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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:29

Trois mois après le démantèlement de la « Jungle », la tension est à nouveau à son comble à Calais.

Les associations « humanitaires » ont réussi leur pari : faire revenir les migrants dont des mineurs qui étaient hébergés dans d’autres régions dans des Centres d’accueil et d’orientation (CAO).
L’Etat et la Préfecture du Pas-de-Calais ne prenant aucune mesure concrète, des associations comme Utopia 56 organisent des distributions sauvages dans la Zone industrielle des dunes, à proximité de l’ancienne « Jungle » et du Bois Dubrulle qui est de nouveau occupé par les clandestins. Retour à Calais…

 

Vendredi  3 mars. 18h15 

A la gare c’est comme un air de déjà vu. Les gendarmes arpentent le hall et les quais en attente de l’arrivée du train de Lille toujours squattés par des clandestins. Serge (*), nous attend en voiture à deux pas de l’Hôtel de Ville. Ecoeuré par la situation, ils nous a proposé de nous montrer les points de « fixation » qui sont en train de se recréer. 

Direction, la rue des Verrotières, zone industrielle des Dunes. Nous empruntons la rocade portuaire. Près de la station Total, zone d’activités Marcel Doret et des parkings où stationnent les routiers en partance pour le Royaume Uni, des migrants se terrent derrière des barrières. « Ils attendent que la nuit tombe pour tenter de rentrer dans les remorques. Nous revivons l’enfer de ces dernières années et on se demande à quoi sert le mur de protection censé protéger la rocade … »

En effet. Au rond-point de la station service, le mur n’a pas été achevé et les clandestins peuvent tranquillement passer pour accéder à la rocade.

 

18h45

Nous arrivons sur la Zone des Dunes. Arrêt au bois Dubrulle située non loin d’un quartier résidentiel. En 2016, ce bois qui était devenu une décharge du fait de la présence des « migrants » a été entièrement nettoyé. Serge nous sort des articles de presse. « 40 tonnes de déchets ont été enlevées sur huit hectares !  La Ville de Calais avec le lycée de Coulogne a replanté un millier d’arbres. » 

Le site qui avait déjà été nettoyé une première fois en mars 2015 lors du démantèlement d’un squat était censé redevenir un lieu de promenade … «  Qui va s’aventurer ici ? » s’interroge Serge en nous montrant un petit groupe de clandestins se diriger vers les bois pour rejoindre un point de distribution sauvage rue des  Verrotières où sont installés des hangars et des entreprises. 

Un groupe d’Africains, des adultes, a pris ses aises dans un terrain non loin du bois. A la vue de notre photographe, des cris. Un des membres du petit groupe ramasse des pierres pour nous les jeter… Pas de doute, les migrants sont de « gentils enfants ».

 « On évacue, grommelle Serge. La maire Natacha Bouchart (LR) a bien tenté de prendre un arrêté «pour interdire les distributions. Comme il n’avait pas prévu de limiter l’interdiction dans le temps et l’espace, les associations se sont enfournées dans la brèche. »

Complètement dépassée,  Natacha Bouchart, que Libération surnommait en 2015,« une maire pour les migrants » (1) a indiqué à la presse locale qu’elle prendrait de nouvel arrêté et qu’elle s’en remettait à l’Etat …

 


Agressifs, rue des Verrotières, les clandestins ont voulu jeter des pierres à notre photographe

 

19h 

Sur la voie ferrée, non loin des hangars, des sacs de couchage et des vêtements abandonnés attestent d’une zone de passage. A notre arrivée, des clandestins âgés de 13 ou 14 ans se cachent. Ils seront interpellés par des CRS. 

Quelques minutes plus tard, nous croisons d’autres adolescents qui ont eux aussi déserté les CAO. « Les associations ont tout fait pour les faire revenir, s’indigne Serge. Les migrants c’est la raison d’être des bénévoles et le fruit des subventions qu’ils perçoivent »

Retour vers le centre-ville de Calais. Trois Erythréens, bien vêtus, les mains dans les poches, se dirigent vers un point de distribution. Ils sont propres, n'ont pas d’effets personnels. Ceux là comme d’autres squattent donc quelque part … « Nous allons lancer une initiative citoyenne pour répertorier les points de fixation et les squats,explique Serge. Il est temps que les citoyens se mobilisent pour leur ville et ne laissent plus le champ libre aux associatifs »

 

 

 

19h30

Boulevard Lafayette, au coin de la rue des Poilus, le local du Parti Communiste est devenu le refuge de la fange No Border . Comme à l’accoutumée, il regorge de militants et de clandestins. La mouvance « antifa » qui régulièrement fait de l’affichage sauvage dans le centre-ville, sans aucune réaction de la municipalité, annonce un rassemblement pour samedi matin, jour de marché, place d’Armes. Notre guide nous invite à rester une journée de plus.

 

Samedi 4 mars.

11h45

 En maillots de bains, en peignoirs … Une quarantaine de militants pro-migrants, des mélenchonistes, font les clowns, place d’Armes sous le regard bienveillant de De Gaulle et de son épouse …  « Des douches et un point d’accueil pour les migrants ». Le message est clair.  

Dans la foule clairsemée, Jacky Hénin, l’ancien maire communiste de Calais, candidat aux légistatives, fait son come back.  Il est vrai qu’il a écrit sur son blog « qu’il était prêt à aller donner un coup de main pour nourrir les migrants, chose qu’il n’a jamais faite jusqu’alors » (sic). 

Des militantes distribuent des tracts appelant « à la désobéissance » tout en dénonçant Natacha Bouchart et « le danger fascisant qui laisse planer l’ombre brune et purulente de la haine sur toute une ville »… Le tout assorti d’un laïus sur la Fraternité « sans distinction de couleur ».

 

12h

A deux pas de la sauterie gauchiste, sous une arche, deux SDF originaires des Pays de l’Est dorment sur des matelas à même le sol. L’humanité bien pensante ici présente ne les a même pas aperçus. A Calais, le blanc pauvre… ne fait pas recette. Pas assez exotique, sans doute et pas assez rentable.

 

Clovis Just

source

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS