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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 12:54

Dépense publique. Jamais la différence entre la droite et la gauche ne s'est autant vue : économies d'un côté, plus de dépenses de l'autre, et programme à la Hollande chez Macron.

Le niveau (record) des dépenses publiques françaises rapportées au PIB est de 57 % (le ratio était de 35 % au début des années 1960).

Seule la Finlande, dans l’OCDE, nous dépasse. L’Allemagne affiche un taux de 44 % et la moyenne est de 48,5 % dans la zone euro.

Avec des conséquences sur ses déficits (et la dette), résultats « de nos pratiques politiques et de notre préférence pour la dépense publique », constate l’Institut de l’entreprise dans une étude intitulée “Dépense publique : l’état d’alerte”.

Les déficits sont « sensiblement supérieurs à la moyenne de l’Union européenne », poursuit le groupe de travail présidé par Michel Pébereau ; il souligne aussi que « la France fait aujourd’hui partie des trois pays, avec la Grèce et le Portugal, qui relèvent encore de la procédure européenne de déficits excessifs ».

L’urgence est maintenant aux économies, réelles et non tendancielles ! Un exercice qui sera difficile si les taux devaient remonter : la Cour des comptes a en effet calculé que 40 % de la réduction du déficit public depuis 2011était consécutive à la baisse des taux d’intérêt.

François Fillon : réduire le poids du secteur public

« Je ne laisserai pas mon pays partir en faillite ! », assène le candidat des Républicains pour qui « les dépenses publiques étouffent le dynamisme de notre économie en entretenant une pression fiscale insupportable sur les entreprises comme sur les ménages ». Il s’engage donc sur un effort de 110 milliards d’euros en cinq ans.

Un programme qui repose sur une réduction du poids du secteur public (pour le ramener au niveau de pays comparables) et de celui des collectivités territoriales et un renforcement du contrôle de la dépense publique.

Benoît Hamon : oubliée la règle des 3 % de déficit

« Un non-sens. » C’est ainsi que le candidat socialiste juge le respect de la règle européenne de 3 % de déficit. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’il s’attache à réduire la dépense publique. En revanche, pour les dépenses, c’est open bar avec le revenu universel (480 milliards d’euros), la création de 37 000 postes à l’Éducation nationale, etc.

Marine Le Pen : la fin des “mauvaises” dépense

Dans son 43e engagement, la présidente du Front national propose de « remettre de l’ordre dans nos finances publiques par la fin des mauvaises dépenses publiques (notamment celles liées à l’immigration et à l’Union européenne) et par la lutte contre la fraude sociale et fiscale ». Dans l’économie générale de son projet, Marine Le Pen propose de réduire le ratio de dépenses publiques de 1,7 point, pour le ramener à 53,4 % du PIB.

Emmanuel Macron : un peu plus économe que Hollande

En termes de dépenses publiques, le candidat du mouvement En marche! veut revenir très progressivement vers la moyenne européenne et table sur une baisse de 5 points de la part des dépenses dans la richesse nationale pour arriver à 52 % (deux fois plus que ce que proposait François Hollande en 2012 : 56,5 % à 53,9 %), soit une économie de 60 milliards d’euros en cinq ans, par rapport à la trajectoire tendancielle avec notamment 15 milliards sur l’assurance maladie, 10 sur l’assurance chômage et 10 sur les dépenses des collectivités. Il propose de réduire le nombre de fonctionnaires de 120 000 postes.

Jean-Luc Mélenchon : davantage de dépenses

Le candidat de La France insoumise ne prévoit pas moins de 173 milliards de dépenses publiques supplémentaires, dont 33 pour la lutte contre la pauvreté, 32 pour la réforme des retraites, 24 pour l’éducation, 22 pour la revalorisation des salaires, 18 pour le logement public et 17 pour la jeunesse.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS