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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 15:54

Le rôle de la monnaie et la politique de la BCE n’ont jamais été abordés durant cette campagne : il serait pourtant urgent de se pencher sur le problème !

Par Eddie Willers.

Mon ambition ici n’est pas de faire une analyse politique de la présidentielle ni de savoir lequel des onze candidats a le programme qui convient pour redresser la France. Non, au travers de cet article, je souhaite juste partager mon étonnement sur l’absence totale lors de cette campagne d’un sujet majeur : la politique monétaire.

... Pourtant nous parlons d’économie : de savoir s’il faut travailler plus ou moins, de la façon dont il faudrait redistribuer les richesses, des niveaux de taxation, etc. Mais jamais n’est évoqué ce que la BCE fait actuellement.

LA POLITIQUE MONÉTAIRE N’ENTHOUSIASME PAS LES FOULES

Pourquoi donc ? À mon sens, la politique monétaire a toujours été vue comme un sujet très technocratique, froid et qui n’est pas du genre à faire soulever les foules. Autrement dit, c’est assez peu vendeur à l’heure où les électeurs souhaitent des choix simples et des idées simplistes. D’autre part, la BCE est une institution indépendante, donc nos politiques se disent : « de toute façon elle est indépendante, elle vit sa vie dans son coin et c’est aussi bien ainsi. »

Pourtant la BCE est en train de planter les germes de la prochaine crise financière et économique. En déversant des quantités gigantesques de liquidités sur les marchés financiers, cette dernière a brouillé tous les signaux qui permettent aux investisseurs de faire des choix intelligents.

L’argent est devenu si peu cher que tout projet devient rentable. La notion de risque disparaît d’une part parce que l’emprunt coûte peu et donc l’échec a des conséquences moins graves, d’autre part parce que quand les affaires tournent au vinaigre, les États viennent vous renflouer (avec l’argent gratuitement imprimé par Francfort).

UNE GIGANTESQUE BULLE D’ACTIFS

Il en résulte la création d’une gigantesque bulle sur toutes les catégories d’actifs. Dans le même temps, l’inflation (qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur l’épargne) frôle les 2% dans la zone euro, soit la limite en dessous de laquelle la BCE doit la contenir.

Pour autant Mario Draghi continue le plus sereinement du monde à acheter des dettes sur les marchés, que ce soit pour des entreprises publiques ou des entreprises privées et à déverser ses billets. La BCE a littéralement nationalisé les marchés financiers, si bien que personne ne comprend plus rien au risque ni aux valorisations dans cet immense jeu de dupes.

Et évidemment cela va mal finir, comme en 2008. Et comme en 2008, les journalistes et les politiques nous diront que c’est la faute du capitalisme financier si nous en sommes arrivés là.

LA POLITIQUE STUPIDE DE LA BCE

À aucun moment, un homme politique français ne vociférera contre la politique proprement hallucinante de stupidité de Draghi et ses sbires. Alors que la colère monte en Allemagne contre l’inflation et que Wolfgang Schaüble s’énerve publiquement contre la politique de la BCE, en France rien ne bouge.

Pourquoi ? Parce que la France est malade, malade de son addiction à la dette et la BCE est son principal dealer. Jamais elle ne lui demandera d’augmenter ses prix ni de baisser son offre. De plus, comme elle refuse obstinément la voie de la cure de désintoxication, elle finira à un moment donné par crever d’une overdose.

J’espère sincèrement que ce thème sera abordé d’ici le premier tour afin de voir si certains candidats ont compris les enjeux de cette augmentation massive de la masse monétaire opérée depuis 2012. Je ne me fais cependant pas d’illusions : tel un toxicomane, la France est dans le déni, incapable de se rendre compte du danger dans lequel elle se trouve.

 

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS