrielles et commerciales. Quand la confiance n’est pas là, rien ne va.

Q2 : Diriez-vous que votre pouvoir d’achat en 2016 a plutôt augmenté, plutôt diminué ou est resté stable ?

A plutôt augmenté : 9 %

A plutôt diminué : 55 %

Est resté stable : 35 %

NSP : 1 % 

55% des Français interrogés considèrent que leur pouvoir d’achat a diminué en 2016

Voici un résultat qui illustre la problématique soulevée par la question précédente. Nonobstant les annonces du gouvernement pour améliorer le pouvoir d’achat, les Français interrogés considèrent majoritairement que leur pouvoir d’achat a reculé en 2016 (35% considèrent qu’il est resté stable, 9% qu’il a augmenté).

Si l’on scrute de manière plus précise les résultats, on voit que les 18/24 ans représentent la catégorie dont les résultats sont les plus équilibrés (23% d’entre eux considèrent que leur pouvoir d’achat a augmenté, 40% considèrent qu'il a diminué). Il faut ajouter que les résultats liés aux catégories socio professionnelles des personnes interrogées ne présentent pas de différences significatives entre eux. Ainsi, que l’on soit situé dans les catégories socio-professionnelles les plus élevées ou issu de la classe moyenne, le constat est le même : les Français ont le sentiment d’avoir un pouvoir d’achat qui stagne voire décroît. Ces résultats démontrent donc que le discours du gouvernement, quant aux réductions fiscales visant les premières tranches de l’impôt sur le revenu, n’a pas réussi à convaincre les ménages concernés au premier chef par ces mesures.

Globalement, ce résultat est la preuve supplémentaire qu’en matière de communication politique, il convient d’apporter de manière récurrente des preuves aux affirmations contenues dans les discours. C’est un des éléments de base de la communication politique trop souvent oublié et qui explique, en partie, la défiance grandissante entre les hommes et les femmes politiques et l’opinion publique. Au surplus, ces résultats montrent que le « ras le bol fiscal », ressenti dès les premiers mois du quinquennat, sera pour l’histoire, un marqueur indélébile de la politique de François Hollande

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS