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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:08

Une manifestation de novembre 2014, dans le Vaucluse.

Les agriculteurs bio déplorent un versement complètement chaotique et incomplet de leurs aides. Ils ont touché une partie de leurs subventions en 2015 mais depuis n'ont rien reçu.

Que ce soit à Poitiers, La Rochelle, Niort , Caen et prochainement à Nantes, depuis mercredi, les agriculteurs bio descendent dans les rues. «La situation n'est plus tenable», s'alarment-ils.

Les professionnels s'estiment pénalisés par le non-paiement de leurs subventions. La plupart ont converti leur exploitation au bio en 2015 lors de la réforme de la PAC qui promettait de mettre en place des aides permettant le maintien et/ou l'accompagnement des exploitations agricoles vers le bio.

Tous ont touché une partie de ces aides pour l'année 2015 mais rien pour 2016, ce qui met en danger nombre d'exploitations d'autant que les factures, elles continuent de tomber. Ce non-versement entraîne de lourds problèmes de trésorerie. Une situation que dénonce la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). «Certes, des avances ont été versées mais elles sont largement insuffisantes», explique la FNAB.

«En raison d'une gouvernance État-Région totalement défaillante, la totalité des aides à la conversion et à la reconnaissance des services environnementaux, ainsi que certaines mesures agro-environnementales (MAEC) dues au titre des années 2015 et 2016 et sur lesquelles les agriculteurs comptent, n'ont toujours pas été versées à ce jour», explique Stéphanie Pageot, présidente de la FNAB.

«Et pour aggraver la situation, les banques qui, jusqu'alors donnaient aux agriculteurs bio un peu d'oxygène, sont devenues frileuses. Elles ne font plus confiance aux promesses du gouvernement et des régions», ajoute-t-elle.

Par ailleurs, l‘aide de 160 millions d'euros annuelle dédiée à l'agriculture biologique ne suffit pas. «Selon nos estimations, la somme nécessaire est de 240 millions d'euros», explique la FNAB. Si un projet de révision du budget est prévu pour l'année à venir, à ce jour aucune date n'est connue et rien n'est prévu pour 2017.

Des découverts mirobolants

Kevin Gotz est à la tête d'un élevage de bovins et de poulets de 150 hectares en Alsace. «J'avais déjà en tête le passage au bio depuis plusieurs années, j'ai pris le temps de mûrir mon projet. Je me suis engagé en 2015, sécurisé par les aides à la conversion mises en place dans le cadre de la PAC», explique l'éleveur. «J'avais prévu de toucher 30.000 euros d'aide à la conversion par an...
Pour 2015, je n'ai touché que 15.000 euros et rien pour 2016», déplore-t-il. «En lien avec mon projet de conversion, j'ai réalisé des investissements notamment pour une stabulation laitière et des prêts à court terme. Aujourd'hui, j'ai un découvert de 20.000 euros à la banque, et les banques deviennent nerveuses!», conclut-il.

Rodolphe Meunier est quant à lui éleveur en Saône-et-Loire de 80 vaches laitières, dont le troupeau vient tout juste d'être labellisé bio. En redressement judiciaire en 2015, pour lui la conversion au bio était une voie de sortie.

Avec les aides - 30.000 euros par an-, il pouvait passer le cap tout en valorisant leur production. Aujourd'hui, l'exploitation a perçu moins d'un quart des aides escomptées et l'éleveur se retrouve dans une situation à risque n'ayant plus le droit au découvert, alors qu'il vient tout juste d'être labellisé. «Nous avons lancé un financement participatif en ligne qui nous a permis de récolter 15.000 euros pour un nouveau bâtiment, seulement aujourd'hui, le fonds récolté nous sert de trésorerie», regrette l'éleveur.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS