Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

En direct Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2015

Flag Counter

articles lus en ce moment

 

 

30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 22:03

macron_hollande

Dans tous les sondages récents pour l’élection présidentielle, Emmanuel Macron est donné qualifié pour le second tour, et futur président de la République, successeur de François Hollande.

Si un tel scénario se produisait – les sondages sont souvent trompeurs – il suffit de voir l’entourage proche d’Emmanuel Macron pour s’apercevoir que, loin d’un renouveau politique promis par ce dernier, il s’agirait en fait d’une prolongation du quinquennat de François Hollande, qui aurait ainsi réalisé un coup de génie.

Avec 77% de Français mécontents de lui selon les derniers sondages, et après un quinquennat désastreux où jamais le peuple n’aura paru aussi remonté et divisé dans l’histoire de la Vème République, François Hollande parviendrait en effet à hisser son poulain – après l’avoir fait passer médiatiquement pour un traitre et pour un jeune ambitieux – au sommet.

Si l’on se penche sur la « Galaxie Macron » dressée par l’AFP, cela devient flagrant 

On retrouve Manuel Valls, rallié tardivement, qui fût d’abord ministre de l’Intérieur puis Premier ministre, c’est à dire le garant de la politique de François Hollande.

On retrouve Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense, un ministère fondamental eu égard de la situation politique internationale actuelle.

On retrouve Bernard Poignant, ancien maire de Quimper et ex-conseiller du Président Hollande.

On retrouve François Bayrou, qui avait appelé à voter Hollande au second tour de la présidentielle 2012.

On retrouve Pierre Bergé,  riche soutien financier (il est millionnaire) et médiatique (il est copropriétaire du Monde) de la première heure du PS

On retrouve François de Rugy, qui avait quitté EELV pour apporter son soutien au gouvernement de Manuel Valls.

On retrouve Daniel Cohn Bendit, qui appela à voter François Hollande dès le premier tour en 2012.

On retrouve Bertrand Delanoë, ancien maire PS de Paris et proche de François Hollande.

On retrouve Richard Ferrand, bras droit d’Emmanuel Macron et soutien de la première heure de François Hollande en 2012.

On retrouve Barbara Pompili, actuelle secrétaire d’État sous le quinquennat de François Hollande.

La liste est longue des soutiens à Emmanuel Macron, qui promet, à longueur de campagne, de « faire du neuf ». N’empêche qu’il s’agit là de l’ossature principale qui a fait et refait les heures « sombres » du quinquennat.

Les ralliements – mineurs, de vieux briscards de la politique comme Alain Madelin, Bernard Kouchner, ou Robert Hue – ne sont pas là non plus pour « révolutionner » la politique.

Cela ressemble tout de même à une « reconstitution d’entente politique dissoute » !

Et si tout ceci n’était qu’une mise en scène ?

Sur son blog, Stéphane Guyot, candidat du vote blanc pour les législatives de 2017, livrait une analyse assez pertinente vu l’évolution de la situation ces derniers mois, analyse que nous reprenons ci-dessous (et publiée initialement en septembre 2016, d’où le passage sur Sarkozy).

Et si, dans une entente cordiale indéfectible, les deux hommes étaient en train d’exécuter un plan digne des plus grandes heures du mitterrandisme ?
Car si l’incompétence de Hollande à diriger le pays est aujourd’hui une réalité objective, il ne faudrait pas considérer trop vite que notre président soit totalement idiot.
Je le crois même suffisamment lucide pour savoir que son échec est général. Les frondeurs ont pourri son quinquennat, ses anciens ministres le trahissent les uns après les autres, la gauche de la gauche fait cavalier seul. Quoi qu’il fasse désormais, l’opinion publique ne lui pardonnera pas les 5 années qu’il lui aura fait subir.

Dès lors, se sachant incapable d’inverser sa courbe de popularité, le Parti socialiste prenant lui aussi l’eau de toutes parts, n’y aurait-il pas derrière l’apparente trahison de Macron un plan mortifère visant à faire sombrer définitivement le navire « Parti Socialiste », et avec lui, tous ceux qui l’ont réellement trahi ?

Et si, au contraire d’un traître, Macron était plutôt l’instrument de Hollande ; l’instrument de sa vengeance mais aussi celui de la victoire de la « Gauche » au sens large sur la « Droite » d’un Nicolas Sarkozy plus revanchard que jamais ?

L’objectif de ce sacrifice collectif : reconstruire une gauche « new look », débarrassée de son logo historique et poussiéreux aujourd’hui porté comme un fardeau par le peu d’adhérents qui lui reste. Sacrifier le Parti est un prix acceptable pour garantir la victoire de sa famille politique. Et après tout, Emmanuel Macron ne répète t-il pas à qui veut l’entendre qu’il n’est pas « socialiste » mais « de gauche » ?

« Si je tombe, vous tombez tous avec moi ». Telle pourrait être l’épitaphe rédigée de la main de Hollande sur la tombe du PS. Mais considérer le départ de Macron uniquement comme une allégorie de Brutus assassinant César reviendrait à ignorer trop facilement la réalité toute machiavélique du jeu des calculs politiciens.

Une réalité que Francois Hollande, en bon élève du gourou de Jarnac, maîtrise parfaitement, et que nous rappelle l’ancien président Franklin Roosevelt : « En politique, rien n’arrive pas hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi ».

Entre Brutus et Pygmalion, l’entente cordiale de Hollande et Macron n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Partager cet article

Repost 1
Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS