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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 03:27

Afficher l'image d'origine Le nombre d’enseignants titulaires qui démissionnent de l’Éducation nationale a doublé en quatre ans, selon un rapport publié en novembre. RMC a rencontré Nora, une professeure des écoles de 27 ans, qui raconte ce qui l’a poussé à quitter l’enseignement.

Les enseignants de plus en plus nombreux à claquer la porte de la salle de classe. Selon des données publiées dans un rapport sur le budget de l’Éducation nationale, le nombre de démissions a fortement augmenté depuis 2012, aussi bien chez les enseignants stagiaires que chez les titulaires. En quatre ans, le nombre de démissions d’enseignants stagiaires a triplé dans le primaire et doublé dans le secondaire. Une tendance qui se confirme chez les enseignants titulaires (+ 50% en quatre ans).

Le ministère n’a pas fourni d’explications selon l’auteur du rapport, rendu public le 24 novembre dernier. Parmi les explications évoquées: la décrédibilisation du métier d’enseignant et de professeur des écoles, le manque de rémunération ou encore la mauvaise répartition des enseignants dans les académies (les jeunes professeurs sont souvent affectés dans des établissements sensibles).

« Les élèves vous insultent et les parents vous traitent de menteur »

RMC a rencontré Nora, jeune professeure des écoles de 27 ans, qui a décidé de ne plus retourner en classe et d’abandonner le métier. « L’Éducation nationale, le système actuel, ont réussi à me dégoûter du métier », déclare-t-elle anonymement. Elle raconte: « Un enfant vous lui demandez d’aller se ranger, dans votre dos il va vous insulter. Des insultes qui peuvent être gravissimes. Les parents, vous savez que quand vous les allez les prévenir, ils vont vous traiter de menteur. J’ai eu des moments de bonheur dans mon métier quand même, mais j’ai eu plus de moments de souffrance malheureusement ».

Nora ne comprenait plus les choix de sa hiérarchie. « On change sans arrêt de méthode d’évaluation, de livrets de note. La façon dont on est formé, la façon dont on nous met dans les classes. Parce qu’on nous met dans une classe… On ne nous confie pas une classe, on nous met dans des classes. Je ne suis pas la seule, j’ai connu beaucoup de collègues qui ont fait des dépressions, qui ont abandonné. C’est ça qui est grave aujourd’hui ».

« Nous avons eu des suicides »

Face à cette situation, Albert-Jean Mougin, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges, appelle à un sursaut de l’Éducation Nationale. « Le nombre de gens qui veulent démissionner va croissant, tout comme le nombre de gens qui souffrent. Nous avons eu des suicides. Il faut trouver des solutions maintenant! ». Une plateforme en ligne a été créée par le syndicat pour permettre aux enseignants en détresse d’obtenir un accompagnement individuel.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS